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Vigano pourfend l'"Eglise profonde" et parle de l'éclipse de l'Eglise catholique

Publié le par Clément LECUYER

 Voici la dernière apparition vidéo de l'ex-numéro 3 du Vatican, l'abbé Vigano, qui vit caché depuis 2 ans. En deuxième vidéo le lecteur pourra retrouver un extrait sous-titré en français.
 Dans cette conférence, il dénonce de nombreux maux : vatican II, nouvel ordre mondial, "apostasie verte", modernisme, féminisme, fausse pandémie etc. Il cite Crétineau-Joly sur l'infiltration de l'Eglise.

 Mais, c'est beaucoup plus fort, il adopte et développe longuement la ligne de prêtres catholiques faisant le constat de la vacance du Siège, relative à l'éclipse de l'église par une secte usurpant le nom de l'Eglise catholique.

 Adrien Abauzit ainsi qu'une lectrice nous livrent une traduction d'une partie très importante de l'intervention de Vigano :

 Extraits : "Depuis soixante ans, nous assistons à l'éclipse de la véritable Église par une anti-église qui s'est progressivement approprié son nom, a occupé la Curie romaine et ses Dicastères, Diocèses et Paroisses, Séminaires et Universités, Couvents et Monastères. L'anti-église a usurpé son autorité, et ses ministres portent ses vêtements sacrés ; il utilise son prestige et son pouvoir pour s'approprier ses trésors, ses actifs et ses finances.

 Tout comme cela se produit dans la nature, cette éclipse n'a pas lieu d'un seul coup ; il passe de la lumière aux ténèbres lorsqu'un corps céleste s'insère entre le soleil et nous. Il s'agit d'un processus relativement lent mais inexorable, dans lequel la lune de l'anti-église suit son orbite jusqu'à ce qu'elle chevauche le soleil, générant un cône d'ombre qui se projette sur la terre. Nous nous trouvons maintenant dans ce cône d'ombre doctrinal, moral, liturgique et disciplinaire. Ce n'est pas encore l'éclipse totale que nous verrons à la fin des temps, sous le règne de l'Antéchrist. Mais c'est une éclipse partielle, qui permet de voir la couronne lumineuse du soleil encerclant le disque noir de la lune.

 Le processus qui a conduit à l’éclipse de l’Église d’aujourd’hui a commencé avec le modernisme, sans aucun doute. L'anti-église a suivi son orbite malgré les condamnations solennelles du Magistère, qui dans cette phase brillait de la splendeur de la Vérité. Mais avec le Concile Vatican II, les ténèbres de cette fausse entité ont envahi l'Église. Au départ, il n'en obscurcissait qu'une petite partie, mais l'obscurité s'est progressivement accrue. Quiconque montrait alors le soleil, en déduisant que la lune l'obscurcirait certainement, était accusé d'être un «prophète de malheur», avec ces formes de fanatisme et d'intempérance qui découlent de l'ignorance et des préjugés. Le cas de Mgr Marcel Lefebvre et de quelques autres prélats confirme, d'une part, la clairvoyance de ces bergers et, d'autre part, la réaction décousue de leurs adversaires ; qui, par crainte de perdre le pouvoir, ont utilisé toute leur autorité pour nier les preuves et ont caché leurs véritables intentions.

 Pour continuer l'analogie : on peut dire que, dans le ciel de la Foi, une éclipse est un phénomène rare et extraordinaire. Mais nier que, pendant l'éclipse, les ténèbres se propagent - simplement parce que cela ne se produit pas dans des conditions ordinaires - n'est pas un signe de foi en l'indéfectibilité de l'Église, mais plutôt un déni obstiné des preuves, ou de la mauvaise foi. La Sainte Église, selon les promesses du Christ, ne sera jamais submergée par les portes de l'enfer, mais cela ne signifie pas qu'elle ne sera pas - ou n'est pas déjà - éclipsée par son faux infernal, cette lune qui, non par hasard, nous voir sous les pieds de la Femme de l'Apocalypse: "Un grand signe est apparu dans le ciel: une femme vêtue du soleil, avec la lune sous ses pieds, et sur sa tête une couronne de douze étoiles" (Ap 12, 1). […]

 Lorsque cette anti-église sera pleinement établie dans l'éclipse totale de l'Église catholique, l'autorité de ses dirigeants dépendra du degré d'assujettissement au Nouvel Ordre Mondial, qui ne tolérera aucune divergence avec son propre credo et appliquera impitoyablement cela : dogmatisme, fanatisme et fondamentalisme que de nombreux prélats et intellectuels autoproclamés critiquent chez ceux qui restent fidèles au Magistère aujourd'hui. De cette façon, l'"Église profonde" peut continuer à porter la marque de fabrique "Église catholique", mais elle sera l'esclave de la pensée de l'Ordre Nouveau, rappelant les Juifs qui, après avoir nié la Royauté du Christ avant Pilate, étaient esclaves de la autorité de leur temps: "Nous n'avons d'autre roi que César" (Jn 19, 15). César d’aujourd’hui nous ordonne de fermer les églises, de porter un masque et de suspendre les célébrations sous le prétexte d’une pseudo-pandémie. Le régime communiste persécute les catholiques chinois, et le monde n'entend que le silence de Rome. Demain, un nouveau Titus saccagera le temple du Concile, transportant ses restes dans un musée, et la vengeance divine aux mains des païens aura de nouveau été accomplie.
[…]

 Rejoignons-nous aux petits dans un Bloc du Rosaire Enfants, implorant la Femme vêtue du Soleil, que le Règne de Notre-Dame et Mère soit rétabli et l'éclipse qui nous afflige raccourcie."

 

"Le vocabulaire catholique traditionnel a été délibérément modifié, dans le but de changer le contenu exprimé. Il en fut de même pour la liturgie et la prédication, dans lesquelles la clarté de l’exposé catholique a été remplacée par de l’ambiguïté voire le déni implicite de la vérité dogmatique. Il y a une infinité d’exemples. Ce phénomène remonte à Vatican II qui cherche à développer des versions ‘catholiques’ des slogans du monde."

 La conclusion de sa conférence :

"Pour conclure, la seule manière de gagner la bataille est de revenir à ce que l’Eglise a toujours fait et d’arrêter de faire ce que l’anti-Eglise attend de nous aujourd’hui – ce que la véritable Eglise a toujours condamné.

 Laissez-nous remettre Notre-Seigneur Jésus-Christ, Roi et Grand Prêtre, au centre de la vie de l’Eglise, et avant cela au centre de la vie de nos communautés, de nos familles, de nous-mêmes.

 Laissez-nous restaurer la couronne de Notre-Dame, la Très Sainte Vierge Marie, Reine et Mère de l’Eglise.

 Laissez-nous revenir à la célébration traditionnelle de la Sainte Liturgie textuellement et prier avec les paroles des Saints, non pas avec les divagations des modernistes et des hérétiques.

 Laissez-nous de nouveau savourer les écrits des Pères de l’Eglise et des Mystiques et jeter au feu les ouvrages imprégnés de modernisme et de sentimentalisme immanent.

 Laissez-nous aider par la prière et l’aide matérielle les bons prêtres qui sont restés fidèles à la vraie Foi et se sont vu retirer tout soutien de la part de ceux qui se sont mis en accord avec le monde et ses mensonges.

 Et par-dessus tout, je vous le demande au nom de Dieu, laissez-nous abandonner ce sentiment d’infériorité que nos adversaires nous ont accoutumés à accepter : dans la guerre du Seigneur, ils ne nous humilient pas (nous méritions assurément des humiliations pour nos péchés). Non, ils humilient la Majesté de Dieu et l’Epouse de l’Agneau immaculé.

 La Vérité que nous embrassons ne vient pas de nous, mais de Dieu ! Laisser la Vérité être niée ou accepter que ce soit le cas après les hérésies et les erreurs de l’anti-Eglise, n’est pas un acte d’humilité mais de couardise et de pusillanimité.

Laissez-nous être inspiré par les exemples des Saints Martyrs Maccabées, après un nouvel Antiochus qui nous a demandés de sacrifier aux idoles et d’abandonner le vrai Dieu.

 Laissez-nous répondre avec leurs mots priant le Seigneur : "Donc à présent, O Souverain des Cieux, envoyez un bon ange pour répandre la terreur et les tremblements au-devant de nous. Par votre bras armé faites que les blasphémateurs qui se sont opposés à votre saint peuple soient anéantis."

Deo Gratias !

Vigano dénonce le "Great reset"

Publié le par Clément LECUYER

 À la veille de l’élection présidentielle américaine, et au moment où la pandémie du covid a permis l’imposition de mesures liberticides qui auraient été impensables il y a encore quelques mois, il devient moins facile de liquider comme complotistes ceux qui dénoncent le plan global de « Great reset » (Grande Réinitialisation) contre Dieu et l’homme dont les différentes formes de confinement en cours sont les prémisses sous les yeux de tous. L’ex-nonce à Washington s’adresse solennellement à l’homme en qui il voit – peut-être contre toute attente – celui que la Providence a choisi pour être le Katechon, empêchant l’accomplissement du « mystère d’iniquité ».

 L'ex-numéro 3 du Vatican, Vigano dénonce le « Great reset » et écrit une lettre ouverte à Trump, lettre que voici :

Monsieur le Président,

Mgr Carlo Maria Viganò (blason)
« Je sais en Qui j’ai cru »

Permettez-moi de m’adresser à vous, en cette heure où le sort du monde entier est menacé par une conspiration mondiale contre Dieu et l’humanité. Je vous écris en tant qu’archevêque, en tant que successeur des apôtres, en tant qu’ancien nonce apostolique aux États-Unis d’Amérique. Je vous écris dans le silence des autorités civiles et religieuses: puissiez-vous accueillir mes paroles comme la « voix de celui qui crie dans le désert » (Jean 1:23).

Comme j’ai eu l’occasion de vous l’écrire dans ma Lettre en juin dernier, ce moment historique voit les forces du Mal déployées dans une bataille sans merci contre les forces du Bien; des forces du Mal qui semblent puissantes et organisées face aux enfants de la Lumière, désorientés et désorganisés, abandonnés par leurs chefs temporels et spirituels.

Nous entendons se multiplier les attaques de ceux qui veulent démolir les fondements mêmes de la société : la famille naturelle, le respect de la vie humaine, l’amour de la patrie, la liberté d’éducation et d’entreprise. Nous voyons les dirigeants des nations et les chefs religieux soutenir ce suicide de la culture occidentale et de son âme chrétienne, tandis que les citoyens et les croyants sont privés de leurs droits fondamentaux, au nom d’une urgence sanitaire qui se révèle de plus en plus une instrumentalisation pour l’instauration d’une tyrannie inhumaine sans visage.

Un plan global, appelé Great Reset, est en voie de réalisation. Les artisans en sont une élite qui veut soumettre l’ensemble de l’humanité, en imposant des mesures coercitives qui limitent drastiquement les libertés des personnes et des peuples. Dans certains pays, ce projet a déjà été approuvé et financé ; dans d’autres, il en est encore à ses débuts. Derrière les dirigeants mondiaux, les complices et les exécutants de ce projet infernal, il y a des gens sans scrupules qui financent le World Economic Forum et l’Event 201 [ndt: exercice de simulation de pandémie, mené en partenariat avec la Fondation Bill et Melinda Gates et le Forum économique mondial, qui a eu lieu en octobre 2019], en faisant la promotion de son programme.

Le but du Great Reset est l’imposition d’une dictature sanitaire visant à imposer des mesures liberticides, cachées derrière des promesses attrayantes d’assurer un revenu universel et d’annuler la dette des individus. Le prix de ces concessions du Fonds monétaire international devrait être la renonciation à la propriété privée et l’adhésion à un programme de vaccination contre les infections Covid-19 et Covid-21 promu par Bill Gates avec la collaboration de grands groupes pharmaceutiques. Au-delà des énormes intérêts économiques qui animent les promoteurs du Great Reset, l’imposition de la vaccination sera accompagnée de l’obligation d’un passeport sanitaire et d’une carte d’identité numérique, avec pour conséquence le suivi des contacts de toute la population mondiale. Toute personne qui n’accepte pas de se soumettre à ces mesures sera confinée dans des camps de détention ou assignée à résidence, et tous ses biens seront confisqués.

Monsieur le Président, j’imagine que cette nouvelle vous est déjà connue : dans certains pays, le Great Reset devrait être activé entre la fin de cette année et le premier trimestre de 2021. À cette fin, d’autres mesures de confinement sont prévues, officiellement justifiées par une deuxième et une troisième vague présumées de la pandémie. Vous savez quels moyens ont été déployés pour semer la panique et légitimer des restrictions draconiennes des libertés individuelles, provoquant habilement une crise économique mondiale. Dans les intentions de ses créateurs, cette crise sert à rendre irréversible le recours des États au Great Reset, donnant le coup de grâce à un monde dont on veut effacer complètement l’existence et la mémoire. Mais ce monde, Monsieur le Président, porte avec lui personnes, affections, institutions, foi, culture, traditions, idéaux : des personnes et des valeurs qui n’agissent pas comme des automates, qui n’obéissent pas comme des machines, parce qu’elles ont une âme et un cœur, parce qu’elles sont liées entre elles par un lien spirituel qui tire sa force d’en haut, de ce Dieu que nos adversaires veulent défier, comme Lucifer l’a fait au début des temps avec son « non serviam » (Je ne servirai pas).

Beaucoup – nous le savons bien – considèrent avec agacement cet appel au choc entre le Bien et le Mal, l’utilisation de tons « apocalyptiques », qui selon eux exaspèrent les âmes et aiguisent les divisions. Il n’est pas surprenant que l’ennemi se sente découvert au moment même où il croit avoir atteint sans être dérangé la citadelle à conquérir. Il est toutefois surprenant qu’il n’y ait personne pour tirer la sonnette d’alarme. La réaction du Deep State à ceux qui dénoncent son plan est incohérente, mais compréhensible. Juste au moment où la complicité des médias mainstream a réussi à rendre la transition vers le nouvel ordre mondial presque indolore et inaperçue, des tromperies, des scandales et des crimes sont mis au jour.

Jusqu’à il y a quelques mois, il était facile de réduire au rang de « conspirationnistes » ceux qui dénonçaient ces terribles plans, que nous voyons maintenant réalisés dans les moindres détails. Personne, jusqu’en février dernier, n’aurait jamais pensé qu’on en viendrait, dans toutes nos villes, à arrêter des citoyens pour le seul fait de vouloir marcher dans la rue, de respirer, de vouloir garder son négoce ouvert, d’aller à la messe le dimanche. Pourtant, cela se passe partout dans le monde, même dans cette Italie de carte postale que beaucoup d’Américains considèrent comme un petit pays enchanté, avec ses monuments anciens, ses églises, ses villes enchanteresses, ses villages caractéristiques. Et tandis que les politiciens sont barricadés dans leurs palais pour promulguer des décrets comme les satrapes persans, les activités font faillite, les magasins ferment, les gens sont empêchés de vivre, de se déplacer, de travailler, de prier. Les conséquences psychologiques désastreuses de cette opération sont déjà visibles, à commencer par les suicides d’entrepreneurs désespérés, et par nos enfants, séparés de leurs amis et de leurs camarades pour suivre leurs cours devant un ordinateur.

Dans l’Écriture Sainte, saint Paul nous parle de « celui qui s’oppose » à la manifestation du mystère d’iniquité, le kathèkon (2 Th 2:6-7). Dans le domaine religieux, cet obstacle est l’Église et en particulier la papauté; dans le domaine politique, c’est lui qui empêche l’établissement du Nouvel Ordre Mondial.

Comme c’est désormais évident, celui qui occupe le siège de Pierre a, dès le début, trahi son propre rôle, pour défendre et promouvoir l’idéologie mondialiste, en suivant l’agenda de la Deep Church, qui l’a choisi dans son sein.

Monsieur le Président, vous avez clairement déclaré que vous vouliez défendre la nation – One Nation under God -, les libertés fondamentales, les valeurs non négociables qui sont niées et combattues aujourd’hui. C’est vous, cher Président, « celui qui s’oppose » au Deep State, à l’assaut final des enfants des ténèbres.

C’est pourquoi toutes les personnes de bonne volonté doivent être persuadées de l’importance capitale des prochaines élections : non pas tant à cause de tel ou tel point du programme politique, mais plutôt parce que c’est l’inspiration générale de votre action qui incarne le mieux – dans ce contexte historique particulier – ce monde, notre monde, que l’on voudrait effacer par le lockdown. Votre adversaire est aussi le nôtre : il est l’Ennemi de l’humanité, celui qui est « meurtrier dès le commencement » (Jean 8:44).

Autour de vous se rassemblent avec confiance et courage ceux qui vous considèrent comme l’ultime garnison contre la dictature mondiale. L’alternative est de voter pour un personnage manipulé par le Deep State, gravement compromis dans les scandales et la corruption, qui fera aux États-Unis ce que Jorge Mario Bergoglio fait à l’Église, le Premier ministre Conte à l’Italie, le président Macron à la France, le Premier ministre Sanchez à l’Espagne, etc. La possibilité de faire chanter Joe Biden – comme les prélats du « cercle magique » vatican – permettra de l’utiliser sans scrupules, consentant à des pouvoirs illégitimes de s’immiscer dans la politique intérieure et les équilibres internationaux. Il est clair que ceux qui le manœuvrent ont déjà quelqu’un de pire que lui prêt à le remplacer dès que l’occasion se présente.

Pourtant, dans ce tableau désolant, dans cette avancée apparemment inexorable de « l’Ennemi invisible », un élément d’espoir émerge. L’adversaire ne sait pas aimer, et ne comprend pas qu’il ne suffit pas d’assurer un revenu universel ou d’annuler les hypothèques pour assujettir les masses et les convaincre de se faire marquer comme du bétail. Ce peuple, qui a trop longtemps subi les abus d’un pouvoir haineux et tyrannique, redécouvre qu’il a une âme; il comprend qu’il n’est pas disposé à troquer sa liberté contre l’uniformisation et l’effacement de son identité; il commence à comprendre la valeur des liens familiaux et sociaux, des liens de foi et de culture qui unissent les honnêtes gens. Ce Great Reset est voué à l’échec parce que ceux qui l’ont planifié ne comprennent pas qu’il y a encore des gens qui sont prêts à descendre dans la rue pour défendre leurs droits, protéger leurs proches, donner un avenir à leurs enfants. L’inhumanité nivelante du projet mondialiste sera misérablement brisée face à l’opposition ferme et courageuse des enfants de la Lumière. L’ennemi a Satan à ses côtés, qui ne sait que haïr. Nous avons à nos côtés le Seigneur tout-puissant, le Dieu des armées déployées dans la bataille, et la Très Sainte Vierge, qui écrasera la tête de l’ancien Serpent. « Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? » (Romains 8:31).

Monsieur le Président, vous savez parfaitement combien les États-Unis d’Amérique, en cette heure cruciale, sont considérés comme le rempart contre lequel s’est déchaînée la guerre déclarée par les partisans du mondialisme. Mettez votre confiance dans le Seigneur, renforcé par les paroles de l’Apôtre : « Je peux tout en celui qui me donne la force » (Philippiens 4:13). Être un instrument de la divine Providence est une grande responsabilité, à laquelle correspondront certainement les grâces d’état nécessaires, ardemment implorées par les nombreux qui vous soutiennent par leurs prières.

Avec ce souhait céleste et l’assurance de ma prière pour vous, pour la Première Dame et pour vos collaborateurs, de tout cœur je vous adresse ma bénédiction

Que Dieu bénisse les États-Unis d’Amérique!

Mgr Carlo Maria Viganò (signature)

+ Carlo Maria Viganò
Archevêque titulaire d’Ulpiana
Ancien Nonce Apostolique aux États-Unis d’Amérique

Publié dans Annonces

Anniversaire de la mort du Pape Pie XII

Publié le par Clément LECUYER

 Aujourd'hui, 9 octobre 2020, devrait être un jour de deuil pour nous, catholiques. En effet, c'est l'anniversaire de la mort du dernier véritable Pape : Pie XII, qui s'est éteint un 9 octobre 1958. Cela fait donc depuis 62 ans que l'Eglise se trouve orpheline de Chef, avec toutes les désastreuses conséquences en découlant. Voici, dans les lignes qui vont suivre, un commentaire de Mgr Sanborn, recteur du séminaire américain de la Très-Sainte-Trinité, écrit en 2018 :

 

... Cela signifie que le modernisme règne depuis maintenant soixante ans, et nous avons vu avec horreur la désintégration de tout ce qui rendait notre foi merveilleuse : la doctrine catholique, de bons et saints prêtres, une abondance de frères et de sœurs dévots et zélés, des écoles catholiques, des séminaires catholiques remplis de saints séminaristes aspirant à la prêtrise, la Messe traditionnelle en latin, les sacrements traditionnels, la Ligue pour la vertu1, les habits religieux, les prêtres en soutane et col romain, de magnifiques églises, des cérémonies élaborées, le chant grégorien et autres belles musiques d’église, la discipline, l’orthodoxie, la modestie dans les habits, les bonnes mœurs. Je pourrais encore allonger la liste. Ce que je viens de décrire, c’est le monde de mon enfance, que je considérais alors comme normal, mais que j’aimais et chérissais.

 C’était le monde catholique tel que le laissa le pape Pie XII. C’était un édifice splendide et magnifique à tous les égards.

 J'étais trop jeune pour m'apercevoir des changements que Jean XXIII avait opéré. Je me rappelle avoir assisté aux cérémonies de la semaine sainte qui avaient été modifiées en 1955 sous la direction de l'auteur de la nouvelle messe, le moderniste et franc-maçon Annibale Bugnini. Je n'avais jamais vu les cérémonies traditionnelles qui, d'après le pape Benoit XIV (1740-1758), sont très anciennes. Cependant, j'étais toujours un peu troublé par ces cérémonies de la semaine sainte, car elles semblaient différer du reste de la liturgie. C'est seulement des années après que je découvris que ces cérémonies, forgées par le franc-maçon en question, étaient « un pont » (ce sont ses mots) vers la réforme ultime de la liturgie qui eut lieu dans les années 1960 et qui atteignit son sommet avec l'horrible nouvelle messe en 1969.

 C'est pour cette raison, en voyant plus tard ces réformes avec du recul, que nous reprîmes les rites traditionnels de la semaine sainte. Comme dirait l'abbé Cekada : "Si vous ne voulez pas passer de l'autre côté (c'est-à-dire vers la nouvelle messe), alors pourquoi prendre le pont ?"

 Je me rappelle par contre le premier dimanche de l'avent 1964, jour où les premiers changements de Vatican II apparurent dans la Messe. Bien que ceux-ci n’étaient rien en comparaison de ce que nous voyons aujourd'hui, j'y sentis cependant l'odeur du modernisme. Je me rappelle rentrer à la maison après la Messe ce jour-là en me disant à moi-même : "Il y a quelque chose de protestant dans la Messe." C’est vers cette époque que je déclarai une guerre personnelle aux réformes de Vatican II.

 Pendant l'année suivante, j'essayai, comme tout le monde, de voir Vatican II avec une lumière positive et d'y comprendre quelque chose. Il y en a encore beaucoup qui essayent toujours. Quand j’étais au séminaire moderniste, je compris ce qu'était Vatican II. Je vis sa nature profondément radicale et corrompue. Je vis que ce n'était pas seulement une question de changement accidentel des manières de faire dans l'Église, mais une véritable révolution doctrinale, morale, spirituelle et liturgique. Je la combattis autant que je le pus.

 Même en entrant à Ecône en 1971, cependant, je continuais à croire que d'une façon ou d’une autre Paul VI n'étais pas d'accord avec tous ces maux dans l’Église, et que c'étaient les "mauvais évêques" qui faisaient tout ce mal.

 Ce qui m'ouvrit les yeux quant à la vraie nature de Paul VI fut la lecture d'un essai par l'abbé de Nantes, prêtre français, connu sous le nom de Liber Accusationis in Paulum Sextum (Le Livre d'accusation contre Paul VI). Ce prêtre, dans un travail soigneusement documenté, analysait le passé et l'enseignement de Paul VI et démontrait sans aucun doute que l'homme était un moderniste de premier ordre. Je devins alors "sédévacantiste". C'était en 1973.

  L’Église depuis le 9 octobre 1958. Les modernistes ont dynamité le monde idyllique du catholicisme romain que j'ai décrit ci-dessus. Avec un orgueil consommé, ils ont décidé que le catholicisme ne pourrait pas survivre au monde moderne sans se transformer pour s'y adapter. Tel est le principe fondamental du modernisme et de toutes les hérésies qui en découlent.

Le "système d'exploitation" - pour emprunter un mot au langage informatique - du monde moderne est le subjectivisme, c'est-à-dire, la négation de la possibilité même d'une vérité objective. Rien n'ai vrai, à moins que ce ne soit vrai pour vous, c'est-à-dire, à moins que ce ne soit conforme à vos expériences personnelles.

 Appliqué au dogme et à la morale, l'effet en est absolument fatal. Conformer l’Église catholique au mode de pensée subjectif, c'est lui injecter un poison mortel dans les veines. Ainsi ce que nous avons vu depuis 1958 est la mort graduelle du catholicisme. L'orthodoxie, qui est l'assentiment de foi donné à la doctrine catholique, est morte. Être catholique aujourd'hui signifie simplement que vous êtes sur les registres de l'église catholique locale. Vous pouvez croire ce que vous voulez et rendre votre hérésie publique, personne ne vous blâmera. Pensez un instant à l'université de Georgetown qui est supposée être catholique, ou celle de Loyola à Chicago. Ce sont là simplement de petits exemples de ce qui existe partout dans ce monde autrefois catholique.

 Ce qui définit le catholicisme, c'est l'orthodoxie. Les institutions de l’Église catholique, sa hiérarchie, ses lois, ses édifices, ses écoles, ses universités reposent sur un seul fondement qui est l'orthodoxie catholique. Si ces institutions perdent leur orthodoxie, elles perdent leur raison d'être, devenant des institutions inutiles, catholiques de nom seulement, et elles accomplissent le travail du diable.

 Le catholicisme continue d'exister en ceux qui professent encore la foi catholique, qu'ils soient encore dans le Novus Ordo ou non. Ce qu’il faut c’est un schisme, c'est-à-dire que les catholiques doivent se séparer des hérétiques modernistes. Ils vivent présentement dans la même maison et doivent se séparer.

 Les bons côtés du règne de Pie XII. Pie XII était un homme d'une orthodoxie catholique absolue et avait compris son rôle de protecteur de cette caractéristique essentielle et sacrée de l’Église catholique.

 C'était un homme qui avait compris la dignité très élevée de la papauté et qui se comportait en conséquence. Jamais la papauté ne fut plus respectée que sous Pie XII. C'était une image de la dignité ecclésiastique.

 Il promulgua un bon nombre de documents qui exprimaient clairement l'enseignement de l’Église sur de nombreux sujets. Parmi eux : Mystici Corporis, expliquant le Corps Mystique du Christ (1943) ; Mediator Dei, qui donnait les principes de la sainte liturgie de l’Église et mettait en garde contre quelques tendances modernistes (1948) ; Humani Generis, qui condamna en général la nouvelle théologie et mettait en garde contre des erreurs modernes et des tendances de l’époque (1950).

 En 1950 également, il proclama solennellement la doctrine de l'Assomption de la Bienheureuse Vierge Marie. En 1954, il proclama l'Année Mariale, au cours de laquelle il établit la fête de Marie-Reine.

 Le pape Pie XII était sévère contre le communisme, excommuniant ceux qui appartenaient au parti. Il édifia aussi les fidèles dans de nombreux messages radio, utilisant autant que possible les médias de son temps pour répandre l'évangile.

 En bref, les bons côtés de son règne furent de présider une Église en bonne santé générale, et, par sa piété, sa science et sa dignité, de gagner l'admiration de beaucoup, catholiques et non catholiques.

  Les mauvais côtés du règne de Pie XII. En 1930, quand le pape Pie XI cherchait un nouveau secrétaire pour remplacer le cardinal Gasparri, un certain cardinal Cerretti, potentiel candidat pour ce poste, décrivit le cardinal Pacelli (Pie XII) comme "indécis et mou". Je pense que c’était là une observation exacte de son caractère, et cela fut un défaut tragique pour lui et pour toute l’Église catholique.

 En d'autres termes, bien que le cardinal Pacelli avait des intentions excellentes et une orthodoxie impeccable, il lui était difficile de faire aboutir ces merveilleuses qualités à des actions concrètes.

 En lisant à son sujet, j'ai aussi remarqué qu'il avait un respect exagéré, et même une sorte de vénération, pour l'érudition et les sciences physiques. Bien que ces choses doivent certainement être prises au sérieux, nous devons y faire attention en ces temps modernes à causes des préjugés extrêmement anticatholiques de nombreux savants et scientifiques. Il développa probablement cette admiration excessive pour l'érudition et la science à l'université de la Sapienza, à Rome, une des plus glorieuses institutions de la Rome papale, prise et contrôlée par le gouvernement italien maçonnique et athée à partir de 1870. En tout cas, le fait qu'il se laissait facilement impressionné par l'érudition et la science fit de lui une proie des "savants" et 'scientifiques" modernistes qui rôdaient dans l’Église.

 La dernière chose dont l’Église avait besoin en 1939, l'année de l'élection du Cardinal Pacelli à la papauté, c’était un pape faible et indécis, naïf en ce qui regardait les complots des modernistes. Pendant le règne de saint Pie X (1903-1914), les modernistes se contentèrent simplement de se submerger, pour réapparaître plus tard pendant le règne de Benoît XV (1914-1922) et de Pie XI (1922-1939). Ils utilisèrent alors un instrument entièrement nouveau pour répandre leur hérésie perverse : la sainte liturgie. Ils détournèrent le mouvement liturgique, solidement catholique, lancé par Dom Guéranger et d'autres au dix-neuvième siècle. Ils voulaient en faire un véhicule de l'œcuménisme, qui est un pur produit du modernisme. Proéminents dans ce mouvement liturgique moderniste furent : Pius Parsch, Dom Beauduin, Gérard Ellard, Annibale Bugnini, et beaucoup d’autres de moindre importance, auteurs de livres et pamphlets faisant avancer le même agenda.

 Les modernistes firent aussi de nouveau surface dans le domaine de l’Écriture Sainte. Le cardinal Béa, confesseur de Pie XII, était proéminent parmi eux. Il y en eut beaucoup d'autres. Le modernisme biblique pris de l’essor sous le règne de Pie XII.

 Enfin, il y avait la Nouvelle Théologie, une renaissance dogmatique du modernisme. Tout comme les vieux modernistes, ils [les "nouveaux théologiens"] détestaient saint Thomas et avec lui la théologie et la philosophie traditionnelles, et ils adaptèrent la théologie catholique aux systèmes de philosophie modernes. Il en résulta de sérieuses erreurs et même des hérésies. Proéminents parmi ces néo-modernistes étaient Karl Rahner, Joseph Ratzinger (plus tard Benoît XVI), Hans Hurs von Balthazar, Edward Schillebeeckx, Yves Congar, Bernard Häring, Hans Küng, Henri de Lubac, Pierre Teilhard de Chardin, et bien d'autres. Ces théologiens circulaient et écrivaient librement sous le règne de Pie XII, et bien que certains reçurent des monitions officielles du Saint Office, ils parvinrent à survivre sans trop de difficulté pendant son pontificat.2 Sous saint Pie X, ils auraient été excommuniés et réduits à l'état laïc.

 Ce dont l’Église avait besoin en 1939, après trois décennies de modernisme en plein essor, c'était un autre saint Pie X, quelqu'un qui aurait réprimé l'hérésie avec sévérité.

 Toutes ces choses ayant été dites, penchons-nous maintenant sur les mauvais aspects du règne de Pie XII :

  • La nomination d'évêques abominables. Les principaux évêques modernistes à Vatican II avaient été nommés par Pie XII : Köning, Döpfner, Suenens, Lercaro, Montini (futur Paul VI), Wotjyla (futur Jean-Paul II), Cushing, Alfrink, Frings. Ce furent de grandes figures au Concile. Combien d'autres évêques modernistes furent nommés dont les noms nous échappent ? Il faut aussi remarquer que Pie XII éleva au cardinalat un moderniste connu comme tel, Angelo Roncalli, et le fit patriarche de Venise, lui donnant ainsi une possibilité directe de devenir pape. Il fit aussi de Montini, un autre moderniste reconnu, l'archevêque de Milan, et donc papabile.3

  • Dommage fait à la liturgie. En 1948, le pape Pie XII établit la Commission pour la Réforme Liturgique et nomma comme secrétaire, directement en charge de cette Comission, nul autre qu'Annibale Bugnini. Il était à l’époque un moderniste connu en liturgie. En peu de temps, ce franc-maçon produisit la réforme des rites de la semaine sainte, promulguée en 1955 par Pie XII. Elle contenait de nombreux éléments qui seront plus tard incorporés dans la nouvelle messe, également mise au point par le même Bugnini, avec l'aide de six ministres protestants. D'autres changements concernant la messe, le calendrier liturgique et le bréviaire furent réalisés en 1955, 1957 et 1958. Tous ces changements allaient dans la direction de l’utlime réforme liturgique de Paul VI.

  • L’essor du modernisme dans les séminaires romains. Les séminaires romains étaient la pépinière des futurs évêques et ces séminaires furent infectés sous le nez même de Pie XII, par du modernisme de toute sorte. Bien qu'il ne fut pas moderniste lui-même, le pape Pie XII fut cependant faible et négligent par rapport à la répression du modernisme et contribua ainsi beaucoup à la ruine présente dont nous sommes témoins.

 

 En résumé, le règne de Pie XII continuait avec la force vive de l'orthodoxie et la vigueur conférées par les papes précédents. En ouvrant la porte aux modernistes dans l'épiscopat, la Curie et les séminaires, il leur laissa la main libre pour détruire le catholicisme au concile Vatican II.

 Sous saint Pie X, les rats modernistes s’immergèrent dans l'eau de cale du navire catholique. Après sa mort, ils se frayèrent graduellement un chemin jusqu'aux ponts inférieurs de ce même navire, jusqu'à se précipiter finalement sur le pont supérieur sous Pie XII. Il fut peu efficace pour arrêter le mouvement, mais au contraire le favorisa beaucoup par mollesse, faiblesse et négligence. Après sa mort, avec l'accession de Jean XXIII, les rats modernistes arrivèrent désormais aux commandes : au gouvernail et à la roue. On connaît la suite.

 Le plus grand acte du pape Pie XII. Bien qu'il y ait de nombreux points négatifs dans le règne de Pie XII, il entreprit cependant quelque chose de très courageux en 1954 : la canonisation de saint Pie X. Ce grand pape était perçu par les modernistes comme un oppresseur sévère. Plusieurs des modernistes qui avaient "souffert" sous saint Pie X étaient encore en vie, tel Roncalli. Ils vinrent l'un après l'autre à la congrégation responsable de la canonisation, se plaindre des "horreurs" du règne du pape Pie X. Mais Pie XII les ignora, dispensa la règle des cinquante ans pour les canonisations, et éleva courageusement le grand antimoderniste à l’honneur des autels. Cela revenait à dire : "Je ne suis pas assez fort pour arrêter le modernisme, mais vous avez maintenant un saint qui l'a fait." Il approuva ainsi toute la campagne antimoderniste de saint Pie X, pour laquelle son pontificat a une telle renommée.

 Il ne faut pas s'étonner que, lorsque questionné par un journaliste français athée à propos de saint Pie X, Jean XXIII ait répondu : "Il n'est pas saint !"

 > Source : [pdf] MGR SANBORN - MHTS NEWSLETTER OCTOBRE 2018

1 La Ligue pour la vertu (en anglais, National Legion of Decency) est un groupe de pression créé en 1933 par les représentants de l'Église catholique romaine aux États-Unis. Le but était de purifier les productions cinématographiques qui semblaient exercer une mauvaise influence sur la population en général et les enfants en particulier. Soutenue par le pape Pie XI, qui encourageait même d'autres pays à se doter de leur propre Ligue, la Ligue pour la vertu constituait un des groupes de pression les plus forts de l'époque. En 1934, entre 7 et 9 millions de personnes (catholiques pour la plupart, mais aussi protestants et juifs) avaient prêté serment de condamner et boycotter tout film offensant la morale chrétienne. La Ligue avait son propre système de classification de films, qui concernait autant les films produits aux États-Unis que les productions étrangères importées… (Wikipédia) [NDT]

2 Exception faite pour les plus virulents d'entre eux. Ainsi Congar fut interdit d'enseignement. Idem pour de Lubac et plusieurs autres. Mais ils ne furent pas obligés de se rétracter ni jamais entièrement réduits au silence. [NDT]

3 C'est-à-dire, éligible à la papauté, et ayant une chance sérieuse d’être élu Pape. [NDT]