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53 articles avec ratzinger (benoit xvi)

Déclaration concernant la journée d'Assise

Publié le par Clément LECUYER

http://www.repubblica.it/2005/i/sezioni/esteri/paparatzinger/rawo/stor_1353433_04310.jpg
Nouveau panthéon de toutes les religions à Assise :
L'abbé Ratzinger continue de suivre les traces de Jean-Paul II
Où est le changement ? Wojtyla, Raztinger, même combat !

  Nous relayons et faisons nôtre la déclaration de l’Institut Mater Boni Consilii concernant les événements qui se tiendront à Assise le 27 octobre 2011 :

 http://www.sodalitium.eu/images/benvenuto_files/001_Assise1986.jpg"Le 1er janvier dernier, Benoît XVI a annoncé vouloir solenniser le 25ème anniversaire de la rencontre historique qui s’était tenue à Assise le 27 octobre 1986 par la volonté de Jean-Paul II. À cette occasion, Benoît XVI a souhaité convoquer pour le 27 octobre prochain, une “Journée de réflexion, dialogue et prière pour la paix et la justice dans le monde”, qui aura pour thème “Pèlerins de la vérité, pèlerins de la paix”, invitant à nouveau à s’unir à ce chemin “nos   frères chrétiens des diverses confessions” (les hérétiques et les schismatiques), les “représentants des traditions religieuses du monde” (les infidèles) et, “de manière idéale, tous les hommes de bonne volonté” (les athées).

 Dans le programme officiel, on affirme que tous les participants – soi-disant pèlerins de la vérité – sont à la recherche de la vérité que tous possèdent de manière diverse, et que personne ne possède pleinement puisque “inépuisable” ; les athées eux-mêmes seraient “inévitablement orientés” vers Dieu Souverain Bien et Souveraine Vérité. C’est pourquoi, eux aussi, dans un idéal et symbolique Parvis des Gentils, font partie du Temple de la religion universelle que l’on veut édifier. Dans le programme officiel de la journée est exclue la célébration de la Messe ainsi que toute prière publique : résultat paradoxal pour une réunion religieuse (mais qui ne connaît pas un seul Seigneur, une seule Foi et un seul baptême).

 Andrea Riccardi, responsable de la communauté de Sant’Egidio qui chaque année organise les rencontres interreligieuses selon l’“Esprit d’Assise”, a expliqué que ces rencontres s’inspirent de la “religion universelle” préconisée par le rabbin de Livourne Elia Benamozegh. Le Père Rosario Esposito s.s.p., en dialogue avec les Loges Maçonniques, expliqua à l’époque que la réunion d’Assise reproduisait exactement les travaux des Loges maçonniques, où dans un esprit de fraternité, des hommes de toutes les religions, tout en conservant chacun sa   propre croyance (ou non croyance), travaillent ensemble pour le bien (sic) temporel de l’humanité.

 L'affirmation selon laquelle on veut éviter le laïcisme, entendu seulement comme exclusion de toute influence religieuse dans la société, ne rassure pas ; en effet c’est du laïcisme qu’est adopté le principe de la séparation entre l’État et l’Église (l’unique vraie Église : Catholique, Apostolique et Romaine).

 L’affirmation selon laquelle on veut éviter le syncrétisme (et le fait que ne soient pas prévues des cérémonies idolâtriques dans les églises catholiques comme il advint lors de la première réunion d’Assise que l’on veut commémorer) ne rassure pas puisque l’on favorise de fait l’indifférentisme, en faisant croire que toutes les religions (et irréligions) sont bonnes, viennent de Dieu et conduisent à Lui.

 Les choses étant ainsi, aujourd’hui comme en 1986, notre Institut placé sous le patronage de Notre-Dame du Bon Conseil, et tous ses membres, satisfaisant au devoir de tout baptisé de témoigner publiquement de la foi catholique en la très Sainte Trinité, unique vrai Dieu, de confesser ouvertement N.S. Jésus-Christ (Lc 18, 8) sans rougir de Lui, et d’éviter toute nouveauté profane (I Tim. 6, 20) et tout homme hérétique (Tite 3, 1):
 

 • condamne ouvertement la réunion du 27 octobre 2011 comme injurieuse à Dieu, scandaleuse pour les âmes, conduisant objectivement à l’indifférentisme religieux et même à l’athéisme, selon l’enseignement de Sa Sainteté le Pape Pie XI dans sa lettre encyclique Mortalium animos.

déclare ne pouvoir être en communion avec tous ceux qui ont organisé ou participé aux dites réunions, de celle de 1986 à celle de cette année, puisque la renonciation pratique à la mission que le Christ confia à l’Église ne peut venir de l’assistance de Jésus-Christ, qui est tous les jours avec l'Eglise et avec Son Vicaire, et de l’Esprit de Vérité qui procède du Père et du Fils : “allez, enseignez toutes les nations, les baptisant au nom du Père et du Fils et du Saint- Esprit”. “Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé. Celui qui ne croira pas sera condamné” (Matth. 28, 19 ; Mc 16, 16). L’initiative du 27 octobre ne peut venir de l’Église et d’un authentique successeur de Pierre, mais vient plutôt du modernisme condamné par saint Pie X dans l’encyclique Pascendi.

invite tous les catholiques à la prière, à la pénitence, et à la réparation, pour l’injure faite à Dieu et le contre témoignage de la réunion d’Assise ; à rejeter les sectes hérétiques et schismatiques, les fausses religions qui ignorent ou nient Jésus-Christ, et l’impiété de l’athéisme ; à prier pour la conversion à la vraie Foi – qui est la Foi Catholique – de ceux qui en sont éloignés.


Que Dieu nous vienne en aide, par l’intercession de la très Sainte Vierge Marie Médiatrice de toute grâce. 

Verrua Savoia, 22 octobre 2011

Ratzinger rend hommage à son maître Luther

Publié le par Clément LECUYER

  L'abbé Ratzinger a rendu hommage vendredi 23 septembre à Luther, un geste fort à l'égard des protestants à Erfurt (Est) où fut pensée la Réforme.
 "Ce qui ne laissait pas (Luther) en paix était la question de Dieu, qui fut la passion profonde et le ressort de sa vie et de son itinéraire tout entier", a-t-il déclaré au couvent des Augustins où le penseur de la Réforme, alors encore catholique, a vécu de 1505 à 1511.
 L'abbé Ratzinger a prononcé ce discours très attendu dans la salle du chapitre, lors d'une rencontre à huis clos, pendant une demi-heure, avec vingt délégués de l'Eglise protestante allemande.
 "La pensée de Luther, sa spiritualité toute entière était complètement centrée sur le Christ."
 "Comment puis-je avoir un Dieu miséricordieux: cette question pénétrait le coeur de Luther et se trouvait derrière chacune de ses recherches théologiques et chaque lutte intérieure", a déclaré Benoît XVI, en exprimant son "émotion" d'être venu sur les traces de celui qui devait fonder la Réforme.
 Il a ensuite concélébré un service oecuménique dans l'église médiévale du couvent où Luther fut ordonné prêtre en 1507 et où il lut sa première messe le 2 mai la même année.
 Dans la matinée, Benoît XVI avait appelé à un meilleur dialogue entre chrétienté et islam, au deuxième jour d'un voyage marathon dans son pays natal.
 "Je pense qu'une collaboration féconde entre chrétiens et musulmans est possible", avait estimé Benoît XVI en recevant à Berlin des représentants de l'islam en Allemagne.
 Après cette rencontre, le Conseil des musulmans en Allemagne a estimé que cette rencontre était une "grande chance" pour stimuler le dialogue chrétien-musulman. "C'était un signe important et bienfaisant", a déclaré le porte-parole du Conseil, Aiman Mazyek.

Source : l'AFP

L'abbé Ratzinger refuse d'embrasser la croix mais n'hésite pas à le faire pour le reliquaire de Jean-Paul II

Publié le par Clément LECUYER

    Comme les années précédentes,  Résistance-catholique a de nouveau constaté que l'abbé Ratzinger-Benoît XVI n'a pas embrassé les pieds de Notre Seigneur Jésus-Christ, comme est pourtant tenu de le faire chaque fidèle catholique ce jour là, lors de l'adoration de la Croix du vendredi saint !

    Une fois de plus, Ratzinger-Benoît XVI a donc ostensiblement refusé de baiser la croix de Notre Seigneur.

  A l'inverse, c'est sans hésitation qu'il a embrassé le reliquaire de son prédécesseur, l'antichrist Jean-Paul II !
 

L'abbé Ratzinger embrasse le reliquaire de Jean-Paul II lors de la cérémonie de "béatification"

 

 Edition : Sans aucunement nous concerter avec le site ami catholicapedia, nous avons eu, par cet article, la même réaction que ce dernier. En effet, Catholicapedia vient de relayer la même information en reprenant les images ci-dessous publiées par le site sud-amériocain Radio Crisiandad :
 

Le Baisé de Ratzinger à la "relique de JPII

  Ce à quoi, Catholicapedia ajoute cette remarque à laquelle nous souscrivons entièrement :

  "Nous aurions pu penser que Ratzinger-Benoît 1er de Vatican d’Eux n’aimait pas embrasser, même par dévotion, quelque chose que des milliers de personnes ont embrassé avant  lui…
 Mais, voir le visage de Ratzinger devant la croix de Notre Seigneur, et voir le visage de Ratzinger devant la fiole de sang de JPII (ou de liqueur de cassis…). Son visage dit tout !"

 Décidemment, cet obscure personnage est très loin d'être "le sauveur de la Tradition" comme l'affirmait la Fraternité Saint Pie X il y a encore quelques mois... ! Qu'on le veuille ou non, il ne s'agit, ni plus ni moins, d'un loup déguisé en agneau ! 

Jean-Paul II et Benoit XVI officiellement excommuniés par le patriarcat catholique byzantin

Publié le par Clément LECUYER

   Suite à la pseudo béatification de Wojtyla, c'est avec une extrême prudence que nous relayons ici la déclaration d'excommunication de Benoît XVI et de Jean-Paul II de Mgr Elijah, patriarche du Patriarcat catholique byzantin, groupe d'évêques (de rite oriental), anciennement prêtres de l'Église grecque-catholique ukrainienne et membres de l' Ordre de Saint Basile le Grand.

 Ordonné prêtre en 1972 en République tchèque (sous quel rite ?), Mgr Elijah a été sacré archevêque par Mgr Mychaljo Osidach, un évêque gréco-catholique. Ne figurant pas dans l'actuel annuaire pontifical, Mgr Mychajlo Osidach, ukrainien, est un ancien prêtre orthodoxe russe qui affirme avoir été consacré clandestinement comme évêque catholique (rite oriental byzantin entièrement valide) le 6 Septembre 1989, par l'archevêque Volodymyr Sterniuk (1907-1997 ) et l'évêque Filemon Kurchaba (1913-1995), à l'époque de la persécution contre le christianisme menée par le régime communiste de l'Ukraine [source]. Nous avons aussi appris de source certaine que Mgr Mark Pivarunas, évêque non una cum, aurait connu Mgr Osidach et certifierait la réalisation et la validité de la consécration épiscopale de ce dernier. 

"Déclaration d'excommunication des papes Benoît XVI et Jean-Paul II"

> Vidéo ICI
Texte :

"Le patriarcat catholique byzantin par l'autorité de la charge apostolique et prophétique, au nom de Notre Seigneur Jésus-Christ promulgue et oblige en conscience devant Dieu tous les catholiques  à ceci:

1) la béatification du défunt pape Jean-Paul II n'est pas valide.
2) Le défunt Pape Jean-Paul II s'est lui-même excommunié de l'Eglise du Christ (Gal 1:8-9). La raison en était son geste d'apostasie à Assise par lequel il a ouvert l'Eglise à l'esprit de l'antéchrist.

3) Par la béatification de l'esprit d'Assise - l'esprit de l'antéchrist - le pape Benoît XVI s'est lui-même également excommunié de l'Église du Christ.

 Les conséquences de l'apostasie papale sont les suivantes :

 À partir du 1 mai 2011, l'Eglise est dans un état de Siège vacant (Sede Vacante). Chaque prêtre est maintenant obligé de se dissocier de l'esprit d'Assise devant les fidèles. Il ne doit plus mentionner le nom de l'apostat Benoît XVI ou de l'évêque apostat dans la liturgie. S'il reste dans l'unité avec l'esprit de l'apostasie, alors, en tant qu'apostat, il célèbre la liturgie invalide.

 Le Patriarcat catholique byzantin est maintenant chargé par Dieu de protéger la doctrine orthodoxe de l'Eglise catholique, y compris de l'Église latine. C'est seulement après qu'une hiérarchie orthodoxe [vraiment catholique, ndlr.] catholique et qu'un successeur orthodoxe à la papauté aient été désignés, que le Patriarcat sera relevé de cette affectation donnée par Dieu.

 Le Christ est ressuscité! Il est vraiment ressuscité! "

    + Elijah Patriarch                                                     

                           + Methodius OSBMr         + Timothy OSBMr
Secrétaires du Patriarcat catholique byzantin

                                

  Notre position 

  Concernant cette déclaration, notre position est la suivante : N'ayant pas, à l'heure actuelle, suffisamment d'informations sérieuses confirmant ou non la validité et la légitimité de ces supposés évêques, membres du Patriarcat catholique byzantin, nous invitons tous nos lecteurs et l'ensemble des catholiques non una cum à la plus grande prudence et vigilance. Il n'est pas impossible en soit qu'il s'agisse d'une manoeuvre ennemie ou tout simplement d'un "pétard mouillé" (pour reprendre les termes de M. l'abbé Belmont). Quoi qu'il en soit, à supposer que cette déclaration n'ait aucune valeur juridique et canonique, avec ou sans déclaration canonique, la foi nous indique avec certitude que depuis Vatican II, ceux qui se succèdent sur la chaire de Pierre se sont objectivement mis en dehors de l'Eglise, ne sont pas Papes et que leurs actes sont, par conséquent, entièrement nuls et invalides.

 > Relire nos articles :

- Sept évêques prêts à déclarer le Siège vacant
- Suite de notre information sur les évêques ukrainiens

Le déicide

Publié le par Clément LECUYER

  En ce vendredi saint, nous publions l'article Le Déicide de M. l'abbé Nitoglia, publié en 1992 dans la revue Sodalitium.

 Sommaire :

1. La responsabilité des Juifs dans la mort de Notre-Seigneur selon les Pères de l'Eglise
2. Le meurtre du Christ selon Saint Thomas

3. Le déicide selon un Juif converti
4. La culpabilité de la foule
5. L'opinion de Maritain
6. L'opinion de Mgr Spadafora
7. L'opinion de Mgr Carli
8. Peut-on appeler les Juifs "réprouvés" de Dieu ?
9. Peut-on appeler les Juifs "maudits" de Dieu ?
10. Le déicide et le Concile de Vatican II
11. L'opinion d'un Juif converti sur 'Nostra Aetate'
12. Conclusion

______________

Introduction  

 Pour tous les Pères, unanimement, le judaïsme religieux dans son ensemble est responsable de la mort de Notre-Seigneur Jésus-Christ. 

"Les Pères se placent dans une perspective... religieuse, et aucunement raciale. …Il faut d'abord distinguer entre la réalité naturelle qu'est le peuple juif et le judaïsme religieux : celui-ci ne représente qu'une branche de ce peuple. Dans la mise à mort du Christ, c'est la communauté religieuse d'Israël qui est impliquée, et non le peuple juif qui... par cet événement... s'est trouvé scindé en deux. La branche fidèle d'Israël, le "petit reste" a donné naissance à l'Eglise. (…). Au contraire, certains chefs religieux ont voulu la condamnation de Jésus, ...[on ne peut donc] rendre tous les Juifs responsables d'un péché commis jadis par certains de leurs ancêtres. Seuls sont coupables devant Dieu ceux qui renouvellent la faute originelle par leur refus personnel. Toutefois, il ne s'agit pas d'innocenter en bloc tous les Juifs... Les Juifs conservent encore une certaine forme de culpabilité dans la mesure où ils adoptent l'attitude de leurs ancêtres (…) Le judaïsme religieux... s'oppose à l'Eglise exactement comme il s'est opposé, dans la personne de ses chefs... au message du Christ" (D. Judant, judaïsme et Christianisme, Les Editions du Cèdre, Paris 1969, pp. 88-91). 

Suite de l'article - lire le dossier PDF

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 Le mensonge de l'abbé Ratzinger

 Dans le second tome de son livre Jésus de Nazareth, l'abbé Ratzinger, qui se prétend être le Vicaire de Celui qui a été mis à mort par les "juifs talmudiques" (!),  s'attache à démonter le concept selon lequel le peuple juif serait collectivement responsable de la mort du Christ. Ainsi, l'Eglise catholique n'aurait jamais parlé de la communauté religieuse juive comme étant déicide. Ceci est entièrement faux : en lisant le document mis en ligne ci-dessus, les lecteurs pourront constater ce mensonge. L'Eglise, par la voix unanime des Pères de l'Eglise, de Saint Thomas d'Aquin et des Papes, enseigne avec raison que le  judaïsme religieux (à ne pas confondre avec le peuple juif) est coupable de tentative de déicide :

 Saint Thomas : "On se pose alors une objection : si les Juifs n'ont pas tué la Divinité (qui dans le Christ ne meurt pas), ils sont seulement coupables de simple homicide (et non de DEICIDE, ndr). A cela je réponds : Si quelqu'un salit volontairement le vêtement du Roi, n'est-il pas considéré comme aussi coupable que s'il avait souillé la personne elle-même? Pour cette raison, bien qu'ils n'aient pas tué la nature divine du Christ (chose impossible), les auteurs moraux de la mort ont mérité, à cause de leurs intentions, une très grave condamnation. … Qui lacère un décret royal attente à la majesté royale elle-même ; et donc LE PECHE DES JUIFS EST UN PECHE DE TENTATIVE DE DEICIDE" (Symb. Ap., a. 4, n° 912, Opuscula theologica ; De re spirituali, Marietti, Torino 1954).

 Comme le montre l'abbé Nitoglian Saint Thomas [S. Th. III, q. 47, a. 5, ad 3um] démontre que "les Juifs ont pêché pour avoir crucifié le Christ non seulement comme homme, mais aussi comme Dieu"  (Et ideo Judaei peccaverunt, non solum hominis Chrisit, sed tamquam Dei Crucifixores).

 Le faux argument de Vatican II repris par l'abbé Ratzinger

  Le Conciliabule de Vatican II déclare que la mort de Notre-Seigneur est "DUE AUX PECHES DE TOUS LES HOMMES" (Nostra Aetate, 4) "ce qui n'est aucunement contesté si l'on veut parler de la cause éloignée ; mais par contre ce furent les juifs la CAUSE PROCHAINE de la mort de Jésus (Judas, les princes des prêtres et la foule), comme on l'a démontré 'ad abundantiam' pour le DEICIDE." (abbé Nitoglia).

 Nous finirons en citant un extrait d'un écrit du Père Isidoro da Alatri (Qui a tué Jésus-Christ) :

 "... Alléguant ce que dit Jésus dans le jardin de Gethsémani: "C'est assez, l'heure est venue; voici que le Fils de l'Homme va être livré aux mains des pécheurs" (Mc XIV, 41), nos adversaires croient pouvoir s'en tirer en affirmant: "Puisque nous sommes tous pécheurs, nous L'avons tous tué". Voilà qui est passer ici brutalement de l'ordre historique à l'ordre moral et mystique. Il est vrai que tous nous sommes pécheurs et que, comme tels, nous avons participé à la mort du Christ venu sur la terre justement pour sauver les pécheurs et mort pour les pécheurs; cela ne fait aucun doute. Mais on ne peut néanmoins affirmer que tous les pécheurs L'ont tué de leurs propres mains, L'ont conduit à Pilate et ont demandé Sa mort avec instance. Et en effet dire que le Christ est mort pour sauver tous les pécheurs est une chose; une autre est d'affirmer que tous les pécheurs L'ont tué en insistant comme des forcenés pour que Pilate Le condamne à mort, Le remette entre leurs mains et à la merci de leur volonté perverse, tyrannique et sanguinaire exigeant à plusieurs reprises le supplice de la croix... Qu'Il soit mort pour les pécheurs est une vérité si rebattue dans la Foi des chrétiens que cela ne vaut même pas la peine de le prouver; en font foi les textes bibliques bien connus du prophète Isaïe (Is. LIII, 4-5), l'autorité de saint Paul (Rom. V, 5-8), et tant d'autres témoignages qui abondent dans les Livres Saints et toute la littérature chrétienne dogmatique, morale, ascétique et mystique. [...]  Qui donc a tué le Christ? Les paroles de saint Pierre, de saint Paul et de saint Etienne sont unanimes et devraient suffire, il me semble, à convaincre quiconque le veut bien ou a cru le contraire: le Christ a été trahi, tué et crucifié par le peuple juif et ses chefs."

 Il nous reste plus qu'à prier pour la conversion des juifs qui ont refusé de suivre la nouvelle Alliance :

“Prions aussi pour les perfides juifs, afin que Dieu notre Seigneur enlève le voile de leurs cœurs et qu’ils reconnaissent avec nous Jésus-Christ Notre Seigneur (prière pour la conversion des juifs de l'office du Vendredi saint)

 

Ratzinger vs Pie XI

Publié le par Clément

Extraits d'un article du site Zenit :
 

ROME, Mardi 25 janvier 2011 (ZENIT.org) - L'œcuménisme est un "engagement fondamental" de l'Eglise et non pas "une simple stratégie de communication", a rappelé Benoît XVI en recevant en audience, le 24 janvier, une délégation de l'Eglise évangélique luthérienne d'Allemagne présente à Rome à l'occasion de la conclusion de la semaine de prière pour l'unité des chrétiens.

"L'engagement de l'Eglise catholique pour l'œcuménisme", a ajouté Benoît XVI en rappelant les paroles de Jean-Paul II dans l'encyclique Ut unum sint, "n'est pas une simple stratégie de communication dans un monde qui change, mais un engagement fondamental de l'Eglise à partir de sa propre mission" (cf. Nm 28-32).

Pour certains, aujourd'hui, "l'objectif commun de l'unité pleine et visible des chrétiens semble de nouveau être plus lointain. Les interlocuteurs œcuméniques portent dans le dialogue des idées sur l'unité de l'Eglise complètement différentes", a-t-il observé.

« Je partage la préoccupation de beaucoup de chrétiens pour le fait que les fruits du travail œcuménique, surtout en relation à l'idée d'Eglise et de ministère, ne sont pas encore suffisamment reçus par les interlocuteurs œcuméniques. Toutefois, même si de nouvelles difficultés surgissent, nous regardons l'avenir avec espérance ».

Devant la délégation allemande, le pape a rappelé l'importance de l'Esprit Saint pour dépasser les divisions entre chrétiens. Il a aussi souhaité que le dialogue théologique contribue "à une entente sur des questions ouvertes, qui sont un obstacle sur le chemin vers l'unité visible et la célébration commune de l'Eucharistie comme sacrement de l'unité entre les chrétiens".

Depuis 2009 en Allemagne, a encore rappelé Benoît XVI, une commission de dialogue bilatéral de la Conférence épiscopale et de l'Eglise évangélique luthérienne allemande, a repris son activité sur le thème : "Dieu et la dignité de l'homme".

"Ce domaine thématique comprend en particulier des problèmes récents en relation à la protection et à la dignité de la vie humaine, comme les questions urgentes de la famille, le mariage et la sexualité, qui ne peuvent être étouffées ou négligées uniquement pour ne pas mettre en danger le consensus œcuménique trouvé jusque-là".

"Souhaitons - a ajouté le pape - que sur ces questions importantes relatives à la vie, de nouvelles différences confessionnelles ne naissent pas, mais qu'ensemble, nous puissions rendre témoignage au monde et aux hommes de ce que le Seigneur nous a montré et nous montre".

Le pape a enfin évoqué le prochain anniversaire (le 50e, en 2017) des thèses de Luther sur les indulgences. "A cette occasion, luthériens et catholiques auront l'opportunité de célébrer dans le monde entier une commémoration œcuménique commune, de lutter au niveau mondial pour les questions fondamentales, non pas sous la forme d'une célébration triomphaliste, mais comme une profession commune de notre foi dans le Dieu Un et Trine, dans l'obéissance commune à Notre Seigneur et à sa Parole", a-t-il souligné.

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  Cette conception de l'unité des chrétiens s'oppose à l'enseignement du Pape Pie XI dans son encyclique Mortalium animos dont voici de larges extraits :

  http://www.aloha.net/~mikesch/PiusXIcrowned.jpg

"Jamais peut-être dans le passé, les esprits des hommes n’ont été saisis aussi fort que nous le voyons de nos jours, du désir de renforcer et d’étendre pour le bien commun de la société humaine, les relations fraternelles qui nous lient à cause de notre communauté d’origine et de nature.

Les peuples, en effet, ne jouissent pas encore pleinement des bienfaits de la paix; et même, çà et là, de vieilles et de nouvelles discordes provoquent l’éruption de séditions et de guerres civiles. Par ailleurs, la plupart, assurément, des controverses qui touchent à la tranquillité et à la prospérité des peuples ne peuvent d’aucune manière recevoir de solution sans l’action concertée et les efforts des chefs des Etats et de ceux qui en gèrent et poursuivent les intérêts. On comprend donc aisément, et cela d’autant mieux que plus personne ne refuse d’admettre l’unité du genre humain, pourquoi la plupart des hommes désirent voir, au nom de cette fraternité universelle, les divers peuples s’unir entre eux par des liens chaque jour plus étroits.

C’est un résultat semblable que d’aucuns s’efforcent d’obtenir dans les choses qui regardent l’ordre de la Loi nouvelle, apportée par le Christ Notre Seigneur. Convaincus qu’il est très rare de rencontrer des hommes dépourvus de tout sens religieux, on les voit nourrir l’espoir qu’il serait possible d’amener sans difficulté les peuples, malgré leurs divergences, religieuses, à une entente fraternelle sur la profession de certaines doctrines considérées comme un fondement commun de vie spirituelle. C’est pourquoi, ils se mettent à tenir des congrès, des réunions, des conférences, fréquentés par un nombre appréciable d’auditeurs, et, à leurs discussions, ils invitent tous les hommes indistinctement, les infidèles de tout genre comme les fidèles du Christ, et même ceux qui, par malheur, se sont séparés du Christ ou qui, avec âpreté et obstination, nient la divinité de sa nature et de sa mission.

De telles entreprises ne peuvent, en aucune manière, être approuvées par les catholiques, puisqu’elles s’appuient sur la théorie erronée que les religions sont toutes plus ou moins bonnes et louables, en ce sens que toutes également, bien que de manières différentes, manifestent et signifient le sentiment naturel et inné qui nous porte vers Dieu et nous pousse à reconnaître avec respect sa puissance. En vérité, les partisans de cette théorie s’égarent en pleine erreur, mais de plus, en pervertissant la notion de la vraie religion ils la répudient, et ils versent par étapes dans le naturalisme et l’athéisme. La conclusion est claire: se solidariser des partisans et des propagateurs de pareilles doctrines, c’est s’éloigner complètement de la religion divinement révélée.

Il est vrai, quand il s’agit de favoriser l’unité entre tous les chrétiens, certains esprits sont trop facilement séduits par une apparence de bien. N’est-il pas juste, répète-t-on, n’est-ce pas même un devoir pour tous ceux qui invoquent le nom du Christ, de s’abstenir d’accusations réciproques et de s’unir enfin un jour par les liens de la charité des uns envers les autres ? Qui donc oserait affirmer qu’il aime le Christ s’il ne cherche de toutes ses forces à réaliser le voeu du Christ lui-même demandant à son Père que ses disciples soient « un » (Joan. XVII, 21) ? Et de plus le Christ n’a-t-il pas voulu que ses disciples fussent marqués et distingués des autres hommes par ce signe qu’ils s’aimeraient entre eux: «  C’est à ce signe que tous connaîtront que vous êtes mes disciples : si vous avez de l’amour les uns pour les autres  » (Joan. XIII, 35) ?

Plaise à Dieu, ajoute-t-on, que tous les chrétiens soient « un » ! Car par l’unité, ils seraient beaucoup plus forts pour repousser la peste de l’impiété qui, s’infiltrant et se répandant chaque jour davantage, s’apprête à ruiner l’Evangile.

Tels sont, parmi d’autres du même genre, les arguments que répandent et développent ceux qu’on appelle panchrétiens. Et il s’en faut que ces panchrétiens soient peu nombreux et disséminés; ils se sont, au contraire, multipliés en organisations complètes et ils ont fondé des associations largement répandues, que dirigent, le plus souvent, des non catholiques, quelles que soient leurs divergences en matières de foi. Leur entreprise est, d’ailleurs, poursuivie si activement qu’elle obtient en beaucoup d’endroits l’accueil de personnes de tout ordre et qu’elle séduit même de nombreux catholiques par l’espoir de former une union conforme, apparemment, aux voeux de notre Mère la Sainte Eglise, laquelle, certes, n’a rien plus à coeur que de rappeler et de ramener à son giron ses enfants égarés.

Mais en fait, sous les séductions et le charme de ces discours, se cache une erreur assurément fort grave, qui disloque de fond en comble les fondements de la foi catholique.

[...] 

C’est ici l’occasion d’exposer et de réfuter la fausse théorie dont visiblement dépend toute cette question et d’où partent les multiples activités concertées des non-catholiques en vue de confédérer, comme nous l’avons dit, les églises chrétiennes.

Les auteurs de ce projet ont pris l’habitude d’alléguer, presque à l’infini, les paroles du Christ : «  Qu’ils soient un… Il n’y aura qu’un bercail et qu’un pasteur  » (Joan. XVII, 21; X, 15), mais en voulant que, par ces mots, soient signifiés un voeu et une prière du Christ Jésus qui, jusqu’à ce jour, auraient été privés de résultat. Ils soutiennent, en effet, que l’unité de foi et de gouvernement, caractéristique de la véritable et unique Eglise du Christ, n’a presque jamais existé jusqu’à présent et n’existe pas aujourd’hui; que cette unité peut, certes, être souhaitée et qu’elle sera peut-être un jour établie par une entente commune des volontés, mais qu’il faut entre-temps la tenir pour une sorte de rêve. Ils ajoutent que l’Eglise, en elle-même, de sa nature, est divisée en parties, c’est-à-dire constituée de très nombreuses églises ou communautés particulières, encore séparées, qui, malgré quelques principes communs de doctrine, diffèrent pour tout le reste; que chaque église jouit de droits parfaitement identiques; que l’Eglise ne fut une et unique que tout au plus depuis l’âge apostolique jusqu’aux premiers conciles oecuméniques.

Il faut donc, disent-ils, négliger et écarter les controverses même les plus anciennes et les divergences de doctrine qui déchirent encore aujourd’hui le nom chrétien, et, au moyen des autres vérités doctrinales, constituer et proposer une certaine règle de foi commune: dans la profession de cette foi, tous sentiront qu’ils sont frères plus qu’ils ne le sauront; seulement, une fois réunies en une fédération universelle, les multiples églises ou communautés pourront s’opposer avec force et succès aux progrès de l’impiété.
[...]

Pourtant, si on peut trouver des non-catholiques, d’ailleurs nombreux, qui prêchent à pleine voix une communion fraternelle dans le Christ Jésus, on n’en trouverait pas à qui vienne la pensée de se soumettre et d’obéir au Vicaire de Jésus-Christ quand il enseigne et quand il commande. Entre-temps, ils affirment qu’ils traiteront volontiers avec l’Eglise Romaine, mais à droits égaux, c’est-à-dire en égaux avec un égal; mais s’ils pouvaient traiter, il ne semble pas douteux qu’ils le feraient avec la pensée de ne pas être tenus, par le pacte éventuellement conclu, à renoncer aux opinions en raison desquelles, encore maintenant, ils restent dans leurs errements et dans leurs erreurs hors de l’unique bercail du Christ.

Dans ces conditions, il va de soi que le Siège Apostolique ne peut, d’aucune manière, participer à leurs congrès et que, d’aucune manière, les catholiques ne peuvent apporter leurs suffrages à de telles entreprises ou y collaborer; s’ils le faisaient, ils accorderaient une autorité à une fausse religion chrétienne, entièrement étrangère à l’unique Eglise du Christ.

Pouvons-nous souffrir – ce serait le comble de l’iniquité – que soit mise en accommodements la vérité, et la vérité divinement révélée? Car, en la circonstance, il s’agit de respecter la vérité révélée. Puisque c’est pour instruire de la foi évangélique tous les peuples que le Christ Jésus envoya ses Apôtres dans le monde entier et que, pour les garder de toute erreur, il voulut qu’ils fussent auparavant instruits de toute vérité par l’Esprit-Saint (Joan. XVI, 13), est-il vrai que, dans l’Eglise que Dieu lui-même assiste comme chef et gardien, cette doctrine des Apôtres a complètement disparu ou a été jamais falsifiée? Si notre Rédempteur a déclaré explicitement que son Evangile est destiné non seulement aux temps apostoliques, mais aussi aux âges futurs, l’objet de la foi a-t-il pu, avec le temps, devenir si obscur et si incertain qu’il faille aujourd’hui tolérer même les opinions contradictoires?

Si cela était vrai, il faudrait également dire que tant la descente du Saint-Esprit sur les Apôtres que la présence perpétuelle de ce même Esprit dans l’Eglise et la prédication elle-même de Jésus-Christ ont perdu, depuis plusieurs siècles, toute leur efficacité et tout leur utilité: affirmation évidemment blasphématoire.
[...]

Il est vrai, ces panchrétiens qui cherchent à fédérer les églises, semblent poursuivre le très noble dessein de promouvoir la charité entre tous les chrétiens; mais comment la charité pourrait-elle tourner au détriment de la foi? Personne sans doute n’ignore que saint Jean lui-même, l’Apôtre de la charité, que l’on a vu dans son Evangile, dévoiler les secrets du Coeur Sacré de Jésus et qui ne cessait d’inculquer dans l’esprit de ses fidèles le précepte nouveau: «  Aimez-vous les uns les autres  », interdisait de façon absolue tout rapport avec ceux qui ne professaient pas la doctrine du Christ, entière et pure: «  Si quelqu’un vient à vous et n’apporte pas cette doctrine, ne le recevez pas dans votre maison et ne le saluez même pas  » (Joan. II, 10). C’est pourquoi, puisque la charité a pour fondement une foi intègre et sincère, c’est l’unité de foi qui doit être le lien principal unissant les disciples du Christ.

Comment, dès lors, concevoir la légitimité d’une sorte de pacte chrétien, dont les adhérents, même dans les questions de foi, garderaient chacun leur manière particulière de penser et de juger, alors même qu’elle serait en contradiction avec celles des autres? Et par quelle formule, Nous le demandons, pourraient-ils constituer une seule et même société de fidèles, des hommes qui divergent en opinions contradictoires? Par exemple, au sujet de la sainte Tradition, ceux qui affirment qu’elle est une source authentique de la Révélation et ceux qui le nient? De même, pour la hiérarchie ecclésiastique, composée d’évêques, de prêtres et de ministres, ceux qui pensent qu’elle est d’institution divine et ceux qui déclarent qu’elle a été introduite peu à peu selon les temps et les circonstances? Egalement au sujet de la très sainte Eucharistie, ceux qui adorent le Christ véritablement présent en elle grâce à cette merveilleuse transformation du pain et du vin appelée transsubstantiation, et ceux qui affirment que le corps du Christ ne s’y trouve présent que par la foi ou par un signe et la vertu du Sacrement; ceux qui reconnaissent à la même Eucharistie à la fois la nature de sacrifice et celle de sacrement, et ceux qui n’y voient rien d’autre que le souvenir et la commémoraison de la Cène du Seigneur? Et aussi, quant aux Saints régnant avec le Christ et spécialement Marie Mère de Dieu, ceux qui croient qu’il est bon et utile de les invoquer par des supplications et de vénérer leurs images, et ceux qui prétendent que ce culte ne peut être rendu, parce qu’opposé à l’honneur de Jésus-Christ «  seul médiateur entre Dieu et les hommes  » (I Tim. II, 5)?

En vérité, nous ne savons pas comment, à travers une si grande divergence d’opinions, la voie vers l’unité de l’Eglise pourrait être ouverte, quand cette unité ne peut naître que d’un magistère unique, d’une règle unique de foi et d’une même croyance des chrétiens. En revanche, nous savons très bien que, par là, une étape est facilement franchie vers la négligence de la religion ou indifférentisme et vers ce qu’on nomme le modernisme, dont les malheureuses victimes soutiennent que la vérité des dogmes n’est pas absolue, mais relative, c’est-à-dire qu’elle s’adapte aux besoins changeants des époques et des lieux et aux diverses tendances des esprits, puisqu’elle n’est pas contenue dans une révélation immuable, mais qu’elle est de nature à s’accommoder à la vie des hommes.

De plus, quant aux vérités à croire, il est absolument illicite d’user de la distinction qu’il leur plaît d’introduire dans les dogmes de foi, entre ceux qui seraient fondamentaux et ceux qui seraient non fondamentaux, comme si les premiers devaient être reçus par tous tandis que les seconds pourraient être laissés comme matières libres à l’assentiment des fidèles: la vertu surnaturelle de foi a en effet, pour objet formel l’autorité de Dieu révélant, autorité qui ne souffre aucune distinction de ce genre. C’est pourquoi tous les vrais disciples du Christ accordent au dogme de l’Immaculée Conception de la Mère de Dieu la même foi que, par exemple, au mystère de l’Auguste Trinité, et de même ils ne croient pas à l’Incarnation de Notre Seigneur autrement qu’au magistère infaillible du Pontife Romain dans le sens, bien entendu, qu’il a été défini par le Concile oecuménique du Vatican. Car, de la diversité et même du caractère récent des époques où, par un décret solennel, l’Eglise a sanctionné et défini ces vérités, il ne s’ensuit pas qu’elles n’ont pas la même certitude, qu’elles ne sont pas avec la même force imposées à notre foi: n’est-ce pas Dieu qui les a toutes révélées?

En effet, le magistère de l’Eglise – lequel, suivant le plan divin, a été établi ici-bas pour que les vérités révélées subsistent perpétuellement intactes et qu’elles soient transmises facilement et sûrement à la connaissance des hommes – s’exerce chaque jour par le Pontife Romain et par les évêques en communion avec lui; mais en outre, toutes les fois qu’il s’impose de résister plus efficacement aux erreurs et aux attaques des hérétiques ou d’imprimer dans l’esprit des fidèles des vérités expliquées avec plus de clarté et de précision, ce magistère comporte le devoir de procéder opportunément à des définitions en formes et termes solennels.

Certes, cet usage extraordinaire du magistère n’introduit aucune nouveauté à la somme des vérités qui sont contenues, au moins implicitement, dans le dépôt de la Révélation confié par Dieu à l’Eglise; mais ou bien il rend manifeste ce qui jusque là pouvait peut-être paraître obscur à plusieurs, ou bien il prescrit de regarder comme de foi ce que, auparavant, certains mettaient en discussion.

On comprend donc, Vénérables Frères, pourquoi ce Siège Apostolique n’a jamais autorisé ses fidèles à prendre part aux congrès des non-catholiques: il n’est pas permis, en effet, de procurer la réunion des chrétiens autrement qu’en poussant au retour des dissidents à la seule véritable Église du Christ, puisqu’ils ont eu jadis le malheur de s’en séparer.

Le retour à l’unique véritable Eglise, disons-Nous, bien visible à tous les regards, et qui, par la volonté de son Fondateur, doit rester perpétuellement telle qu’il l’a instituée lui-même pour le salut de tous. Car jamais au cours des siècles, l’Epouse mystique du Christ n’a été souillée, et elle ne pourra jamais l’être, au témoignage de saint Cyprien: «  L’Epouse du Christ ne peut commettre un adultère: elle est intacte et pure. Elle ne connaît qu’une seule demeure; par sa chaste pudeur, elle garde l’inviolabilité d’un seul foyer  » (De cath. Ecclesiae unitate, VI). Et le saint martyr s’étonnait vivement, et à bon droit, qu’on pût croire «  que cette unité provenant de la stabilité divine, consolidée par les sacrements célestes, pouvait être déchirée dans l’Église et brisée par le heurt des volontés discordantes  » (ibid.). Le corps mystique du Christ, c’est-à-dire l’Eglise, étant un (I Cor., XII, 12), formé de parties liées et coordonnées (Eph. IV, 16) à l’instar d’un corps physique, il est absurde et ridicule de dire qu’il peut se composer de membres épars et disjoints; par suite, quiconque ne lui est pas uni n’est pas un de ses membres et n’est pas attaché à sa tête qui est le Christ (Eph.V, 30; 1,22).

Or, dans cette unique Eglise du Christ, personne ne se trouve, personne ne demeure, si, par son obéissance, il ne reconnaît et n’accepte l’autorité et le pouvoir de Pierre et de ses légitimes successeurs. N’ont-ils pas obéi à l’Evêque de Rome, Pasteur suprême des âmes, les ancêtres de ceux qui, aujourd’hui, sont enfoncés dans les erreurs de Photius et des novateurs? Des fils ont, hélas ! déserté la maison paternelle, laquelle ne s’est point pour cela effondrée et n’a pas péri, soutenue qu’elle était par l’assistance perpétuelle de Dieu. Qu’ils reviennent donc au Père commun, qui oubliera les insultes proférées jadis contre le Siège Apostolique et les recevra avec la plus grande affection. Si, comme ils le répètent, ils désirent se joindre à nous et aux nôtres, pourquoi ne se hâteraient-ils pas d’aller vers l’Eglise, «  mère et maîtresse de tous les fidèles du Christ  » (Conc. Latran IV, c. 5).

Qu’ils écoutent Lactance s’écriant: «  Seule… l’Eglise catholique est celle qui garde le vrai culte. Elle est la source de vérité, la demeure de la foi, le temple de Dieu; qui n’y entre pas ou qui en sort, se prive de tout espoir de vie et de salut. Que personne ne se flatte d’une lutte obstinée. Car c’est une question de vie et de salut; si l’on n’y veille avec précaution et diligence, c’est la perte et la mort  » (Divin. Instit., IV. 30, 11-12).

Que les fils dissidents reviennent donc au Siège Apostolique, établi en cette ville que les princes des Apôtres, Pierre et Paul, ont consacrée de leur sang, au Siège «  racine et mère de l’Eglise catholique  » (S. Cypr., Ep. 48 ad Cornelium, 3).

Qu’ils y reviennent, non certes avec l’idée et l’espoir que «  l’Eglise du Dieu vivant, colonne et fondement de la vérité  » (I Tim. II, 15) renoncera à l’intégrité de la foi et tolérera leurs erreurs, mais, au contraire, pour se confier à son magistère et à son gouvernement. Plaise à Dieu que cet heureux événement, que tant de nos prédécesseurs n’ont pas connu, Nous ayons le bonheur de le voir, que nous puissions embrasser avec un coeur de père les fils dont nous déplorons la funeste séparation; plaise à Dieu notre Sauveur, «  qui veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité  » (I Tim. II,4), d’entendre Notre ardente supplication pour qu’il daigne appeler tous les égarés à l’unité de l’Eglise. En cette affaire certainement très importante, Nous faisons appel et Nous voulons que l’on recoure à l’intercession de la Bienheureuse Vierge Marie, Mère de la divine grâce, victorieuse de toutes les hérésies et Secours des chrétiens, afin qu’elle Nous obtienne au plus tôt la venue de ce jour tant désiré où tous les hommes écouteront la voix de son divin Fils «  en gardant l’unité de l’Esprit dans le lien de la paix  » (Eph. IV, 3).

Vous comprenez, Vénérables Frères, combien nous souhaitons cette union. Nous désirons que Nos fils le sachent aussi, non seulement ceux qui appartiennent à l’univers catholique, mais aussi tous ceux qui sont séparés de nous. Si, par une humble prière, ces derniers implorent les lumières célestes, il n’est pas douteux qu’ils ne reconnaissent la seule vraie Église de Jésus-Christ et qu’ils n’y entrent enfin, unis à Nous par une charité parfaite. Dans cette attente, comme gage des bienfaits divins et en témoignage de Notre bienveillance paternelle, Nous vous accordons de tout coeur, Vénérables Frères, ainsi qu’à votre clergé et à votre peuple, la bénédiction apostolique.

Donné à Rome, près Saint-Pierre, le 6 janvier, en la fête de l’Epiphanie de Notre-Seigneur Jésus-Christ, l’an 1928, le sixième de Notre Pontificat.

Wojtyla prochainement béatifié par Ratzinger mais Rome "revient aux idées traditionnelles"

Publié le par Clément LECUYER

La cause en béatification de Jean-Paul II aurait connu d'importantes avancées ces dernières semaines.


Les dirigeants francs-maçons (ou plutôt les pantins) du Nouvel Ordre Mondial recueillis devant un des leurs : Jean-Paul II

  Selon Andrea Tornielli, vaticaniste du quotidien italien Il Giornale, Jean-Paul II devrait être béatifié en 2011, peut-être avant l’été, mais plus probablement le dimanche 16 octobre. Rappelons que Wojtyla a rejeté à plusieurs reprises des dogmes, a déclaré de multitudes d'hérésies et a participé à de nombreux scandales, si ce n'est des apostasies (lire ICI) ! Mais certains continuent à persister dans leur erreur : Benoit XVI "revient aux idées traditionnelles", nous affirme Mgr Fellay dans une interview du 27 décembre 2010...  Pire,  la Fraternité Saint Pie X doit faire canoniquement partie de l'Eglise de Benoît XVI (dixit Mgr Fellay), cette "Eglise" qui continue plus que jamais de propager l'erreur, l'hérésie et le mensonge !

Le scandale d'Assise va être réitéré par Ratzinger : rien n'a changé !

Publié le par Clément LECUYER

http://www.mostholyfamilymonastery.com/JPII/assisi_oneb.jpg
Un nouveau panthéon de toutes les religions en préparation

  Benoît XVI se rendra à Assise en octobre prochain pour une rencontre inter-religieuse à l'occasion du 25ème anniversaire de celle organisée par Jean Paul II:

"Cette année sera célébré le 25ème anniversaire de la Journée mondiale de prière pour la paix que Jean Paul II avait convoqué à Assise en 1986. Pour cette raison, je me rendrai en octobre prochain en pèlerinage dans la ville de saint François", a déclaré Benoît XVI

 Alors que la Fraternité Saint Pierre ou la FSSPX, pour ne citer qu'eux,  se félicitent encore d'un pseudo retour à la "Tradition" orchestré par Benoit XVI, nous ne pouvons que constater que rien n'a changé changé depuis le scandale d'Assise de 1986 ! Wojtyla, Raztinger, même combat !

Rappels :

1. "... Il est donc parfaitement évident que c'est abandonner la religion divinement révélée que de se joindre aux partisans et propagateurs de pareilles doctrines. Une fausse apparence de bien peut plus facilement, alors qu'il s'agit de favoriser l'union de tous les chrétiens, entraîner quelques âmes... Il est évident que le Siège apostolique ne peut sous aucun prétexte participer à leur congrès et que les catholiques n'ont, à aucun prix, le droit de les favoriser par leur suffrage ou leur action..." (Pie XI- encyclique  Mortalium Animos)

2.  "Il est absolument interdit aux fidèles d'assister ou de prendre part activement aux cultes des acatholiques (c.à.d. des non-catholiques) de quelque manière que ce soit" (Canon 1258,1)

3. -  “Le jour où Etats et Gouvernements se feront un devoir sacré de se régler, dans leur vie politique, au dedans et au dehors, sur les enseignements et les préceptes de Jésus-Christ, alors, mais alors seulement, ils jouiront à l’intérieur d’une paix profitable, entretiendront des rapports de mutuelle confiance, et résoudront pacifiquement les conflits qui pourraient surgir.”   (Pie XI - Encyclique Ubi arcano Dei, 21 décembre 1922)

>  Sermon du Père Joseph-Marie "25 ans après" consultable ICI

>  Communiqué du site ami Résistance-catholique [à lire !] :  BENOÎT XVI CONVOQUE UN NOUVEL ASSISE !

L'abbé Ratzinger donne la communion dans la main

Publié le par Clément LECUYER

Queen Sofia receives Communion in the hand 01
Le 7 novembre 2010, l'abbé Ratzinger accepte de donner la communion dans la main à la reine Sofia d'Espagne qui refuse de s'agenouiller sur le prie-dieu.
Vidéo ICI

 Ce n'est pas la première fois, bien au contraire, que l'abbé Ratzinger, décrit pourtant par certains pour être un conservateur [sic !,] donne la communion dans la main.

 

 

http://www.traditioninaction.org/RevolutionPhotos/Images%20(201-300)/269_CommunionHandt01.jpg

Lors d'une première communion dans le sud de l'Italie

 

269_CommunionHandt02.jpg - 40261 Bytes

  Le 19 avril 2008, dans la cathédrale St. Patrick, New York

 


Alors qu'il était "cardinal", en 2005, Ratzinger donne la communion dans la main à un protestant, le frère Schutz

 

 Mais est-ce bien le corps du Christ ? Tout dépend si l'hostie a été consacrée suivant le rite de saint Pie V (puisque le rite néoprotestant de Paul VI est invalide).

Ce que nous enseigne l'Eglise catholique :
 

http://missaest.diblogotus.com/documents/27143-500-500-80.bmp

 Saint Basile (330-379) dit clairement que recevoir la communion de ses propres mains  est interdit excepté en temps de grande persécution lorsqu'il n'y a ni prêtre ni diacre pour la distribuer (Lettre 93).

Le Synode de Rouen (649-653 ) interdit la communion dans la main :

"Ne mettez pas l'Eucharistie dans les mains d'un laïc ou d'une laïque, mais seulement dans leur bouche."

 Dans le V° Concile Oecuménique de Constantinople (680-681), nous pouvons lire qu'il est interdit aux fidèles de prendre eux-mêmes la Communion et ceux qui osent le faire sont menacés d’excommunion (Mansi XI, 969).  

 Saint Thomas d’Aquin, le “Docteur Angélique” nous dit que par le baptême, le chrétien a été consacré pour recevoir le Seigneur dans la sainte communion, mais non pour distribuer l'hostie consacrée aux autres ou la toucher inutilement. Toucher les espèces consacrées et les distribuer de ses propres mains est un privilège réservé aux ordonnés, un privilège qui indique une participation active dans le ministère de l'Eucharistie (Dominicae Cenae, 11) :

“Par respect pour ce Sacrement (l’Eucharistie), rien de profane ne doit entrer en contact avec lui. C’est pour cette raison que sont consacrés non seulement les personnes mais aussi le Calice; et à plus forte raison les mains du Prêtre, pour toucher ce Sacrement. D’où on en déduit que personne d’autre n’a le droit de le toucher(Som. T. III Q, 82, a, 3)

 C’est pour cela que Saint François d’Assises dit:

“Eux seuls (les Prêtres) peuvent le donner, et pas d’autres”. (Lettre 2 à tous les fidèles, 35)

 Ces interdictions sont maintenues par le Concile Trente (1445-1563) qui affirme que la coutume pour le prêtre qui célèbre la messe de se donner à lui-même la communion (de ses propres mains) et des laïcs de la recevoir du prêtre est une tradition apostolique :

"En ce qui concerne la réception du sacrement, il a toujours été la coutume de l'Eglise de Dieu que les laïcs devraient recevoir la communion des prêtres; mais que les prêtres, lorsqu'ils célèbrent, devraient se communier eux-mêmes; laquelle coutume, nous venant de la tradition apostolique, devrait avec justice et raison être maintenue." (sess. 13, c. 8)

Le Code du Droit Canon de 1917 rappelle que  :

"Le ministre ordinaire de la Sainte Communion est uniquement le Prêtre" et "le ministre extraordinaire ne peut être que le Diacre" (Canon 845, § 1 et 2)  

La communion dans les mains : une volonté de la franc-maçonnerie :

C'est ce que l'on peut lire dans certains documents appartenant à la franc-maçonnerie, "synagogue de Satan" (Pie IX).

Directives du Grand Maître de la Maçonnerie aux Evêques maçons catholiques :

"6- Découragez les fidèles de prendre la Sainte Communion à genoux. Dites aux Sœurs de faire perdre l’habitude de tenir les mains jointes aux enfants, avant et après la communion.
29- Faites distribuer la communion par les femmes et des laïcs. Commencez en déposant la communion sur la main, comme les protestants, au lieu de sur la langue."

(Source : revue italienne Téologica, N°14 mars/avril 1998) 

Maledictus XVI

Publié le par Clément LECUYER

 Voici ci-dessous une récente analyse de l'actualité (Benoît XVI et le préservatif) que M. l'abbé BELMONT vient de publier sur son site :

  Personne n’ignore que le prénom Benoît – Benedictus – signifie béni : celui dont on parle bien, celui qui est loué et digne de louanges, celui auquel on souhaite du bien, celui qui est glorifié, celui auquel on attribue le bien, celui qu’on remercie du bien. Le béni par excellence est Dieu. 

  Le contraire est maledictus, le maudit, nom qui convient au démon et à tous ceux qui concourent à son œuvre de perversion des esprits, des âmes et des cœurs. 

  En ces jours de tristesse, celui que le monde entier nomme Benoît XVI n’est plus qu’un maudit. Ce n’est pas moi qui le maudis, c’est lui qui se fait maudire du Dieu trois fois saint parce qu’à la face de ce monde – qui n’attendait que cela – il vient de creuser une brèche dans le dernier rempart qui tenait encore (en gros) contre le flot de l’impiété et de la luxure partout triomphantes. 

  Le dogme est depuis longtemps emporté : l’indifférentisme qui est la suite inéluctable de la prédication de la liberté religieuse a ôté des intelligences toute connaissance de la vérité révélée ; et là où elle est encore connue, on y adhère qu’à titre d’opinion (vénérable, respectable, consolante, roboratrice, préférable, belle, édifiante, émouvante – mais opinion !) 

  La sainte liturgie est depuis longtemps emportée par la désacralisation, la protestantisation, la créativité, la religion de l’homme. Cet écrin dissous, les sacrements qui constituent le trésor de l’Église se sont quasiment évaporés. 

  La révolution conciliaire n’avait pas encore directement touché à la morale sexuelle (qu’on me pardonne ce mot putride, et ceux qui suivront !) et conjugale. Certes, la confusion des fins du mariage organisée par Vatican II a fait des ravages ; certes le doute que Paul VI a laissé planer pendant quatre ans sur l’illicéité fondamentale de la contraception a eu raison des mœurs conjugales ; mais enfin Humanæ vitæ avait marqué une limite qui coïncidait avec la morale naturelle. Certes, ce rappel de la loi morale naturelle avait été rendu inopérant par la licence laissée aux évêques de le contredire, par vingt-cinq ans de puritanisme de Jean-Paul II qui, tout en rappelant la lettre de la loi, la sapait par en dessous par un naturalisme omniprésent.

  Mais enfin, cela tenait encore et le monde qui voit en Benoît XVI le chef de l’Eglise de Jésus-Christ pouvait encore se dire qu’il y avait là un rempart – qu’il s’en réjouisse ou qu’il le déplore. 

  Eh bien, c’est fini. Il n’y a plus rien. 

Comme vous y allez ! Benoît XVI n’a rien renié, n’a rien permis, n’a rien changé. 

— Le monde ne s’y est pas trompé (même s’il aimerait en rajouter !). C’est la première brèche qui est la catastrophe : tout le reste sera emporté tôt ou tard. Et c’est déjà fait dans le monde entier par le tam-tam médiatique. Et cela, ledit Benoît XVI ne pouvait pas l’ignorer. 

Mais enfin, il s’agit d’un entretien avec un journaliste, et non d’un acte magistériel. 

— Et alors ? le résultat est le même, ou pire encore parce qu’un livre est beaucoup plus accessible qu’un acte plus ou moins sibyllin. 

Et puis il ne s’agit pas d’une promotion ou d’une autorisation du préservatif, mais simplement de l’affirmation qu’en certains cas il représente un moindre mal. 

— C’est là que se cache le cœur du scandale. 

D’abord, parce que le justifier en un cas (même si c’est le justifier en disant qu’on ne le justifie pas), c’est le justifier en principe ; et là personne ne s’y trompe. Il ne reste plus qu’à étendre peu à peu ce domaine de justification, et il ne restera pas pierre sur pierre du saint Mariage. 

Ensuite, justifier ainsi cet accessoire immonde, c’est ôter la crainte du châtiment, c’est favoriser et étendre le mal. La religion conciliaire avait déjà laissé tomber dans l’oubli le Jugement de Dieu et les peines infernales qui sont le châtiment du péché. Le préservatif est une invention pour pécher sans en porter les conséquences, sans craindre cette justice immanente de la maladie du sida (et consorts). Admettre son usage, c’est ouvrir le dernier rempart qui retenait encore les hommes (tout au moins quelques-uns) au bord de l’abîme. 

Pis encore, c’est nier que le péché en lui-même soit le plus grand de tous les maux et, d’une certaine façon, le seul mal. C’est aggraver le mal de Dieu (de l’offense faite à Dieu) pour diminuer (pour prétendre diminuer) le mal de l’homme. C’est une inversion démoniaque. 

Mais enfin, Benoît XVI n’évoque qu’un cas où le préservatif, qui est contre-nature je vous l’accorde, ne peut pas aggraver des actes qui sont déjà contre nature. 

— Je vous l’ai dit, cela favorise ces actes ; et accumuler les conditions contradictoires à la loi divine, c’est s’enfoncer dans l’abjection, c’est multiplier les péchés, c’est blasphémer Dieu. Faut-il qu’on ait perdu le sens chrétien pour ne pas s’en apercevoir. 

Nous allons maintenant entendre le concert des bons apôtres qui vont nous rebattre les oreilles en arguant que ce n’est pas un acte ex cathedra, qu’une exégèse en six volumes démontera qu’il y a un moyen de concilier cela avec la morale chrétienne, et qu’il ne faut pas avoir un esprit chagrin qui voit le mal partout. Nous les avons déjà entendus lors des visites aux synagogues et autres mosquées, au baiser du Coran et aux autres actes qui bafouent la foi et scandalisent les chrétiens – s’il en reste après tout cela. 

Ces arguties ne convainquent personne, ne retirent aucun mal : elles ne font que diluer la vérité et déshonorer Dieu. 

Quant à ceux qui choisissent de participer à la Messe, le sacrifice de la miséricordieuse Rédemption, où l’on déclare solennellement que l’Église catholique est una cum Benoît XVI, et qui lui font ainsi une efficace allégeance, qu’ils examinent donc dans quelle spirale de vilenie ils mettent leur âme et celles de ceux que le Bon Dieu leur a confiés. 

Très douce Vierge Marie, donnez-nous la grâce de pleurer avec vous ! 

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Voici un  des nombreux communiqués de presse qui révèle l’infamie

  Dans un livre-entretien , le pape Benoît XVI admet, pour la http://multimedia.fnac.com/multimedia/FR/images_produits/FR/Fnac.com/ZoomPE/3/6/4/9782227482463.jpgpremière fois, l'utilisation du préservatif « dans certains cas », « pour réduire les risques de contamination » par le virus du sida. Un virage pour certains, une évolution pour d'autres. Mais que dit - vraiment - le souverain pontife dans ces écrits ?  

  À la question « l'Église catholique n'est-elle pas fondamentalement contre l'utilisation de préservatifs ? » le souverain pontife répond, selon la version originale allemande : « Dans certains cas, quand l'intention est de réduire le risque de contamination, cela peut quand même être un premier pas pour ouvrir la voie à une sexualité plus humaine, vécue autrement. » 

  Pour illustrer son propos, le pape donne un seul exemple, celui d'un « homme prostitué », selon le texte original allemand et ses versions anglaise et française, tandis qu'un extrait en italien cité par le quotidien du Vatican évoque une prostituée. Il considère, dans ce cas précis, que cela peut être « un premier pas vers une moralisation, un début de responsabilité permettant de prendre à nouveau conscience que tout n'est pas permis et que l'on ne peut pas faire tout ce que l'on veut ». Précisant : « Ce n'est pas la façon à proprement parler de venir à bout du mal de l'infection du VIH. La bonne réponse réside forcément dans l'humanisation de la sexualité. » 

  Lumière du Monde, publié mardi [23 novembre 2010] en versions allemande et italienne et, le 3 décembre, en version française aux éditions Bayard Presse.

> Autre excellent article de M. l'abbé Belmont sur le même sujet d'actualité à lire absolulent : Les « braves gens » volent au secours de l’innommable

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