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Brève réaction concernant les "canonisations" de Jean XIII et Jean-Paul II

Publié le par Clément LECUYER

  C'est par la formule traditionnelle latine que François a solennellement déclaré ce matin "saints" Jean XXIII et Jean-Paul II :

"En l'honneur de la Sainte Trinité, par l'exaltation de la foi catholique et l'accroissement de la vie chrétienne, avec l'autorité de Notre Seigneur Jésus Christ, des saints apôtres Pierre et Paul, après avoir longuement réfléchi, invoqué plusieurs fois l'aide de Dieu et écouté l'avis de beaucoup de nos frères dans l'épiscopat, nous déclarons et définissons saints les bienheureux Jean XXIII et Jean Paul II, et nous les inscrivons dans le catalogue des saints et établissons que dans toute l'Eglise ils soient dévotement honorés parmi les saints."

 Quiconque reconnaît François comme souverain Pontife doit donc désormais honorer Jean-Paul II et Jean XXIII comme saints ; ne pas le faire reviendrait à nier et contredire un dogme. Il est strictement impossible de douter ou rejeter une déclaration ex cathedra.

 Le Concile Vatican I a proclamé solennellement le dogme de l'infaillibilité pontificale en stipulant notamment que "si quelqu'un, ce qu'à Dieu ne plaise, avait la présomption de contredire notre définition [l'infaillibilité d'une proclamation ex cathedra], qu'il soit anathème." (Constitution dogmatique Pastor Aeternus).

 La Fraternité saint Pie X, tout comme la CRC, doit donc choisir :

- soit déclarer officiellement que François ne peut détenir l'autorité pontificale puisqu'il ne pouvait pas canoniser un antichrist tel que Jean-Paul II et un moderniste comme Jean XXIII.

- soit devenir anathèmes (en dehors de l'Eglise) car hérétiques puisqu'officiellement opposés au dogme de l'infaillibilité pontificale.

 Il n'y a pas de troisième voie.

 Remettre en cause la canonisation de J. XXIII et de J-P II tout en reconnaissant François comme Pape, c'est remettre en cause toutes les canonisations de l'Eglise catholique : Nous ne voyons pas comment la Fraternité Saint Pie X peut nous prouver que François aurait refusé d'engager son infaillibilité lors de ses "canonisations". En effet, si nous comparons les déclarations ex cathedra de canonisations de François avec celles des vrais Papes catholiques, nous retrouvons les mêmes termes employés et le même vocabulaire officiel que l'Eglise utilise dans ce genre de circonstances.

 Le fait que notre foi nous commande de refuser et de dénoncer les supposées canonisations de Roncalli et Wojtyla équivaut par le fait même à rejeter une fois de plus la supposée papauté de François et la nouvelle religion moderniste de Vatican II.

Canonisation des saints : "Supposer qu'un Pape puisse errer est une hérésie"

Publié le par Clément LECUYER

 Dans maintenant 12 jours, le prétendu "pape" François opérera aux "canonisations" de Jean XXIII et de Jean-Paul II. Ceux qui s'obstinent à défendre l'indéfendable, à savoir que François détient l'autorité pontificale, devront faire un choix : soit reconnaître par conséquent la [pseudo] validité d'une telle canonisation, soit la rejeter en adhérant par conséquent à la position sédévacantiste... à moins qu'ils en viennent à soutenir l'hérésie selon laquelle l'Eglise et le Pape ne sont pas infaillibles lors d'une canonisation.

 En effet, "si l’Eglise n’est pas garantie de l’erreur, quand elle élève un de ses serviteurs au nombre des bienheureux, car alors elle ne porte pas une sentence définitive, elle l’est quand elle canonise un saint" (Nicolas Iung dans Le magistère de l’Eglise, p. 175-176).

 
"Tout ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux "
(Notre Seigneur à St Pierre et à ses successeurs)

  Face à ce fait qui ne laisse aucunement place au doute ou à l'incertitude, la Fraternité Saint Pie X, qui est bien évidemment opposée à toute béatifiation et canonisation de Jean-Paul II, tente désespérément d'expliquer que  les canonisations n'engagent pas vraiment l'infaillibilité pontificale, opinion qui légitimerait alors la non reconnaissance du "saint Jean-Paul II"  tout en continuant de professer, à tort, que François détient l'autorité pontificale.

 Bien sûr, les arguments - si on peut appeler cela ainsi - des prêtres de la FSSPX sont irrécevables : au cours de l'histoire, aucun théologien n'a soutenu l'idée selon laquelle un Pape pouvait errer en matière de canonisations des Saints, bien au contraire : "C’est cependant la doctrine commune des théologiens que le Pape est vraiment infaillible dans la canonisation... il serait intolérable que, dans cette déclaration qui implique toute l’Eglise, le Pape ne soit pas infaillible. Cette doctrine ressort d’un grand nombre de bulles de canonisation, même du Moyen-Age, des déductions des canonistes, depuis le Moyen-Age, des théologiens depuis saint Thomas d’Aquin. Benoît XIV enseigne qu’il est certainement hérétique et téméraire de soutenir le contraire." (Enciclopedia Cattolica à la rubrique Canonisation)

> Saint Thomas d'Aquin, docteur angélique, cité par Catholic Encyclopedia, (Vol. 2, Béatification, 1907, p. 366) : "Dans Quodlib. IX, a. 1, 6 St. Thomas affirme : ‘Puisque les honneurs que nous rendons aux saints sont dans un certain sens une profession de foi, c.-à-d. une croyance en la gloire des Saints, nous devons pieusement croire qu’en cette matière également l’Eglise n’est pas sujette à l’erreur.’"

> Saint Alphonse de Ligori, docteur de l'Eglise : "Supposer que l’Eglise puisse errer en canonisant, est un péché, ou une hérésie, d’après Sts. Bonaventure, Bellarmin, et d’autres ; ou au moins une chose proche de l’hérésie, d’après Suarez, Azorius, Gotti, etc. ; parce que le Souverain Pontife, d’après St. Thomas, est guidé par l’influence infaillible du Saint-Esprit d’une façon spéciale lors de la canonisation des saints. (Les Grands Moyens du Salut et de la Perfection, 1759, p. 23)

  Par la voix de l'abbé Gaudray, la FSSPX rétorque en avançant que la notion de ‘sainteté’ aurait changé sous Vatican II à cause notamment de l’œcuménisme. En effet, les modernistes pensent que les "saints proviennent de toutes les Eglises et Communautés ecclésiales qui leur ont ouvert l'entrée dans la communion du salut" (encyclique Ut unum sint du 25 mai 1995). Donc selon l’abbé Gaudray, l'Eglise de Vatican II entend par "saint" autre chose que ce que l’Eglise catholique comprenait avant : ceci devrait l’amener à en conclure qu’il ne s’agit pas de la même Eglise.  

 De plus, même depuis Vatican II, les ‘papes’ utilisent la formule traditionnelle, formule ex cathedra :  "Par l’autorité de N.-S. J.-C., des Bienheureux Apôtres Pierre et Paul, et la Nôtre, nous déclarons et définissons que N... est saint, nous l’inscrivons au catalogue des saints, et ordonnons que l’Église universelle honore sa mémoire d’un culte pieux... Que personne ne se permette de déchirer cette page de notre définition ; qu’il sache qu’il encourrait l’indignation du Dieu Tout-Puissant."  Or, comme l'affirme le R. P. Auguste-Alexis GOUPIL, "une telle sentence est nécessairement infaillible, car il ne se peut que l’Église entière soit astreinte par son chef à honorer un damné ni un homme inexistant." (La Règle de la Foi - 1941)

 Pour finir, rappelons ce que nous avons déjà mentionné il y a quelques mois :

 Trois arguments incontestables peuvent être avancés en faveur de l'infaillibilité intrinsèque des Papes lors d'une canonisation :


 1° La nature même de la canonisation. L'Eglise est infaillible dans tous ceux qui se rapportent à la Foi et aux Moeurs. Or la canonisation se rapporte à la Foi et aux Moeurs: à la Foi, "parce que l'honneur que nous rendons aux Saints est une certaine profession de foi par laquelle nous croyons en la gloire des Saints"(Saint Thomas, Quodl. 9. 6) ; aux Moeurs, car par la canonisation les Saints nous sont proposés comme des exemples de la vie parfaite.

2° La manière d'agir des Pontifes. Parfois, les Pontifes affirment cette infaillibilité dans les Bulles mêmes de canonisation(cf. Sixte IV, pour la canonisation de Saint Bonaventure), mais toujours, dans l'acte même de la canonisation, ils emploient les paroles solennelles : "De par l'autorité de Notre Seigneur Jésus-Christ, Nous décrétons, déclarons, définissons...", par l'usage desquelles ils imposent à chaque fois la vérité qui doit être fermement tenue par les fidèles (quotiescumque veritatem firmiter tenendam fidelibus imponunt). Or l'Eglise ne pourrait pas obliger de la sorte les fidèles à croire absolument les canonisés parmi les Saints, si Elle ne jugeait pas de cela infailliblement.


Canonisation de sainte Catherine de Sienne en 1461

3° La sentence quasi unanime des théologiens qui enseignent que l'on ne pourrait pas nier l'infaillibilité de l'Eglise dans la canonisation des Saints, ou sans hérésie, ou au moins sans témérité, scandale et impiété. (Hervé, Man. Théol. Dogm. 1927, p. 460s)" (Source:  Le grand Catalogue de l'Abbé Zins. pages 523,525)

  Ainsi, le fait que notre foi nous commande de refuser et de dénoncer la prochaine canonisation de Wojtyla équivaut par le fait même à rejeter une fois de plus la supposée papauté de François I°.

Complément : les "papes" de Vatican II refusent-ils d'engager leur supposée infaillibilité lors des canonisations comme l'affirme la FSSPX ? Comparaison entre la canonisatin de saint Jean de Dieu par le Pape Pie XI et la "canonisation" de Josémaria Escriva de Balaguer par le non Pape "Jean-Paul II"

 A lire :  L'Eglise est infaillible dans la canonisation des saints par le R.P Goupil, 1941

> Jean-Paul II, un antichrist béatifié par les siens

Prière du Vendredi saint pour la délivrance des âmes du Purgatoire

Publié le par Clément LECUYER

Jesus sur la Croix

Je te vénère, ô Sainte Croix portant les Membres Sacrés de Notre-Seigneur et rougie de Son Précieux Sang.
Je Vous adore, ô mon Dieu, cloué à la Sainte Croix par amour pour moi.
Jésus, j'ai confiance en Vous !

Celui qui, à genoux, récitera cette prière 33 fois, devant le crucifix, le jour du Vendredi Saint, aura délivré 33 Âmes du Purgatoire. (Avec approbation de l'Église).
Cette prière n'est pas limitative à 33 fois, elle peut être récitée par multiples de 33, soit 66, 99, 132 fois, etc.

Publié dans Spiritualité

En cette semaine sainte...

Publié le par Clément LECUYER

http://p7.storage.canalblog.com/70/22/249840/73762785.jpg

"Saint Augustin assure qu'il n'y a point d'exercice si fructueux et si utile au salut que de penser souvent aux souffrances de Notre-Seigneur. Le bienheureux Albert le Grand, maître de saint Thomas, a su par révélation que le simple souvenir ou la méditation de la passion de Jésus-Christ est plus méritoire au chrétien que de jeûner pendant un an tous les vendredis au pain et à l'eau, ou de prendre la discipline jusqu'au sang toutes les semaines, ou de réciter tous les jours le psautier." (Saint Louis-Marie Grignon de Montfort)

Publié dans Spiritualité

Ce qu'est le Pape

Publié le par Clément LECUYER

Depuis des décennies en France et ailleurs, l'hérésie gallicane s'est propagée dans les rangs de ceux qui se proclament  "traditionalistes"  mais qui, dans les faits, piétinent la doctrine traditionnelle. Pour eux, toujours dans les faits mais aussi dans leurs discours, la fonction pontificale est complètement remise en question : le Vicaire du Christ n'a plus de rôle à jouer dans l'Eglise, il devient un détail secondaire puisqu'il faut lui résister, lui désobéir et sans cesse le critiquer.

Afin de ne pas être influencé par ces erreurs maléfiques, il est donc fort utile de lire ce qu'ont toujours enseignés les plus saints Papes, évêques, savants et théologiens.
 
Le Pape est :
 

http://civisme.politique.free.fr/jpg/santa-sede_.jpg

Le très-saint Evêque de l'Église catholique

Concile de Soisson, de 300 évêques

Le très-saint et très-heureux Patriarche.

Ibid., t. VII, Concil.

Le très-heureux Seigneur.

S. August. Epist. XCV.

Le Patriarche universel.

S. Léon P., Epist. LXII.

Le chef de l'Eglise du monde.

Innoc. ad PP. Concit. milevit.

L'Évêque élevé au faite apostolique.

S. Cyprien, Epist. III, XII.

Le Père des Pères.

Concil. de Chalcéd, sess. III.

Le Souverain Pontife des Evêques.

Idem, in præf.

Le Souverain Prêtre.

Concil. de Chalcéd., sess. X VI.

Le Prince des Prêtres .

Etienne, évêque de Carthage.

Le Préfet de la maison de Dieu, et le Gardien de la Vigne du Seigneur. .

Concile de Carthage, Epist. ad Damasum.

Le Vicaire de Jésus-Christ, le Confirmateur de la Foi des chrétiens.

S. Jérôme, Præf. in Evang, ad Da matum.

Le Grand Prêtre.

Valentinien, et avec lui toute l'antiquité.

Le Souverain Pontife,

Concil. de Chalcéd., in Epist. ad Theod. imper.

Le Prince des Évêques.

Ibid.

L'Héritier des Apôtres.

S. Bernard, lib. De Consid.

Abraham par le patriarcat.

S. Ambroise, in I Tim. III.

Melchisédech par l'ordre.

Concil. de Chalced.,Epist. ad Leonem

Moïse par l'autorité.

S. Bernard, Epist. XC.

Samuel par la juridiction.

Id ibid., et in lib. De Consid.

Pierre par la puissance.

Ibid.

Christ par l'onction.

Ibid.

Le Pasteur de la Bergerie de Jésus-Christ.

Id , lib. II, De Consid.

Le Porte-Clef de la Maison de Dieu.

Id , ibid. c. 8.

Le Pasteur de tous les Pasteurs.

Ibid.

Le Pontife appelé à la plénitude de la puissance.

Ibid.

La Bouche et le Chef de l'Apostolat.

Orig., Hom.LV,in Matth.

La Chaire et l'Église principale.

S. Cyprien, Epist. IV, ad Cornel

L'Origine de l'unité sacerdotale.

id , Epist- III, 2.

Le Lien de l'unité.

id.. ibid. IV, 2.

L'Eglise où réside la puissance principale (potentior Principalitas)

Id.ibid.III,8

Saint Pierre fut la Bouche de Jésus-Christ

S. Chrysostome, Hom, II, in divers, se

L'Eglise, Racine, Matrice de toutes les autres.

S. Anaclet, pape, Epist. ad omn, Episc. et fidèles

Le siège sur lequel le Seigneur a construit l'Eglise universelle.

S. Damase, Epist. ad univ. Episc.

Le Point cardinal et le Chef de toutes les Eglises.

S. Marcellin, R. Epist. ad Episc Antioch.

Le Refuge des Evêques.

Conril. d'Alex., Epist, ad Felic. P.

Le Siège suprême apostolique.

S. Athanase.

L'Eglise présidente.

L'empereur Justin, in l. VIII, Cod., de sum. Trinit.

Le Siège suprême qui ne peut être jugé par aucun autre.

S. Léon, in Nat SS. Apost.

L'Eglise proposée et préférée à toutes les autres.

Victor d'Utique, in lib. de Perfect.

Le premier de tous les Sièges.

S. Prosper, in lib. de Ingrat.

La Fontaine apostolique.

S. Ignace, Epist. ad Rom. in subscr.

Le port très-sûr de toute Communion catholique

Concile de Rome, sous S. Gélase.

 

  Du pape. Joseph de Maistre - 1860

 

Infaillibilité du magistère ordinaire du Pape

Publié le par Clément LECUYER

 

http://www.herodote.net/Images/PieIX.jpg  Voici en fichier PDF un des excellents écrits du regretté Père BARBARA concernant l'infaillibilité du Magistère ordinaire du Pape. Ce dogme de foi est malheureusement rejeté par beaucoup (Mgr Williamson, la FSSPX et d'autres).
 
Sommaire :

 

- Infaillibilité du magistère ordinaire du Pape
- Nature du magistère ecclésiastique
- Nature de l'infaillibilité
- Quand Pape et évêques sont-ils dans leur magistère infaillible ?
- L'infaillibilité du magistère ordinaire du Pape est une vérité de foi divine
- Corollaire : Divergences des théologiens


Ouvrir-Télécharger le document : "INFAILLIBILITE du Magistère ordinaire du Pape"
 

Les publications du Père Barbara (1910 - 2002) sont toujours disponibles auprès de :

Forts dans la Foi
16, rue des Oiseaux
37000 Tours

Les catholiques face à l'euthanasie

Publié le par Clément LECUYER

 

 Abbé Belmont, Quicumque, 26/01/2013 : Les trois mensonges de l'euthanasie

"Dans notre monde pris de folie et de rage autodestructrice, les pays les uns après les autres votent des lois autorisant, promouvant et bientôt rendant obligatoire l’euthanasie. C’est ainsi qu’en Belgique, l’euthanasie des enfants est en passe d’être acceptée par un gouvernement en folie.

Ce qui est étonnant, c’est que souvent les opposants à ces lois homicides ne savent comment argumenter pour faire barrage à ce courant proprement diabolique, ou s’en tiennent au registre sentimental ou subjectif. Il faut leur montrer que la propagande pour l’euthanasie n’est qu’un enchaînement de mensonges, et les en convaincre par des raisons vraies et permanentes.

1.  Mensonge sur le nom et la chose. Euthanasie signifie, selon son étymologie, bonne mort. En langage chrétien, la bonne mort, c’est la coïncidence entre l’état de grâce et la séparation de l’âme et du corps. Car de cette coïncidence dépendent l’éternité tout entière et donc la « réussite » de la vie terrestre. La loi du salut éternel est la même pour tous, depuis Abel jusqu’au dernier homme qui mourra dans la conflagration finale du monde : pour aller au Ciel, il faut mourir en possédant la vertu surnaturelle de charité (et donc nécessairement la foi théologale qui fait appartenir à l’Église catholique, et l’espérance qui en est la première œuvre).

L’euthanasie qu’on nous propose consiste à mourir par suicide (moyen le plus sûr pour aller en enfer, puisqu’il est non seulement un grave péché mais aussi la privation de la possibilité de faire un acte de contrition) ou par assassinat si l’on n’est pas consentant. Ce n’est même pas un assassinat en haine de la foi catholique (qui pourrait constituer un glorieux et salutaire martyre), ce n’est qu’un acte crapuleux perpétré pour des motifs de fausse compassion ou d’intérêts inavouables.

Pis encore, l’euthanasie est le vol de la mort, de cet instant précieux qui est le point d’orgue de la vie, son accomplissement. Soit qu’on vous tue sans votre consentement, soit qu’on vous persuade de vous laisser tuer, soit qu’on vous fasse sombrer dans une inconscience… inconsciente, c’est toujours la dépossession de la mort qu’on induit… elle est pourtant l’événement le plus certain et le plus décisif de la vie, celui par lequel elle prend son sens plénier.

L’honnête homme, celui qui, bien que privé de la lumière de la Révélation divine, veut vivre et mourir selon la droiture naturelle (le peut-on sans la grâce de Dieu ?), l’honnête homme sait que par la seule lumière de la raison il ignore beaucoup de choses de la mort. Mais il sait avec certitude que la mort n’est pas une fin, puisque son âme est spirituelle ; il sait qu’elle est l’accomplissement de la justice puisque sur cette terre la justice des hommes est infirme et partielle, voire partiale. Tout en lui refuse cet homicide programmé qu’on lui vante sous le nom d’euthanasie : il ne peut voir dans les médecins qui la pratiquent que de tueurs à gage, puisque ce sont des gens payés pour assassiner des innocents (et en cela l’euthanasie est comparable à l’avortement).

2.  Mensonge par confusion volontaire. Les partisans de l’euthanasie confondent (font semblant de confondre) laisser mourir selon la nature et provoquer la mort.

Pour conserver la santé et la vie, la (divine) loi naturelle nous oblige à employer les moyens ordinaires. Il y a dans cette notion de moyens ordinaires des éléments qui varient avec les époques et avec les pays ; elle comporte aussi une nécessaire proportion avec les résultats escomptés. C’est un jugement qui relève de la vertu de prudence, et qui requiert donc à son origine une ferme intention droite. Il peut y avoir dans cette notion de moyens ordinaires une zone de flou devant laquelle on reste indécis.

Il ne faut pas non plus négliger le fait que la vie humaine n’est pas un bien absolu : elle est ordonnée à la gloire de Dieu et au bien commun de la société : elle peut être consacrée, elle peut être sacrifiée, elle peut être « réquisitionnée ».

Mais le principe n’en demeure pas moins clair. Qui n’emploie pas les moyens ordinaires pour maintenir sa vie et sa santé se suicide ; qui prive autrui des moyens ordinaires de rester en vie n’est rien d’autre qu’un meurtrier.

Au contraire, personne n’est tenu, ni pour lui-même ni pour son prochain, d’utiliser des moyens extraordinaires : ceux qui sont trop coûteux, trop éloignés, dangereux, laissant des séquelles graves. Là aussi, il faut modifier le jugement selon les époques, les pays, les possibilités. C’est encore la vertu de prudence (et donc l’intention droite qu’elle requiert) qui en décidera.

Quand les moyens médicaux employés pour maintenir quelqu’un en vie deviennent très lourds ; qu’ils empêchent d’autres personnes de bénéficier des soins qu’ils monopolisent ; qu’ils sont une charge excessive et paralysante pour une famille ; qu’ils comportent des risques graves : il n’y a plus d’obligation de persévérer. On peut décider de « laisser faire la nature » sans la moindre faute morale. Et si la poursuite de la maintenance en vie devient vraiment déraisonnable, il peut y avoir nécessité morale de cesser.

La charité chrétienne réclame cependant qu’on laisse au mourant l’occasion de recevoir les derniers sacrements avant de laisser la nature faire son œuvre : c’est une réquisition de l’ordre divin des plus impérieuses.

Mais provoquer directement la mort, soit par un moyen « positif » comme une injection létale, soit par la cessation des moyens ordinaires de maintenir en vie, est un homicide volontaire, un crime qui crie vengeance devant Dieu. Et c’est ce crime que les « euthanasiens » camouflent derrière le refus de l’acharnement thérapeutique : ils le font en semant la confusion, en profitant de quelques cas limites qui se peuvent présenter et dans lesquels il est permis d’hésiter (Note de Clément Lécuyer : ici, on peut penser au cas de V. Lambert).

C’est une forme de mensonge particulièrement exécrable parce qu’elle séduit les ignorants, trouble les esprits faibles et même les autres (c’est le propre du sophisme), et annihile les clairs principes de la morale naturelle.

3.  Mensonge par insinuation calomnieuse. L’euthanasie est réclamée comme le moyen nécessaire d’exercer le « droit à mourir dans la dignité ». Mourir par suicide, mourir assassiné, mourir contre la loi de Dieu, contre la tendance la plus foncière de la nature humaine, mourir en méprisant le Jugement de Dieu… il y a une infamie de prétendre que c’est « mourir dans la dignité ». L’euthanasie est une mort indigne, criminelle, abjecte.

Cette réclamation est en outre l’insinuation que tous ceux qui se consacrent au soin et au soulagement des malades sans s’arroger le droit de vie et de mort sur eux, n’ont pas le souci de la dignité de ceux dont ils ont la charge ou n’y pourvoient pas. C’est renvoyer dans le néant le courage des malades, le dévouement du personnel médical, la sollicitude des familles. Il y a ainsi quelque chose de particulièrement répugnant dans la réclamation de légaliser l’eutha­nasie, une ingratitude fondamentale, le piétinement de toute vertu.

Une accusation contre la sainte Église catholique est souvent en filigrane dans les revendications du « droit à l’euthanasie ». Aurait-on oublié que l’Église a inventé les hôpitaux ; que l’Église a fourni des millions d’âmes consacrées qui se sont dévouées aux malades, aux mourants, aux infirmes, à tous les cas tragiques de la misère humaine (qui par ailleurs sont le fruit des péchés que l’Église est seule à combattre et à absoudre) ; aurait-on oublié que l’Église, en rappelant et en urgeant la loi divine qui interdit de tuer, a été le plus puissant stimulant aux progrès de la médecine. C’est un oubli volontaire, et la raison est que l’Église est la gardienne du droit naturel et le ministre de la charité divine, qui deux réalités que le monde a en horreur.

Pour connaître l’enseignement et la charité de l’Église – aussi incessante qu’ordonnée et délicate – il suffit de lire le discours de Pie XII qui va suivre. Mais en attendant il faut conclure.

* * *

Le mensonge et l’homicide sont la marque distincte du diable : « Vous avez le diable pour père, et vous voulez accomplir les désirs de votre père. Il a été homicide dès le commencement, et il n’est pas demeuré dans la vérité, parce qu’il n’y a pas de vérité en lui. Lorsqu’il profère le mensonge, il parle de son propre fonds, car il est menteur, et père du mensonge » (Jo. VIII, 44).

L’industrie de la perte des âmes est l’œuvre propre du diable, dans sa haine de Dieu et des hommes.

La réduction en esclavage est la marque propre du démon et de ses œuvres. Or, chaque fois que les hommes usurpent un domaine qui n’appartient qu’à Dieu, c’est un esclavage plus sournois et plus fatal qu’ils nous préparent.

La propagande pour l’euthanasie trouve sa source dans des puissances qui ne sont pas de ce monde. Le combat à mener contre elle est, et doit être, un combat essentiellement surnaturel : prière, pénitence, confiance en Dieu, témoignage de la foi catholique. Sans déserter les moyens naturels légitimes, sans mépriser les arguments de raison, sans chasser Dieu de l’ordre naturel (c’est la terrible tentation de nombreux opposants : si on y cède, c’est un anéantissement des fondements de ladite loi et un blasphème), recourons à l’intercession de la sainte Vierge Marie, « forte comme une armée rangée en ordre de bataille ». C’est elle qui vaincra, tant pour la splendeur de l’Église catholique que pour la régénération de la chrétienté."

Publié dans Divers

Mgr Williamson et Mgr Fellay unis dans les mêmes abominations hérétiques

Publié le par Clément LECUYER

  Mgr Williamson jette le masque, ou ce qu'il en reste, pour attaquer les catholiques dits "sédévacantistes". Ce n'est pas nouveau mais voilà qu'il ressort du bois dans sa publication Kyrie Eleison du 25 janvier. Il a toujours été dit qu'il avait la mission, depuis les origines de la F$$PX, de pourchasser et détruire tous les sédévacantistes (c'est ce qu'il a fait en Amérique). Il entreprend l'autre partie du travail que Mgr Fellay ne peut pas faire.

 En lisant les propos de cet évêque, on constate rapidement qu'aucun argument valable est avancé ! Nous avons beau chercher, nous ne voyons pas l'ombre d'un début d'argument sérieux. Cependant, plusieurs erreurs méritent d'être soulignées :

1. Une Eglise sans Papauté, contre le Pape

Mgr Williamson : "La question demeure de savoir si les six Papes Conciliaires (excepté éventuellement Jean-Paul I) peuvent réellement avoir été Vicaires du Christ. La question n’est pas d’une importance primordiale.  S’ils n’ont pas été Papes, de toute manière la Foi catholique et la morale, au moyen desquelles je dois « faire mon salut avec crainte et tremblement » (Filip.II,12) n’ont pas changé d’un iota. Et, s’ils ont été Papes, de toute façon je ne peux leur obéir dans la mesure où ils se sont éloignés de cette Foi et de cette morale, car « nous devons obéir à Dieu avant que d’obéir aux hommes » (Actes V,29)

 Comme nous l'avons répété à de nombreuses reprises, la question de savoir si les "papes conciliaires" sont vraiment des Vicaires du Christ est d'une importance primordiale car "notre salut éternel dépend de notre soumission au Pontife romain" (Encyclique Unam Sanctam - Boniface VIII). Nous ne développerons pas plus longtemps sur ce point ; on peut retrouver l'argumentaire complet en se reportant à l'article de Mgr Sanborn La question du Pape : "juste une opinion ?" ou à notre Réponse publique à l'abbé Rioult.

 Hélas, Mgr Williamson adhère viscéralement à l'hérésie sur laquelle a grandi la Fraternité Saint Pie X, à savoir l'invention d'une nouvelle doctrine consistant à déformer la Papauté : le Vicaire du Christ n'a plus de rôle à jouer dans l'Eglise, il devient un détail secondaire puisqu'il faut lui résister. Pire, le Pape est jugé et critiqué constamment par tous : évêques, prêtres, fidèles. Voilà l'abominable doctrine de Mgr Williamson et de ses anciens amis de la FSSPX ! Doctrine qui a ses fondements chez les ennemis de l'Eglise - protestants, anglicans, gallicans, jansénistes - qui n'ont cessé de s'en prendre à la Papauté.

 Relisons l'excellent témoignage de la foi de Monsieur l'abbé Carandino qui dénonçait en 2002 cette abomination défendue quotidiennement par Mgr Williamson et la FSSPX :

"La Fraternité continue à enseigner, à propos de la Papauté, une nouvelle doctrine qui s’éloigne de la doctrine catholique et qui, inévitablement, prépare une mentalité de “petite église”: c’est-à-dire que le Pape (le Vicaire du Christ sur la terre, celui qui a reçu les clefs du Christ pour lier et délier) peut se tromper en matière de foi, peut enseigner des erreurs doctrinales; que le Pape détruit l’Eglise, qu’un Pape peut promulguer une Messe et des Sacrements mauvais (et dans le cas de la Confirmation, des sacrements même invalides).
 Donc, selon cet enseignement, le fidèle peut désobéir habituellement à ce “pape”, qui n’est plus la règle prochaine de la foi, mais un élément presque secondaire de l’Eglise; pourtant la saine doctrine enseigne qu’un catholique ne peut faire abstraction de l’enseignement et du gouvernement du Pape.
 Dans cette nouvelle doctrine on retrouve la vieille erreur gallicane, déjà condamnée par l’Eglise, qui engendre, surtout dans les nouvelles générations, un concept gravement déformé de l’Eglise et de la Papauté. On arrive au paradoxe de refuser une hérésie, l’hérésie moderniste, au nom d’une autre hérésie, l’hérésie gallicane, au lieu d’embrasser intégralement la Foi catholique, jusqu’à ses extrêmes conséquences. Pour éviter cette situation gravissime, la Fraternité devrait étudier sérieusement le problème de la Papauté et constater que les “papes” du Concile n’ont pas reçu de Dieu l’autorité, et qu’en conséquence les fidèles sont soulagés de tout problème de conscience en refusant le Concile Vatican II et la nouvelle messe.
 En continuant, au contraire, d’affirmer que ces “papes” ont l’autorité mais qu’il faut désobéir habituellement à leur enseignement, on perd le concept de la Papauté, on habitue les fidèles, et surtout les jeunes, à être indifférents sinon hostiles au Pape."

 

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  "On crée, en somme, une Eglise sans Papauté, même une Eglise contre le Pape: mais cette position n’est pas compatible avec la Foi catholique"
Abbé Ugo Carandino

Mgr Williamson va-t-il soutenir que le Pape Léon XIII se trompait quand il s'exclamait avec force que :

"Dans l'Eglise, le docteur suprême est le Pontife Romain. L'union des esprits réclame donc, avec un parfait accord dans la même foi, une parfaite soumission et obéissance des volontés à l'Eglise et au pontife Romain, comme à Dieu lui-même.

L'obéissance doit être parfaite, parce qu'elle appartient à l'essence de la foi, et elle a cela de commun avec la foi qu'elle ne peut pas être partagée. Bien plus, si elle n'est pas absolue et parfaite de tout point, elle peut porter encore le nom d'obéissance, mais elle n'a plus rien de commun avec elle. La tradition chrétienne attache un tel prix à cette perfection de l'obéissance, qu'elle en a toujours fait et en fait toujours le signe caractéristique auquel on peut reconnaître les catholiques. C'est ce que saint Thomas d'Aquin explique d'une manière admirable.

Il faut, en outre, que les chrétiens considèrent comme un devoir de se laisser régir, gouverner et guider par l'autorité du Siège Apostolique. Combien cela est raisonnable, il est facile de le démontrer. En effet, parmi les choses contenues dans les divins oracles, les unes se rapportent à Dieu, principe de la béatitude que nous espérons, et les autres à l'homme lui-même et aux moyens d'arriver à cette béatitude. Il appartient de droit divin à l'Eglise et, dans l'Eglise, au Pontife Romain, de déterminer dans ces deux ordres ce qu'il faut croire et ce qu'il faut faire. Voilà pourquoi le Pontife doit pouvoir juger avec autorité de ce que renferme la parole de Dieu, décider quelles doctrines concordent avec elle et quelles doctrines y contredisent. De même, dans la sphère de la morale, c'est à lui de déterminer ce qui est bien, ce qui est mal, ce qui est nécessaire d'accomplir et d'éviter si l'on veut parvenir au salut éternel ; autrement, il ne pourrait être ni l'interprète infaillible de la parole de Dieu, ni le guide sûr de la vie humaine." (Encyclique Sapientiae christianae, 1890)

 L'évêque anglais tente maladroitement de justifier sa position (désobéir à un Pape) en citant les Actes des Apôtres : "il faut obéir à Dieu avant que d’obéir aux hommes". Lisons Léon XIII qui répète cette mise en garde :  "Dès que le commandement est contraire à la raison, à la vie éternelle, à l'autorité de Dieu, alors il est légitime de désobéir, nous voulons dire aux hommes, afin d'obéir à Dieu."(Encyclique Libertas praestantissimum, 1888). Ces citations ne concernent pas le Pape mais l'attitude des fidèles vis-à-vis d'une autorité civile. D'autant plus que Léon XIII rappelle que tout catholique doit obéir au Souverain Pontife comme à Dieu lui-même (Encyclique Sapientiae christianae)

D'ailleurs, comment un Pape pourrait-il commandé une chose contraire à la raison, à la vie éternelle et à l'autorité de Dieu ? Cela reviendrait à contredire le dogme de l'infaillibilité pontificale et l'enseignement traditionnel et constant des Pères, Docteurs et Papes de l'Eglise.  Mgr Williamson dissocie le Vicaire du Christ d'avec le Christ !

2. Le sédévacantisme : un dogme ?

Mgr Williamson : "il y a des sédévacantistes qui paraissent désirer faire de la vacance du Siège de Rome un dogme que les Catholiques doivent absolument croire. A mon avis ce n’est pas le cas. «Dans les choses douteuses, la liberté » (Saint Augustin). "

La position sédévacantiste n'est pas un dogme en tant que tel mais en découle puisqu'elle prend appuie sur le magistère infaillible  de l'infaillibilité pontificale et de la soumission et obéissance des catholiques au Pape. Il ne peut donc y avoir place au doute. 

Conclusion

Mgr Williamson prétend lutter contre les modernistes mais reconnaît que leur chef, Bergoglio, est le Vicaire de Notre-Seigneur ; étant una cum François, il est un avec  les modernistes ! Il enseigne les mêmes abominations hérétiques que Mgr Fellay et combat ainsi l'Eglise catholique ! 

Chacun des deux évêques a sa mission : le premier celle de canaliser les mécontents de la FSSPX et le second de pactiser avec les autorités du Vatican.

Sur la résistance des catholiques face aux ennemis de l'Eglise

Publié le par Clément LECUYER

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"Il en est qui pensent qu'il n'est pas opportun de résister de front à l'iniquité puissante et dominante, de peur, disent-ils, que la lutte n'exaspère davantage les méchants. De tels hommes sont-ils pour ou contre l'Eglise ? On ne saurait le dire. Car, d'une part, ils prétendent professer la doctrine catholique, mais, en même temps, ils voudraient que l'Eglise laissât libre cours à certaines théories qui lui sont contraires. Ils gémissent de la perte de la foi et de la perversion des moeurs; mais, à de tels maux, ils n'ont aucun souci d'apporter aucun remède, et même il n'est pas rare qu'ils en augmentent l'intensité, soit par une indulgence excessive, soit par une pernicieuse dissimulation. Ils ne permettent à personne d'élever des doutes sur leur dévouement au Siège Apostolique, mais ils ont toujours quelques reproches à formuler contre le Pontife Romain.

La prudence de ces hommes est bien celle que l'apôtre saint Paul appelle sagesse de la chair et mort de l'âme, parce qu'elle n'est pas et ne peut pas être soumise à la loi de Dieu. Rien n'est moins propre à diminuer les maux qu'une semblable prudence. En effet, le dessein arrêté des ennemis, et beaucoup d'entre eux ne craignent pas de s'en expliquer et de s'en glorifier ouvertement, c'est d'opprimer la religion catholique, la seule véritable. Pour réaliser un tel dessein, il n'est rien qu'ils n'osent tenter. Car ils savent très bien que, plus ils feront trembler leurs adversaires, et plus ils auront de facilités pour exécuter leurs perverses entreprises. Par conséquent, ceux qui aiment la prudence de la chair et qui font semblant d'ignorer que tout chrétien doit être un vaillant soldat du Christ, ceux qui prétendent obtenir les récompenses promises aux vainqueurs en vivant comme des lâches et en s'abstenant de prendre part au combat, ceux-là, non seulement ne sont pas capables d'arrêter l'invasion de l'armée des méchants, mais ils secondent ses progrès.

Refuser de combattre pour Jésus-Christ, c'est combattre contre lui. Il l'a nettement proclamé : il reniera aux cieux devant son Père ceux qui auront refusé de le confesser sur la terre."

Extrait de l'encyclique Sapientiae christianae, 1890

"Mariage pour tous" : Le Vatican pourrait revoir sa position

Publié le par Clément LECUYER

Vraiment, nous n'avons rien de commun avec cette nouvelle religion moderniste !

Nicolas Lachance | Le Journal de Montréal | 2014-01-17

http://i55.servimg.com/u/f55/18/11/25/88/image010.jpgLe cardinal Marc Ouellet assouplit pour la première fois sa position sur le « mariage » de couples homosexuels, parlant maintenant « d’un point chaud » qui demandera une attention « pastorale renouvelée ». Lors d’une rare entrevue qu’il a offerte à Radio Vatican en décembre, le préfet de la Congrégation des évêques a discuté de la vie familiale avec la journaliste, tout en abordant la question du « mariage pour tous ». À la fin de l’entretien, la journaliste questionne le cardinal sur le débat entourant le « mariage » homosexuel en France. C’est à cet instant que Mgr Ouellet ouvre la porte à un changement dogmatique de la part de l’Église catholique en parlant de « synthèse » entre les traditions et la modernité. « Exactement, il y a comme une attente. Et des attentes sont créées. Il faudra vraiment faire une synthèse entre la tradition de l’Église et les nouvelles situations qui se sont créées depuis quelques décennies et qui demandent une attention pastorale renouvelée », a exprimé l’homme d’Église. Mgr Ouellet affirme durant l’entrevue que l’Église vivra un chamboulement qui risque de polariser les croyants durant les deux prochaines années.  « Certainement que le dialogue et la participation que le pape souhaite autour des questions anthropologiques, des questions du mariage et de la famille sont, à l’intérieur de l’Église en particulier, un point chaud. »

Changement profond :

 Selon le sociologue des religions Alain Bouchard, les propos du cardinal Marc Ouellet marquent un changement profond de ses idées. « C’est une grande ouverture de sa part. Je pense qu’il y a un vent de changement à l’intérieur de l’Église depuis le conclave qui a élu le pape François, a-t-il souligné. C’est le résultat des échanges des dernières années qui ont mené à l’élection de François. Je pense que des gens comme Mgr Ouellet ont cheminé là-dedans. » 

 Source : Journal de Montréal