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99 articles avec fsspx : voie sans issue

Saint Pie X, sur l'obéissance au Pape

Publié le par Clément LECUYER

Souvent, des catholiques "traditionnels" viennent nous expliquer que les fidèles ne sont pas tenus, sauf exceptions,  à obéir au Pape. Rien de surprenant puisque depuis les années 1970, de nombreux auteurs "traditionalistes"  - reconnaissant Paul VI, Jean-Paul II et maintenant Benoit XVI comme Papes mais rejettant les enseignements de Vatican II, la nouvelle "messe", leur œcuménisme, leurs hérésies et leurs réformes - affirment, pour justifier leur position intenable, qu'il est donc permis de désobéir et de résister à un Pape. Grave erreur ! Nous leur avons déjà répondu dans notre dossier intitulé Peut-on résister au Pape ?

  Voici ci-dessous d'autres propos du Pape Saint Pie X qui condamne ainsi l'opinion de la "Fraternité Saint Pie X" sur la résistance à un Pape :

 "Si jamais vous rencontriez des gens qui se vantent d'être croyants, dévoués au Pape, et veulent être catholiques mais considéreraient comme la plus grande insulte d'être appelés cléricaux, dites solennellement que les fils dévoués du Pape sont ceux qui obéissent à sa parole et le suivent en tout, non ceux qui étudient les moyens d'éluder ses ordres ou de l'obliger par des instances dignes d'une meilleure cause à des exemptions ou des dispenses d'autant plus douloureuses qu'elles causent plus de mal et de scandale". (allocation au consistoire, 27 mai 1914)

Mgr Lefebvre nous a quitté il y a 20 ans

Publié le par Clément LECUYER

 

  Le 25 mars 1991,Mgr Lefebvre rendait son âme à Dieu. Fondateur de la Fraternité Saint Pie X, Mgr Lefebvre a combattu pour la sauvegarde de l'Eglise catholique et a dénoncé publiquement le modernisme et ce, malgré ses regrettables et graves erreurs sur plusieurs points de doctrine (infaillibilité pontificale, soumission et obéissance au Pape, invalidité des nouveaux sacrements, etc). Alors que la Fraternité Saint Pie X l'a déjà pour ainsi dire canonisé (après en avoir fait de son vivant un évêque infaillible),  nous devons prier pour le salut de son âme.

 "Requiem æternam dona eis, Domine, et lux perpetua luceat eis.
Donnez-lui le repos éternel, Seigneur, et que la lumière éternelle l'illumine."

La FSSPX de Mgr Fellay se déchaîne

Publié le par Clément LECUYER

 Nous relayons ci-dessous le communiqué du site ami Résistance-catholique qui a été obligé de fermer durant plusieurs jours :

"Quatre jours à peine après la publication de notre article en date du 28 février dernier démontrant la négation formelle et publique par Mgr Fellay du Dogme de l’Infaillibilité, l’hébergeur de notre site (un des plus importants en nombre de sites hébergés) a reçu, le 4 mars suivant, des menaces de poursuites judiciaires de la part du Secrétaire Général de la FSSPX, l’abbé Christian Thouvenot, l’obligeant à procéder à la fermeture temporaire de notre site."

Suite

L'infaillibilité de l'Eglise dans les canonisations des saints et la conséquence sur notre présente situation

Publié le par Clément LECUYER

 Alors que la prochaine béatification de l'antichrist Wotjyla par les siens approche, ceux qui reconnaissent Benoît XVI comme vrai Pape ne peuvent pas dissimuler leur gêne. En effet, "si l’Eglise n’est pas garantie de l’erreur, quand elle élève un de ses serviteurs au nombre des bienheureux, car alors elle ne porte pas une sentence définitive, elle l’est quand elle canonise un saint" (Nicolas Iung dans Le magistère de l’Eglise, p. 175-176).
 


"Tout ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux "
(Notre Seigneur à St Pierre et à ses successeurs)

 Or, la béatification de Wojtyla préfigure très probablement une prochaine canonisation. Face à cela, la Fraternité Saint Pie X, qui est bien évidemment opposée à la béatifiation puis à la canonisation de Jean-Paul II, tente d'anticiper en prétextant que les canonisations n'engagent pas vraiment l'infaillibilité pontificale, opinion qui légitimerait alors la non reconnaissance du "saint Jean-Paul II".

32. Si la canonisation engage l’infaillibilité pontificale, peut-on refuser les nouveaux saints canonisés par le pape ?

Mgr Fellay : "C'est vrai qu'il y a un problème sur la question des canonisations actuelles. Cependant on peut se demander s'il y a une véritable volonté d'engager l’infaillibilité dans les termes utilisés par le souverain pontife. On a changé ces termes pour la canonisation, ils sont devenus beaucoup moins forts qu’auparavant. Je pense que cela va de pair avec la mentalité nouvelle qui ne veut pas définir dogmatiquement en engageant l'infaillibilité. Cependant reconnaissons qu’on reste là sur des pistes… Il n'y a pas de réponse satisfaisante, si ce n’est celle de l’intention de l’autorité suprême d’engager ou non son infaillibilité." (Entretien accordé par Mgr Bernard Fellay au District des Etats-Unis le 2 février 2011)

  Encore une fois, Mgr Fellay adopte un discours flou et incertain.  Le supérieur de la Fraternité est décidemment loin d'appliquer le commandement de Notre Seigneur "que votre oui soit oui, que votre non soit non (Matthieu,  5 - 37). Un Pape engage-t-il son infaillibilité quand il promulgue une canonision ? A cette question, Mgr Fellay ne répond ni par l'affirmatif, ni par la négation... Il laisse planer le doute, tout comme le faisait M. l'abbé de Cacqueray en 2008 : 

Abbé de Cacqueray : "On risque donc de se retrouver, avec les canonisations récentes, devant des interrogations graves: s’agit-il d’un saint au sens classique, ou s’agit-il d’un parangon des « nouvelles vertus » issues du Concile ? [...]  Que faire dans une telle situation embrouillée et confuse ?  Rejeter tous les saints proclamés depuis le Concile? Ce serait sot et bien imprudent. Pourrait-on impunément mépriser Frédéric Ozanam, le père Brottier, le père Miguel Pro, le padre Pio, le pape Pie IX, le père Cormier, Mgr Moreno y Diaz, don Michele Rua, le cardinal Schuster, dom Marmion, par exemple?
Accepter ces nouveaux saints en bloc ? Ce serait risquer d’avaler l’erreur au milieu de la vertu la plus héroïque.
Sélectionner les saints qui nous plaisent, qui nous conviennent, en rejetant ceux que nous estimons indignes d’être saints? Ce serait nous substituer au Magistère, seul compétent.

La Fraternité Saint-Pie X a choisi de ne pas choisir, et d’attendre les décisions d’un Magistère redevenu clair." (Fideliter n° 182)

  Avant d'entrer dans le vif du sujet, force est de constater que l'abbé de Cacqueray se contredit en quelques lignes. En effet, il commence par affirmer qu'on ne peut pas accepter la plupart des nouvelles canonisations car cela reviendrait à "avaler l'erreur au milieu de la vertu la plus héroïque" (chose impossible comme nous le verrons plus loin) puis il vient à nous expliquer qu'on ne peut pas "sélectionner" les saints sans risque de se substituer au Magistère.

http://www.christ-roi.net/images/8/86/Beno%C3%AEt_XIV_(Pape_1740-1758).jpg  Il est faux d'affirmer que le Magistère catholique n'a pas rendu un avis sur la question. Le Pape Benoît XIV dans son œuvre monumentale intitulée De servorum Dei beatificatione et beatorum canonization déclare que le Pape est infaillible dans la canonisation des Saints et que cela est objet de foi divine de telle façon que celui qui le nierait serait hérétique. Comme nous pouvons le lire sous la plume de M. l'abbé Ricossa dans les revues n°53 et 54 de Sodalitium, pour Benoît XIV, le fait que le Pape soit infaillible dans la canonisation des Saints est une vérité de foi divine, comme l’est le fait que tel canonisé soit réellement un Saint. Mais il admet comme licite l’opinion de ceux qui pensent au contraire qu’il s’agit d’une vérité de foi ecclésiastique (c’est-à-dire à croire non à cause de l’autorité divine mais à cause de l’autorité de l’Eglise infaillible); dans ce dernier cas, celui qui nierait les vérités susdites serait seulement… suspect d’hérésie et défenseur d’une proposition erronée méritant les plus graves censures. Au final, par respect pour les autres écoles qui ont une opinion différente, il conclut (Livre I, chap. 45, n° 28) que ce sur quoi tout le monde s’accorde et qu’il faut tenir au minimum est ceci :

"quiconque oserait prétendre que le Pape s’est trompé dans telle ou telle canonisation, ou que tel ou tel saint canonisé par le Pape ne doit pas être vénéré par un culte de dulie, celui-là, disons-nous, s’il n’est hérétique, [comme le pense notre auteur le Pape Benoît XIV] doit être considéré [comme l’admettent même ceux qui enseignent qu’il n’est pas de foi que le Pape soit infaillible dans la canonisation des Saints ou qu’il n’est pas de foi que tel ou tel autre canonisé est un Saint] comme un téméraire qui scandalise toute l’Eglise, outrage les Saints, favorise les hérétiques qui nient l’autorité de l’Eglise dans la canonisation des Saints, sent une odeur d’hérésie en ce qu’il donne aux incrédules occasion de se moquer des fidèles, soutient une proposition erronée et mérite les plus graves censures."

 Tout au long de l'histoire de l'Eglise, à notre connaissance, aucun théologien catholique n'a soutenu que l’on puisse impunément enseigner que le Pape peut errer en matière de canonisation des Saints.

 C'est ce que nous pouvons lire dans l’Enciclopedia Cattolica à la rubrique Canonisation :

"C’est cependant la doctrine commune des théologiens que le Pape est vraiment infaillible dans la canonisation, puisqu’il s’agit d’un acte très important relatif à la vie morale de l’Eglise universelle, en ce sens que le saint n’est pas seulement proposé à la vénération parce qu’il jouit de la gloire céleste mais aussi en tant que modèle des vertus et de la sainteté réelle de l’Eglise. Or il serait intolérable que, dans cette déclaration qui implique toute l’Eglise, le Pape ne soit pas infaillible. Cette doctrine ressort d’un grand nombre de bulles de canonisation, même du Moyen-Age, des déductions des canonistes, depuis le Moyen-Age, des théologiens depuis saint Thomas d’Aquin. Benoît XIV enseigne qu’il est certainement hérétique et téméraire de soutenir le contraire."

 En résumé, trois arguments incontestables peuvent être mentionnés :

  "L'Eglise est infaillible dans la canonisation des Saints. [...] La thèse se prouve : 1° Par la nature même de la canonisation. L'Eglise est infaillible dans tous ceux qui se rapportent à la Foi et aux Moeurs. Or la canonisation se rapporte à la Foi et aux Moeurs : à la Foi, "parce que l'honneur que nous rendons aux Saints est une certaine profession de foi par laquelle nous croyons en la gloire des Saints" (Saint Thomas, Quodl. 9. 6) ; aux Moeurs, car par la canonisation les Saints nous sont proposés comme des exemples de la vie parfaite.

Ergo. 2° Par la manière d'agir des Pontifes. Parfois, les Pontifes affirment cette infaillibilité dans les Bulles mêmes de canonisation (cf. Sixte IV, pour la canonisation de Saint Bonaventure), mais toujours, dans l'acte même de la canonisation, ils emploient les paroles solennelles : "De par l'autorité de Notre Seigneur Jésus-Christ, Nous décrétons, déclarons, définissons...", par l'usage desquelles ils imposent à chaque fois la vérité qui doit être fermement tenue par les fidèles (quotiescumque veritatem firmiter tenendam fidelibus imponunt). Or l'Eglise ne pourrait pas obliger de la sorte les fidèles à croire absolument les canonisés parmi les Saints, si Elle ne jugeait pas de cela infailliblement. Ergo.

3° En raison de la sentence quasi unanime des théologiens qui enseignent que l'on ne pourrait pas nier l'infaillibilité de l'Eglise dans la canonisation des Saints, ou sans hérésie, ou au moins sans témérité, scandale et impiété. (Hervé, Man. Théol. Dogm. 1927, p. 460s)" (
Source:  Le grand Catalogue de l'Abbé Zins. pages 523,525)

  Il est donc frappant de remarquer qu'encore une fois, la Fraternité Saint Pie X, afin d'essayer de justifier ses positions, adopte  de faux principes objectivement hétérodoxes. Si Benoît XVI est Pape de l'Eglise catholique, il est donc inenvisageable de rejeter ses "canonisations". Ainsi, le fait que notre foi nous commande de refuser et de dénoncer la prochaine béatification, mais surtout canonisation de Wojtyla équivaut par le fait même à rejeter une fois de plus la papauté de Benoît XVI.

>  NOUVEAU : Complément : les "papes" de Vatican II refusent-ils d'engager leur supposée infaillibilité lors des canonisations comme l'affirme la FSSPX ? Comparaison entre la canonisatin de saint Jean de Dieu par le Pape Pie XI et la "canonisation" de Josémaria Escriva de Balaguer par le non Pape "Jean-Paul II"

 A lire :  L'Eglise est infaillible dans la canonisation des saints par le R.P Goupil, 1941

La résistance au Pape est contraire au dogme catholique

Publié le par Clément LECUYER

http://leblogdumesnil.unblog.fr/2010/11/03/files/2010/11/tiaredepieixcopie.jpg  Depuis les années 1970, de nombreux auteurs "traditionalistes" reconnaissent Paul VI, Jean-Paul II et maintenant Benoit XVI comme Papes mais rejettent les enseignements de Vatican II, la nouvelle "messe", leur œcuménisme, leurs hérésies et leurs réformes. Pour se justifier, ils affirment donc qu'il est permis de désobéir et de résister à un Pape? Mais qu'en dit la doctrine catholique ? 

  Comme nous le démontrons dans notre dossier, l'enseignement catholique est clair et net : chaque fois qu'un Pape est dans son domaine, l'obéissance de tous les fidèles lui est due ; cette obéissance prompte n'admet aucune contestation.

  Il est évident que nous ne pouvons pas reconnaître et accepter la nouvelle "messe", les hérésies de Vatican II et celles des "papes" Paul VI, Jean-Paul II et Benoit XVI. Nous devons refuser d'obéir à leurs ordres, de suivre leur enseignement et leurs réformes opposés au magistère, pour garder la foi. Par conséquent, si la foi nous commande de résister et de désobéir à ces "papes", la foi nous assure qu'ils sont démunis de l'Autorité pontificale. Paul VI, Jean-Paul II ne pouvaient donc pas être de vrais Papes et Benoit XVI n'est pas le Vicaire du Christ. La 'prophétie'  de Léon XIII s'applique tout aussi bien à votre situation : "Là où fut institué le siège du bienheureux Pierre, et la chaire de Vérité, là (des ennemis très rusés) ils ont posé le trône de leur abomination dans l'impiété ; en sorte que le Pasteur étant frappé, le troupeau puisse être dispersé."


"Tous ceux qui résistent obstinément aux Prélats légitimes de l'Eglise, spécialement au Souverain Pontife de tous, et refusent d'exécuter leurs ordres, ne reconnaissant pas leur dignité, ont toujours été reconnus comme schismatiques par l'Eglise catholique."
(Pie IX - Encyclique Quartus supra) 

>  Lire notre dossier (4 pages) : Peut-on résister au Pape ?
>   Rappel : L'esprit schismatique de la FSSPX

Réponse à la revue Hérisson : "présente situation et vieux alibis"

Publié le par Clément LECUYER

 Un groupe de lecteurs de la revue Hérisson (nouveau bulletin du prieuré de la Fraternité sacerdotale Saint Pie X à Clermont-Ferrand) a tenu à réagir aux contre-vérités propagées dans son premier numéro. Nous publions, avec son accord, cette  réponse publique qui vient réfuter les erreurs classiques de la FSSPX sur la situation de l'Eglise. Plusieurs points sont soulevés parmi lesquels ceux-ci:

1. Catéchisme et infaillibilité ex cathedra.
2. Les "papes" de Vatican II, en regard de leurs réformes, sont-ils les Vicaires du Christ ?

3. Les cas des Papes saint Libère et Honorius accusés d'hérésie.
4. Un rappel sur Mgr Lefebvre.

> Lire ce document de réponse intitulé Présente situation et vieux alibis

La FSSPX dans la cathédrale de Lisieux

Publié le par Clément LECUYER

http://4.bp.blogspot.com/_3f337f1zNpY/SenWAEaEbuI/AAAAAAAAAXA/ZdNowJUTfN0/s400/Saint_Therese.jpg

 Comme chaque année, la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X organise un pèlerinage à Lisieux, sur les pas de Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus et de la Sainte-Face. D’habitude, cet évènement s’achevait pas une messe célébrée en plein air.   Cette année, et pour la première fois, la Fraternité a eu l’autorisation, par l'"évêque" moderniste de Lisieux, "Mgr" Boulanger, de célébrer la messe dans la cathédrale Saint-Pierre à Lisieux, samedi 2 octobre à 16h00.  Ce n'est pas un hasard...

> A lire : Un Motu Proprio réglant le statut canonique de la Fraternité Saint Pie X ? Fausse rumeur ou projet 'secret' ?

 

Mgr Lefebvre sur le vitrail d'une église

Publié le par Clément LECUYER

 Un certain Don Giorgio Bellei vient de faire réaliser une série de vitraux figuratifs pour embellir son église moderne du Spirito Santo à Modène. Il n'a pas hésité à faire apparaître autour de  Joseph Ratzinger un certain nombre d'éléments mais la figure la plus surprenante est celle de Mgr Lefebvre ! Don Giorgio Bellei explique ceci dans les phrases qui suivent :

 

 "Le pape est au centre avec les évêques, le clergé et le peuple. L'Eglise est représentée dans son universalité faîte d'orient et d'occident. La basilique Ste Sophie avec les deux dates de ses profanations rappelle les 1054 années d'unité et prie pour sa recomposition. Parmi les évêques, apparaît aussi Mgr Lefebvre auteur du schisme des traditionalistes mais mort en communion avec Rome car Jean Paul II l'a absout. Sans lui nous n'aurions pas été incités à redonner sa valeur à la tradition qui n'est pas seulement le latin, mais aussi la doctrine sur le sacerdoce et sur la valeur sacrificielle de la messe. Je n'écrirais pas ces paroles si le pape, qui a retiré les excommunications, et libéralisé le rite antique n'allait lui-même le premier sur cette voie."

 Cela n'a en soit rien d'étonnant. Avec tout le respect qu'on lui doit, Mgr Lefebvre a toujours voulu être en communion avec les modernistes. N'a-t-il pas chassé plusieurs prêtres de la Fraternité qui étaient, avec raison, non una cum  ? Citons-le :
 
Lettre à Jean-Paul II

Séminaire International Saint Pie X, 8 mars 1980

 Très Saint Père, Afin de mettre fin à des doutes qui se répandent actuellement soit à Rome, soit dans certains milieux traditionalistes d’Europe et même d’Amérique concernant mon attitude et ma pensée vis-à-vis du Pape, du Concile et de la Messe du Novus Ordo et craignant que ces doutes ne parviennent jusqu’à Votre Sainteté, je me permets d’affirmer à nouveau ce que j’ai toujours exprimé:
1) Que je n’ai aucune hésitation sur la légitimité et la validité de Votre élection et qu’en conséquence je ne puis tolérer que l’on n’adresse pas à Dieu les prières prescrites par la Sainte Eglise pour Votre Sainteté. J’ai dû déjà sévir et continue de le faire vis-à-vis de quelques séminaristes et quelques prêtres qui se sont laissés influencer par quelques ecclésiastiques étrangers à la Fraternité.
2) Que je suis pleinement d’accord avec le jugement que Votre Sainteté a porté sur le Concile Vatican II, le 6 novembre 1978 à la réunion du Sacré Collège: “que le Concile doit être compris à la lumière de toute la Sainte Tradition et sur la base du magistère constant de la Sainte Eglise”.
3) Quant à la Messe du Novus Ordo, malgré toutes les réserves qu’on doit faire à son égard, je n’ai jamais affirmé qu’elle est de soi invalide ou hérétique .
Je rendrais grâce à Dieu et à Votre Sainteté, si ces claires déclarations pouvaient hâter le libre usage de la Liturgie traditionnelle et la reconnaissance par l’Eglise de la Fraternité sacerdotale Saint Pie X ainsi que de tous ceux qui, souscrivant à ces déclarations, se sont efforcés de sauver l’Eglise en perpétuant sa Tradition.
Que Votre Sainteté daigne agréer mes sentiments de profond et filial respect en Jésus et Marie.

Marcel Lefebvre ancien Archevêque de Tulle
(Jean Paul II, pour demander reconnaissance et coexistence - 8 mars 1980, cf. Itinéraires, août 1982, pp. 22-23)

Un Motu Proprio réglant le statut canonique de la Fraternité Saint Pie X ? Fausse rumeur ou projet 'secret' ?

Publié le par Clément LECUYER

"Dans les temps à venir certains abandonneront la foi, pour s’attacher à des esprits séducteurs et à des doctrines diaboliques, enseignées par d’hypocrites imposteurs" I. Timothée IV, 1-2

 Alors que l'abbé Ratzinger est en voyage en Grande-Bretagne et compte rencontrer l'"archevêque" de Canterbury, Rowan Williams, chef de fil des anglicans (est-ce un signe d'une prochaine intégration1 dans l'Eglise dite conciliaire ? Certains médias l'affirment, comme par exemple le quotidien Ouest-france) une certaine rumeur concernant une future reconnaissance canonique de FSSPX circule depuis peu ; les discussions seraient en cours : la Fraternité saint Pie X pourrait donc être dans quelque temps, tout comme les anglicans,  reconnue et être entièrement une avec (una cum)les occupants modernistes du Vatican  !

 Voici en effet ce qu'on peut lire sur le site osservatore-vaticano.org :

http://3.bp.blogspot.com/_GGdQoTr3Ato/SNzIjOcgqgI/AAAAAAAAAnc/iisQI7RzVa0/s320/loup-brebis.jpg  " Depuis la dernière fois que nous avons parlé des discussions doctrinales entre la Fraternité St Pie X et les théologiens de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi (avant l’été), de l’eau a coulé sous les ponts du Tibre.
La rumeur s’est, en particulier, répandue que le Pape préparait un motu proprio prévoyant que l’on ne demande à la FSPX, pour sa reconnaissance canonique, rien d’autre que sa déclaration d’adhésion au Catéchisme de l’Eglise catholique (et, en particulier, pas d’adhésion, fût-elle critique, à Vatican II, ni d’obligation de célébrer la nouvelle messe).
  Par la suite, Mgr Williamson, l’un des quatre évêques sacrés en 1988 (dont il serait difficile d’ignorer le nom, tant il est devenu une célébrité médiatique du fait de ses déclarations, disons assez éloignées des compétences épiscopales…) a mis en garde contre cet éventuel motu proprio en déclarant que le CEC était « moderne en substance, quoique de manière subreptice ».

A quoi, Mgr Fellay a répondu dans le périodique américain « Remnant » (cité ici):
« La déclaration de Mgr Williamson a été faite sans autorisation et lui est personnelle, elle ne vient pas de la Fraternité. Cela n’a jamais été la politique de la Fraternité de baser son action ou sa politique sur des ragots. Je n’ai absolument connaissance d’aucun Motu Proprio. »
Il va de soi que l’on peut fort bien imaginer que ce projet de motu proprio existe bel et bien et que les personnes en charge de le « négocier » préfèrent le faire discrètement… quand les personnes désireuses de faire « capoter » un accord entre la FSPX et Rome (et Mgr Williamson est ici en « communion » avec beaucoup d’autres évêques!…) ont au contraire tout intérêt à lui donner un maximum de publicité.
De toute façon, il ne s’agit pour l’instant que de rumeurs. Qui vivra verra !

Suite de l'article d'osservatore-vaticano ICI

 A noter que le site anglophone Rorate-caeli avait relayé cette rumeur à la fin du mois d'août.  Voici quelques extraits en français de l'article en question :
 

http://boucherieart.free.fr/paves_de_paris/pages/images/danger_de_mort_contemporain.gif

"... Hélas, tout laisse croire que Benoît XVI croit sincèrement en la Nouvelle Eglise de Vatican II, laquelle voit comme sa tâche de réunir dans son sein tous les hommes sans exception, qu'ils croient ou non dans l'unique vraie doctrine de la Foi. Donc il veut sincèrement y incorporer la FSSPX aussi - n'oublions pas non plus qu'il ne lui reste pas beaucoup de temps à vivre ! Dans ce cas l'échec de discussions doctrinales ne doit pas trop  l'inquiéter. Dès lors il en sera à chercher un compromis politique avec la FSSPX pour la réintégrer au reste de la Nouvelle Eglise, et pour ce faire il devra exiger de la FSSPX ni trop, car elle rechignerait, ni trop peu, car alors c'est le reste de la Nouvelle Eglise qui se soulèverait.
  Selon le bruit qui nous parvient de Rome, il pense précisément à un « Motu Proprio » qui « rétablirait dans l'Eglise » une fois pour toutes la FSSPX, sans lui demander d'accepter explicitement ni Vatican II ni la Nouvelle Messe, mais seulement, par exemple, le « Catéchisme de l'Eglise Catholique » de Jean-Paul II paru en 1992, texte substantiellement moderniste mais en douceur. Ainsi la FSSPX éviterait-elle de paraître à ses fidèles comme ayant accepté le Concile ou la Nouvelle Messe, mais en même temps elle se mettrait doucement, doucement, à accepter la substance du néo-modernisme. De cette façon-là tous ceux qui cherchent l'unité seraient contents. Il n'y aurait de mécontents que ceux qui croient en la doctrine catholique."

La religion mondialiste antichristique continue donc à prendre peu à peu forme !

 http://www.lefigaro.fr/medias/2010/09/16/20100916PHOWWW00184.jpg
Benoît XVI chante « pour la paix » main dans la main avec des rabbins, imams, orthodoxes...
C'était le 14 mai 2009, en Israël2


 

« Le mot d’ordre de la nouvelle religion qui est aussi celui des Spirites est : Hors la charité point de salut. Grâce à ce slogan mensonger toutes les barrières morales sont en train de tomber au nom de la ‘tolérance’ maçonnique. ‘Grâce à ce slogan perfide l’antagonisme religieux doit disparaître : juifs, catholiques, protestants, musulmans se tendront la main en adorant, chacun à sa manière, l’unique Dieu de miséricorde et de paix qui est le même pour tous(Discours du président de la Société spirite de Marennes, dans la revue Spiritede janvier 1864) »

 
 Rappelons que l'abbé Ratzinger dans son encyclique
Caritas in veritate (juin 2009) affirmait (ce ne sont que de rapides extraits) que l'homme moderne devait « s'engager dans l’édification d’un nouvel ordre mondial » et qu'il était« urgent que soit mise en place une véritable Autorité politique mondiale (…) Cette Autorité devra en outre être reconnue par tous, jouir d’un pouvoir effectif (..) Elle devra évidemment posséder la faculté de faire respecter ses décisions ».

 De cette nouvelle religion universelle3, nous ne voulons pas faire partie ! Catholiques, nous le resterons toujours ! Restons plus que jamais fidèles à l'Eglise de toujours, à la foi et à la doctrine intégralement catholique ! Refusons donc toute collaboration ou union avec ces gens qui combattent Notre Seigneur et son Epouse mystique, l'Eglise. Hauts les cœurs, l'Eglise triomphera de ses ennemis ! Prions...

Interview de l’abbé Joven Soliman

Publié le par Clément

    Peu avant la reprise normale du site, nous relayons l'interview de M. l'abbé Soliman, prêtre qui a eu le courage de quitter la FSSPX en 2008. Le site résistance-catholique.org a assuré la traduction.

Interview de l’abbé Joven Soliman
par Thomas A. Droleskey
(publiée sur le site Internet Christ or Chaos)
le 25 juillet 2010

 

Nous saluons ici le courage de l’abbé Joven Soliman, qui avant l'abbé José Turco (le 5 avril dernier) est l'avant dernier prêtre à avoir quitté la FSSPX, pour dénoncer la malheureuse et inéluctable position de raliement de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X sous la direction de Mgr Fellay, en précisant toutefois que notre position repose avant tout sur la dénonciation de la secte conciliaire comme n’étant pas l’Église catholique.

Joven Soliman« J’ai quitté subitement la Fraternité Saint-Pie X le 6 septembre 2008. Je ne peux pas vous en donner le motif dans cette interview parce qu’il n’est pas d’ordre public. À tort ou à raison, j'ai considéré ma décision comme un acte de protestation. » Abbé J. Soliman, Entretien avec le Frère Pio, Fév. 2010

L’abbé Joven Soliman est fidèle à la mission de rechercher la conversion des non-chrétiens (des non-catholiques, en ce qui le concerne). Il reconnaît qu’aucun successeur légitime de saint Pierre ne pourrait seulement donner l’impression de réaffirmer les non-catholiques dans leurs fausses croyances religieuses ou de présenter comme « sacrés » leurs lieux de faux culte, qui ne sont rien d’autre que des antres du démon. Et il va de soi que pour ce motif, précisément, l’abbé Soliman est cloué au pilori par ceux-là mêmes qui l’admiraient naguère. C’est là le chemin du martyre blanc qui plaît autant au Très Sacré Cœur de Jésus et au Cœur Douloureux et Immaculé de Marie dont la fête liturgique est fixée au 22 août mais sera omise cette année puisqu'elle tombe ce prochain dimanche.

 

In Christo Rege.

Résistance catholique

 

  1. Lire l'Interview…
  2. Télécharger l'Interview en PDF PDF
  3. Lire l'Entretien de Février 2010 avec le Frère Pio…
  4. Télécharger l'Entretien de Février 2010 avec le Frère Pio en PDF PDF

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