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99 articles avec fsspx : voie sans issue

Les dominicains d'Avrillé et plusieurs prêtres de la FSSPX se rebellent contre Mgr Fellay

Publié le par Clément LECUYER

importantLa grogne s'amplifie au sein de la Fraternité Saint Pie X ; de nombreux prêtres, en France et ailleurs, ont lu une déclaration publique venant dénoncer la politique libérale et ambigüe de Mgr Fellay en faveur de la Rome moderniste et apostate. Nous relayons donc cette information importante du site La Sapinière. A noter également que les dominicains d'Avrillé n'hésitent plus à exposer publiquement leur opposition à Mgr Fellay qui, selon plusieurs témoignages, demande maintenant aux prêtres de refuser les sacrements aux fidèles réfracaires trop "bruyants".

Malheureusement, la plupart ces prêtres et religieux restent toujours enfermés dans leurs faux principes hérétiques à l'encontre de l'infaillibilité pontificale. Nous attendons et espérons qu'ils aillent jusqu'au bout ; se proclamant comme faisant partie de la Résistance contre le modernisme, la logique voudrait qu'ils adhèrent à la position dite "sédévacantiste", position conforme, dans ses conclusions, à la doctrine traditionnelle de l'Eglise. Espérons et prions !

Communiqué du site La Sapinière :

Une Adresse aux fidèles a été signée par 45 prêtres et lue ce dimanche 19 janvier 2014 dans leur chapelle respective.

Nombres de confrères ont hésité à s’y joindre, soit sous l’effet de pressions, soit arrêtés par l’intention de M. l’abbé de Cacqueray de faire lui-même une action décisive auprès de Menzingen. Mais M. l’abbé de Cacqueray a abandonné son courageux projet pour se contenter d’un énième texte qui brille une fois de plus par l’ambiguïté.

Le 16 janvier, Mgr Fellay expliquait dans un document interne de trois pages que les trous qu’il faisait dans le bateau étaient bien fait dans les règles de l’art… Et quinze jours auparavant, M. l’abbé Pfluger déclarait aux frères en récollection que la Fraternité devait être « purifiée »…

Déjà, suite à la déclaration des trois évêques du 27 juin 2013 et ce malgré ses ambiguïtés, M. l’abbé de Cacqueray avait renoncé à un ultimatum qu’il avait lancé à Mgr Fellay. Quant à Mgr Tissier, il regrette, aujourd’hui et en privée, d’avoir apposé sa signature sur cette déclaration dangereuse. Mais le mal est fait… Le temps approche où nombre de confrères, fatigués de ces subtilités typiquement libérales, quitteront leur hésitant silence pour retrouver une liberté de parole toute apostolique, et ce pour le plus grand bien des âmes et la gloire de Dieu.

L’Adresse aux fidèles est suivie de la liste des signataires et d’une explication du père Bruno.

ADRESSE AUX FIDÈLES

Fidèles à l’héritage de Mgr Marcel Lefebvre, et en particulier à sa mémorable « Déclaration » du 21 novembre 1974, nous adhérons de tout notre coeur, de toute notre âme, à la Rome catholique, gardienne de la foi catholique et des traditions nécessaires au maintien de cette foi, à la Rome éternelle, maîtresse de sagesse et de vérité.

Selon l’exemple de ce grand prélat, intrépide défenseur de l’Eglise et du Siège apostolique, nous refusons par contre et avons toujours refusé de suivre la Rome néo-moderniste et néo-protestante qui s’est manifestée clairement dans le Concile Vatican II, et, après le Concile, dans toutes les réformes et orientations qui en sont issues.

Depuis l’an 2000 et surtout à partir de 2012 les autorités de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X font le chemin inverse en se rapprochant de la Rome moderniste.

La déclaration doctrinale du 15 avril 2012, suivie de l’exclusion d’un évêque et de nombreux prêtres et confirmée par la condamnation du livre ‘Mgr Lefebvre Nos rapports avec Rome’, tout cela montre la pertinacité dans cette voie qui conduit à la mort.

Aucune autorité, même la plus élevée dans la hiérarchie, ne peut nous contraindre à abandonner ou à diminuer notre foi catholique clairement exprimée et professée par le magistère de l’Eglise depuis vingt siècles.

Sous la protection de Notre-Dame gardienne de la foi, nous entendons poursuivre l’opération survie commencée par Mgr Lefebvre.

En conséquence, dans les circonstances tragiques où nous nous trouvons, nous mettons notre sacerdoce à la disposition de tous ceux qui veulent demeurer fidèles au combat de la foi. C’est pourquoi, dès maintenant, nous nous engageons à répondre aux demandes qui nous seront faites pour soutenir vos familles dans leurs tâches éducatives, offrir la formation sacerdotale aux jeunes gens qui le désireront, et assurer la messe, les sacrements et la formation doctrinale partout où il le faudra.

Quant à vous, nous vous exhortons à être des apôtres zélés pour le règne du Christ-Roi et de Marie-Reine.

Vive le Christ-Roi !

Notre-Dame gardienne de la foi, protégez-nous !

Saint Pie X, priez pour nous !

Le sept janvier deux mille quatorze.

Nous sommes à la disposition de nos confrères prêtres : certains n’ont pas pu ou pas souhaité, dans un premier temps du moins, s’associer à notre démarche. Qu’ils n’hésitent pas à prendre contact avec l’un d’entre nous (discrétion assurée).

Contact : adresse.fidele@gmail.com

Nous sommes de même à la disposition des religieux et religieuses de la Tradition qui comprennent l’extrême gravité de la situation actuelle.

Liste de signataires

1. Abbé de Mérode (prieur, France)

2. Abbé Koller (prieur, France)

3. Abbé Vignalou (France)

4. Abbé Hubert de Sainte-Marie d’Agneau (France)

5. Abbé Nicolas Pinaud (France)

6. Abbé Matthieu Salenave (France)

7. Abbé Olivier Rioult (France)

8. Père Pierre-Marie OP et les 10 autres pères d’Avrillé (France)

19. Père Bruno OSB (France)

20. Père Avril, fondateur de l’œuvre de Notre-Dame de Salérans (France)

21. Père Raffali et sa communauté des Stellamarins (France)

22. Abbé Picot (Kenya)

23. Abbé Jean-Michel Faure (Amérique du sud, Membre du chapitre de 2012)

24. Abbé Chazal (Asie)

25. Abbé Florian Abrahamowicz (Italie)

26. Abbé Brühwiller (Suisse)

27. Abbé Fuchs Martin (Autriche)

28. Abbé Girouard (Canada)

29. Abbé David Hewko (USA)

30. Abbé Pierre-Célestin Ndong Ondo (Gabon)

31. Abbé Ernesto Cardozo (Brésil)

32. Abbé Arturo Vargas (Mexique)

33. Abbé Fernando Altamira (Colombie)

34. Abbé Hugo Ruiz (Mexique)

35. Abbé Juan-Carlos Ortiz (Australie)

36. Abbé Frank Sauer (Allemagne)

37. Abbé Eduardo Suelo (Asie)

38. Abbé Richard Voigt (USA)

39. Abbé Arnold Trauner (Autriche)

40. Abbé Trincado (Mexique)

41. Abbé Valan Rajkunan (Asie)

42. Père Raphaël Arizaga OSB (Mexique)

43. Père Thomas d’Aquin Ferreira da Costa OSB (Brésil)

44. Père Jahir Brito, FMBV (Brésil)

45. Père Joaquim Daniel Maria de Sant’ana, FMBV (Brésil)

Judaïsme : Quand un supérieur de la FSSPX en vient à contredire la Tradition

Publié le par Clément LECUYER

L'Abbé Christian Bouchacourt, supérieur du district d'Amérique du Sud de la FSSPX, vient de déclarer publiquement une gravissime erreur contre la foi en soutenant que le peuple juif n'est pas déicide.

http://forocatolico.files.wordpress.com/2013/10/bouchacourt2.jpg?w=600
"Le peuple juif n'a pas commis le déicide. Je pense que la religion juive n'a pas accepté notre Seigneur comme un Rédempteur et a appelé à la mort de notre Seigneur."  Source : El pueblo judío no cometió el deicidi

Plus les années passent et plus l'esprit moderniste se répand au sein de la FSSPX ; rien de suprenant puisque la doctrine de ladite Fraternité est viciée dès l'origine par l'hérésie. Alors que jusque là, c'étaient les modernistes conciliaires qui affirmaient que le peuple juif n'était pas déicide, voici que les faux "traditionalistes" de la FSSPX commencent à soutenir la même erreur. Car si on est catholique, prétendre que les Juifs ne sont pas déicides, n'est-ce pas renier la divinité de Jésus-Christ !? Ou alors n'est-ce pas refuser la vérité de l'Evangile ? 

 Citons le docteur angélique, saint Thomas d'Aquin :

"On se pose alors une objection : si les Juifs n'ont pas tué la Divinité (qui dans le Christ ne meurt pas), ils sont seulement coupables de simple homicide (et non de DEICIDE, ndr). A cela je réponds : Si quelqu'un salit volontairement le vêtement du Roi, n'est-il pas considéré comme aussi coupable que s'il avait souillé la personne elle-même? Pour cette raison, bien qu'ils n'aient pas tué la nature divine du Christ (chose impossible), les auteurs moraux de la mort ont mérité, à cause de leurs intentions, une très grave condamnation. … Qui lacère un décret royal attente à la majesté royale elle-même ; et donc LE PECHE DES JUIFS EST UN PECHE DE TENTATIVE DE DEICIDE" (Symb. Ap., a. 4, n° 912, Opuscula theologica ; De re spirituali, Marietti, Torino 1954).

"les Juifs ont pêché pour avoir crucifié le Christ non seulement comme homme, mais aussi comme Dieu"  (Et ideo Judaei peccaverunt, non solum hominis Chrisit, sed tamquam Dei Crucifixores).

Le Pape Grégoire XIII (1581) :

"Les juifs, devenus pire que leurs pères, loin d’être calmés, renonçant aucunement à leur passé déicide, s’acharnent maintenant aussi dans les synagogues contre N.-S. Jésus- Christ et, extrêmement hostiles aux chrétiens, accomplissent des crimes horribles contre la religion du Christ." (Antiqua judeorum)

> Lire Le Déicide

Prochaine "canonisation" de Jean-Paul II : La FSSPX au pied du mur

Publié le par Clément LECUYER

 Karol Wojtyla pourrait être"canonisé" en octobre par "François" si on en croit la presse.

 Ceux qui s'obstinent à défendre l'indéfendable, à savoir que François détient l'autorité pontificale, devront faire un choix : soit reconnaître par conséquent la [pseudo] validité d'une telle canonisation, soit la rejeter en adhérant par conséquent à la position sédévacantiste... à moins qu'ils en viennent à soutenir l'hérésie selon laquelle l'Eglise et le Pape ne sont pas infaillibles lors d'une canonisation.

 En effet, "si l’Eglise n’est pas garantie de l’erreur, quand elle élève un de ses serviteurs au nombre des bienheureux, car alors elle ne porte pas une sentence définitive, elle l’est quand elle canonise un saint" (Nicolas Iung dans Le magistère de l’Eglise, p. 175-176).
 


"Tout ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux "
(Notre Seigneur à St Pierre et à ses successeurs)

  Face à ce fait qui ne laisse aucunement place au doute ou à l'incertitude, la Fraternité Saint Pie X, qui est bien évidemment opposée à toute béatifiation et canonisation de Jean-Paul II, a tenté d'anticiper il y a quelques années en prétextant que les canonisations n'engagent pas vraiment l'infaillibilité pontificale, opinion qui légitimerait alors la non reconnaissance du "saint Jean-Paul II"  tout en professant à tort que François détient l'autorité pontificale :

32. Si la canonisation engage l’infaillibilité pontificale, peut-on refuser les nouveaux saints canonisés par le pape ?
Mgr Fellay : "C'est vrai qu'il y a un problème sur la question des canonisations actuelles. Cependant on peut se demander s'il y a une véritable volonté d'engager l’infaillibilité dans les termes utilisés par le souverain pontife. On a changé ces termes pour la canonisation, ils sont devenus beaucoup moins forts qu’auparavant. Je pense que cela va de pair avec la mentalité nouvelle qui ne veut pas définir dogmatiquement en engageant l'infaillibilité. Cependant reconnaissons qu’on reste là sur des pistes… Il n'y a pas de réponse satisfaisante, si ce n’est celle de l’intention de l’autorité suprême d’engager ou non son infaillibilité." (Entretien accordé par Mgr Bernard Fellay au District des Etats-Unis le 2 février 2011)

  Comme à son habitude, Mgr Fellay adopte ici un discours volontairement flou et incertain.  Le supérieur de la Fraternité est décidemment loin d'appliquer le précepte divin de Notre Seigneur "que votre oui soit oui, que votre non soit non (Matthieu,  5 - 37). Un Pape engage-t-il son infaillibilité quand il promulgue une canonision ? A cette question, Mgr Fellay ne répond ni par l'affirmatif, ni par la négation... Il laisse planer le doute, tout comme le faisait M. l'abbé de Cacqueray en 2008 : 

Abbé de Cacqueray : "On risque donc de se retrouver, avec les canonisations récentes, devant des interrogations graves: s’agit-il d’un saint au sens classique, ou s’agit-il d’un parangon des « nouvelles vertus » issues du Concile ? [...]  Que faire dans une telle situation embrouillée et confuse ?  Rejeter tous les saints proclamés depuis le Concile? Ce serait sot et bien imprudent. Pourrait-on impunément mépriser Frédéric Ozanam, le père Brottier, le père Miguel Pro, le padre Pio, le pape Pie IX, le père Cormier, Mgr Moreno y Diaz, don Michele Rua, le cardinal Schuster, dom Marmion, par exemple?
Accepter ces nouveaux saints en bloc ? Ce serait risquer d’avaler l’erreur au milieu de la vertu la plus héroïque.
Sélectionner les saints qui nous plaisent, qui nous conviennent, en rejetant ceux que nous estimons indignes d’être saints? Ce serait nous substituer au Magistère, seul compétent.

La Fraternité Saint-Pie X a choisi de ne pas choisir, et d’attendre les décisions d’un Magistère redevenu clair." (Fideliter n° 182)

  Avant d'entrer dans le vif du sujet, force est de constater que l'abbé de Cacqueray se contredit en quelques lignes. En effet, il commence par affirmer qu'on ne peut pas accepter la plupart des nouvelles canonisations car cela reviendrait à "avaler l'erreur au milieu de la vertu la plus héroïque" (chose impossible comme nous le verrons plus loin) puis il vient à nous expliquer qu'on ne peut pas "sélectionner" les saints sans risque de se substituer au Magistère.

http://www.christ-roi.net/images/8/86/Beno%C3%AEt_XIV_(Pape_1740-1758).jpg  Il est faux d'affirmer que le Magistère catholique n'a pas rendu un avis sur la question. Le Pape Benoît XIV dans son œuvre monumentale intitulée De servorum Dei beatificatione et beatorum canonization déclare que le Pape est infaillible dans la canonisation des Saints et que cela est objet de foi divine de telle façon que celui qui le nierait serait hérétique. Comme nous pouvons le lire sous la plume de M. l'abbé Ricossa dans les revues n°53 et 54 de Sodalitium, pour Benoît XIV, le fait que le Pape soit infaillible dans la canonisation des Saints est une vérité de foi divine, comme l’est le fait que tel canonisé soit réellement un Saint. Mais il admet comme licite l’opinion de ceux qui pensent au contraire qu’il s’agit d’une vérité de foi ecclésiastique (c’est-à-dire à croire non à cause de l’autorité divine mais à cause de l’autorité de l’Eglise infaillible); dans ce dernier cas, celui qui nierait les vérités susdites serait seulement… suspect d’hérésie et défenseur d’une proposition erronée méritant les plus graves censures. Au final, par respect pour les autres écoles qui ont une opinion différente, il conclut (Livre I, chap. 45, n° 28) que ce sur quoi tout le monde s’accorde et qu’il faut tenir au minimum est ceci :

"Quiconque oserait prétendre que le Pape s’est trompé dans telle ou telle canonisation, ou que tel ou tel saint canonisé par le Pape ne doit pas être vénéré par un culte de dulie, celui-là, disons-nous, s’il n’est hérétique, [comme le pense notre auteur le Pape Benoît XIV] doit être considéré [comme l’admettent même ceux qui enseignent qu’il n’est pas de foi que le Pape soit infaillible dans la canonisation des Saints ou qu’il n’est pas de foi que tel ou tel autre canonisé est un Saint] comme un téméraire qui scandalise toute l’Eglise, outrage les Saints, favorise les hérétiques qui nient l’autorité de l’Eglise dans la canonisation des Saints, sent une odeur d’hérésie en ce qu’il donne aux incrédules occasion de se moquer des fidèles, soutient une proposition erronée et mérite les plus graves censures."

 Tout au long de l'histoire de l'Eglise, à notre connaissance, aucun théologien catholique n'a soutenu que l’on puisse impunément enseigner que le Pape peut errer en matière de canonisation des Saints.

 C'est ce que nous pouvons lire dans l’Enciclopedia Cattolica à la rubrique Canonisation :

"C’est cependant la doctrine commune des théologiens que le Pape est vraiment infaillible dans la canonisation, puisqu’il s’agit d’un acte très important relatif à la vie morale de l’Eglise universelle, en ce sens que le saint n’est pas seulement proposé à la vénération parce qu’il jouit de la gloire céleste mais aussi en tant que modèle des vertus et de la sainteté réelle de l’Eglise. Or il serait intolérable que, dans cette déclaration qui implique toute l’Eglise, le Pape ne soit pas infaillible. Cette doctrine ressort d’un grand nombre de bulles de canonisation, même du Moyen-Age, des déductions des canonistes, depuis le Moyen-Age, des théologiens depuis saint Thomas d’Aquin. Benoît XIV enseigne qu’il est certainement hérétique et téméraire de soutenir le contraire."

 En résumé, trois arguments incontestables peuvent être mentionnés :

  "L'Eglise est infaillible dans la canonisation des Saints. [...] La thèse se prouve :

Par la nature même de la canonisation. L'Eglise est infaillible dans tous ceux qui se rapportent à la Foi et aux Moeurs. Or la canonisation se rapporte à la Foi et aux Moeurs : à la Foi, "parce que l'honneur que nous rendons aux Saints est une certaine profession de foi par laquelle nous croyons en la gloire des Saints" (Saint Thomas, Quodl. 9. 6) ; aux Moeurs, car par la canonisation les Saints nous sont proposés comme des exemples de la vie parfaite.

2° Par la manière d'agir des Pontifes. Parfois, les Pontifes affirment cette infaillibilité dans les Bulles mêmes de canonisation (cf. Sixte IV, pour la canonisation de Saint Bonaventure), mais toujours, dans l'acte même de la canonisation, ils emploient les paroles solennelles : "De par l'autorité de Notre Seigneur Jésus-Christ, Nous décrétons, déclarons, définissons...", par l'usage desquelles ils imposent à chaque fois la vérité qui doit être fermement tenue par les fidèles (quotiescumque veritatem firmiter tenendam fidelibus imponunt). Or l'Eglise ne pourrait pas obliger de la sorte les fidèles à croire absolument les canonisés parmi les Saints, si Elle ne jugeait pas de cela infailliblement.

3° En raison de la sentence quasi unanime des théologiens qui enseignent que l'on ne pourrait pas nier l'infaillibilité de l'Eglise dans la canonisation des Saints, ou sans hérésie, ou au moins sans témérité, scandale et impiété. (Hervé, Man. Théol. Dogm. 1927, p. 460s)" (Source:  Le grand Catalogue de l'Abbé Zins. pages 523,525)

  Ainsi, le fait que notre foi nous commande de refuser et de dénoncer la prochaine canonisation de Wojtyla équivaut par le fait même à rejeter une fois de plus la supposée papauté de François.

Complément : les "papes" de Vatican II refusent-ils d'engager leur supposée infaillibilité lors des canonisations comme l'affirme la FSSPX ? Comparaison entre la canonisatin de saint Jean de Dieu par le Pape Pie XI et la "canonisation" de Josémaria Escriva de Balaguer par le non Pape "Jean-Paul II"

 A lire :  L'Eglise est infaillible dans la canonisation des saints par le R.P Goupil, 1941

> Jean-Paul II, un antichrist béatifié par les siens

DECLARATION DOCTRINALE ENVOYÉ PAR MGR FELLAY AU CARDINAL LEVADA

Publié le par Clément LECUYER

http://resistance-catholique.org/articles_html/2012/06/RC_2012-06-12_Communique_MGR-FELLAY-AU-VATICAN_CE-MERCREDI-13-JUIN-2012_fichiers/image001.jpg

Déclaration du 15 avril 2012 dans laquelle Mgr Fellay renie tout simplement
le combat de la foi et la doctrine catholique

I. Nous promettons d’être toujours fidèles à l’Eglise catholique et au Pontife romain, son Pasteur suprême, Vicaire du Christ, successeur de Pierre et chef du Corps des évêques.

II. Nous déclarons accepter les enseignements du Magistère de l’Eglise en matière de foi et de morale, en donnant à chaque affirmation doctrinale le degré d’adhésion requis, selon la doctrine contenue dans le nº 25 de la Constitution dogmatique Lumen Gentium du Concile Vatican II (1).

III En particulier :

1 Nous déclarons accepter la doctrine sur le Pontife romain et sur le Collège des évêques, avec son chef, le Pape, enseignée par la Constitution dogmatique Pastor æternus du Concile Vatican I et par la Constitution dogmatique Lumen Gentium du Concile Vatican II, chapitre 3 (De constitutione hierarchica Ecclesiæ et in specie de episcopatu), expliquée et interprétée par la Nota explicativa prævia à ce même chapitre.

2 Nous reconnaissons l’autorité du Magistère auquel seul est confié la tâche d’interpréter authentiquement la Parole de Dieu écrite ou transmise (2) dans la fidélité à la Tradition, se souvenant que « le Saint Esprit n’a pas été promis aux successeurs de Pierre pour qu’ils fassent connaître, sous sa révélation, une nouvelle doctrine, mais pour qu’avec son assistance ils gardent saintement et expriment fidèlement la révélation transmise par les Apôtres, c’est-à-dire le dépôt de la foi » (3).

3 La Tradition est la transmission vivante de la Révélation « usque ad nos » (4) et l’Eglise dans sa doctrine, dans sa vie et dans son culte, perpétue et transmet à toutes les générations ce qu’elle est et tout ce qu’elle croit. La Tradition progresse dans l’Eglise avec l’assistance du Saint Esprit (5), non comme une nouveauté contraire (6) mais par une meilleure compréhension du depositum fidei (7).

4 L’entière Tradition de la foi catholique doit être le critère et le guide de la compréhension des enseignements du Concile Vatican II, lequel à son tour éclaire – c’est-à-dire approfondit et explicite ultérieurement – certains aspects de la vie et de la doctrine de l’Eglise, implicitement présents en elle ou non encore formulés conceptuellement (8).

5 Les affirmations du Concile Vatican II et du Magistère pontifical postérieur relatives à la relation entre l’Eglise catholique et les confessions chrétiennes non-catholiques, ainsi qu’au devoir social de religion et au droit à la liberté religieuse, dont la formulation est difficilement conciliable [sic !] avec les affirmations doctrinales précédentes du Magistère, doivent être comprises à la lumière de la Tradition entière et ininterrompue, de manière cohérente avec les vérités précédemment enseignées par le Magistère de l’Eglise, sans accepter aucune interprétation de ces affirmations qui puisse porter à exposer la doctrine catholique en opposition ou en rupture avec la Tradition et avec ce Magistère.

6 C’est pourquoi il est légitime de promouvoir par une légitime discussion l’étude et l’explication théologique d’expressions et de formulations du Concile Vatican II et du Magistère qui a suivi, dans le cas où elles ne paraissent pas conciliables avec le Magistère antérieur de l’Eglise (9).


7 Nous déclarons reconnaître la validité du sacrifice de la Messe et des Sacrements célébrés avec l’intention de faire ce que fait l’Eglise selon les rites indiqués dans les éditions typiques du Missel romain et des Rituels des Sacrements légitimement promulgués par les papes Paul VI et Jean-Paul II.

8 En suivant les critères énoncés ci-dessus (III, 5), ainsi que le canon 21 du Code, nous promettons de respecter la discipline commune de l’Eglise et les lois ecclésiastiques, spécialement celles qui sont contenues dans le Code de droit canonique promulgué par le pape Jean-Paul II (1983) et dans le code de droit canon des Eglises orientales promulgué par le même Pontife (1990), restant sauve la discipline à concéder à la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X par une loi particulière.
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On lit en note :--
(1) Cf. aussi la nouvelle formule de la Profession de foi et du Serment de fidélité pour assumer une charge exercée au nom de l’Eglise, 1989 ; cf. CIC cann 749 ; 750, 1et 2 ; 752 ; CCEO cann. 597 ; 598, 1 et 2 ; 599.
(2) Cf. Pie XII, encyclique Humani Generis.
(3) Vatican I, Constitution dogmatique, Pastor aeternus, Dz. 3070.
(4) Concile de Trente, Dz. 1501 : « Toute vérité salutaire et toute règle morale (Mt. XVI, 15) sont contenues dans les livres écrits et dans les traditions non écrites qui, reçues par les Apôtres de la bouche du Christ lui-même ou transmises comme de la main à la main par les Apôtres sous la dictée de l’Esprit Saint, sont parvenues jusqu’à nous. »
(5) Cf. Concile Vatican II, Constitution dogmatique Dei Verbum, 8 et 9, Denz.4209-4210.
(6) Vatican I, Constitution dogmatique Dei Filius, Dz. 3020 : « Aussi doit-on toujours retenir le sens des dogmes sacrés que la sainte Mère l’Eglise a déterminé une fois pour toutes, et ne jamais s’en écarter sous le prétexte et au nom d’une intelligence supérieure de ces dogmes. Croissent donc et se multiplient abondamment, dans chacun comme dans tous, chez tous les hommes aussi bien que dans toute l’Eglise, durant le cours des âges et des siècles, l’intelligence, la science et la sagesse ; mais seulement dans le rang qui leur convient, c’est-à-dire dans l’unité du dogme, de sens et de manière de voir (St. Vincent de Lérins, Commonitorium, 28). »
(7) Vatican I, Constitution dogmatique Dei Filius, Dz. 3011 ; Serment antimoderniste, nº 4 ; Pie XII, Lettre encyclique Humani Generis, Dz 3886 ; Concile Vatican II, Constitution dogmatique Dei Verbum, 10, Dz. 4213.
(8) Comme par exemple l’enseignement de la sacramentalité de l’épiscopat in Lumen Gentium, nº 21.
(9) On trouve un parallèle dans l’histoire avec le Décret des Arméniens du Concile de Florence, où la porrection des instruments était indiquée comme matière du sacrement de l’Ordre. Néanmoins les théologiens discutèrent légitimement, même après ce décret, sur l’exactitude d’une telle assertion ; finalement la question fut résolue d’une autre façon par le pape Pie XII.

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Quelques rapides remarques :

Par cette déclaration, Mgr Fellay renie tout simplement le combat et la doctrine catholiques :

- Il soutient, croit et accepte la validité des nouveaux sacrements et de la nouvelle Messe néoprotestante "légitimement" promulgués ! 

 Sachant que cette déclaration allait être relayée sur internet, la FSSPX tente déjà de limiter la casse. L'abbé de Cacqueray, supérieur du District de France, vient de publier un communiqué dans lequel il pourfend la nouvelle messe  "trompeuse, nocive et équivoque". Mais cette nouvelle messe resterait valide et légitimement promulgué alors que, comme l'écrit l'abbé de Cacqueray, elle "n’exprime plus le Sacrifice rédempteur de notre divin Sauveur" (ce qui pourtant est la définition et le but de la Messe !) 

- Il affirme reconnaître le Concile Vatican II en émettant donc quelques réserves. Il se justifie en évoquant le droit illégitime et contradictoire de pouvoir interpréter les textes, pourtant hérétiques de Vatican II, "à la lumière de la Tradition". Peut-il nous expliquer comment compte-t-il  interprèter l'hérésie manifeste et explicite de la liberté religieuse (Dignitatis Humanae) ainsi que les principes hérétiques de l'oecuménisme et de la collégialité enseignés dans les textes de Vatican II ?

  Mgr Tissier de Mallerais est le premier à reconnaître cette impossibilité d'interprétation à la lumière de la tradition :

"Plutôt que lire Vatican II à la lumière de la Tradition, nous devons réellement lire et interpréter Vatican II à la lumière de la nouvelle philosophie. Nous devons lire et comprendre le Concile dans sa vraie signification, c'est-à-dire selon la nouvelle philosophie. Puisque tous ces théologiens qui ont produit les textes de Vatican II étaient imprégnés de la nouvelle philosophie. Nous devons le lire de cette façon, non pas pour l'accepter, mais pour le comprendre comme les théologiens modernes qui ont rédigé les documents les comprennent. Lire Vatican II à la lumière de la Tradition n'est pas le lire correctement. C’est tordre les textes. Je ne veux pas tordre les textes." (Entretien à Catholic Family News, 12 février 2009)

 Accepter le Concile Vatican II à la lumière de la Tradition, c'est ce que revendiquaient toutes les communautés ralliées.

- Il reconnaît le nouveau Droit Canon qui contient pourtant de nombreuses graves et pernicieuses erreurs contre la foi et promet de s'y soumettre.

 Mais à vrai dire, ce n'est pas un scoop; il y a quelques semaines, Mgr Fellay expliquait mollement que "en ce qui concerne Vatican II, comme pour la messe, nous estimons qu’il est nécessaire de clarifier et de corriger un certain nombre de points qui sont soit erronés, soit conduisant à l’erreur."  (entretien à Nouvelles de France du 15 février 2013)

 Bref, il est clair et net qu'en écrivant cette déclaration, Mgr Fellay et ceux qui le suivent, perdent le peu de vernis de "traditionalisme" qu'ils s'étaient mis. Il est maintenant notoire qu'ils proclament publiquement leur reniement du combat de la foi (qui de toutes façons était à l'origine vicié). Ce sont objectivement des libéraux proches du modernisme.

Mr l'abbé GROSSIN écrit une lettre ouverte aux abbés Pinaud, Salnave et Rioux convoqués au "tribunal" de la FSSPX

Publié le par Clément LECUYER

 L'information a été révélée hier après-midi : les instances de la FSSPX ont découvert trois des 37 prêtres signataires de la lettre ouverte à Mgr Fellay, lettre dans laquelle ces abbés opposés à un accord avec Rome accusent Mgr Fellay de "défigurer et mutiler la FSSPX" en leur ayant menti et d'entraîner notamment "une confusion en identifiant indûment “l’Eglise catholique, la Rome éternelle” et “l’Eglise officielle, la Rome moderniste et conciliaire”".

 Ces trois prêtres seraient les abbés Nicolas Pinaud (Couloutre), Olivier Rioult (Joinville) et Mathieu Salenave (Bruxelles). Ces derniers font l'objet de sanctions :

  • ils sont privés de tout ministère ;
  • ils auront un procès canonique ;
  • ils seront bientôt mutés vers une destination inconnue.

  Nous publions à sa demande la lettre ouverte que Mr l'abbé Xavier GROSSIN (prêtre non una cum de Bretagne ayant quitté la FSSPX en 2000) adresse à ses trois confrères dans le sacerdoce :

Lettre ouverte à messieurs les abbés Pinaud, Salnave et Rioux.

 Votre « mise à pied » m’a été connue par Internet, tout comme la cause de votre sanction, votre lettre ouverte à Mgr Fellay. Je tenais à vous féliciter pour avoir (enfin) réagi aux mensonges et aux trahisons de ce prélat félon.

 Votre passage devant le « pseudo-tribunal » de cet évêque sans juridiction sera éventuellement pour vous l’occasion de témoigner de la Vérité et de la Foi en rejetant et condamnant avec force la secte  noachide qui occupe le Vatican.

 Treize ans après moi, vous serez « jugés » par les fils  spirituels d’Anne et de Caïphe.  Le 12 mars 2000, à la fin de la neuvaine de la grâce de saint François-Xavier, j’ai comparu par surprise devant le tribunal improvisé de Mgr Fellay, qui m’avait convié à une entrevue entre lui et moi. Finalement, je me suis retrouvé devant trois prêtres plus Mgr Fellay. J’étais seul et sans avocat. Tout a été noté par le « greffier » improvisé qu’était M. l’abbé Loïc Duverger. Bien entendu, je n’ai jamais reçu aucune copie de cette  « audience ».  Si vous allez devant ce « tribunal », n’oubliez pas d’amener votre propre enregistreur. Après trois heures de discussion vaine, de guerre lasse, Mgr Fellay m’a proposé un « marché » qu’il vous proposera sans doute aussi.   « Restez dans la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X tel que vous êtes en disant la messe « non una cum »  mais ne le dites jamais à personne ! » Voilà la droiture et l’honnêteté de cet évêque. Il propose à l’un de ses prêtres de vivre dans le mensonge permanent. Etonnez-vous ensuite qu’il mente aux uns et aux autres. Bien sûr, j’ai refusé ce marché infâme et j’ai quitté définitivement cette société de mensonge.

 Je vous encourage vivement à la quitter au plus vite. Ne tergiversez pas, il est déjà tard. La Vérité vous rendra libres, les fidèles vous en seront reconnaissants. Si vous ne savez où aller dans l’immédiat, je vous accueille chez moi en Bretagne, que vous connaissez si bien, le temps de vous organiser. Que votre exemple serve à réveiller les autres confrères et à raffermir les genoux chancelants !

                                       En union de prière avec saint François-Xavier

                Abbé X. Grossin
xavier.grossin@laposte.net

Un catholique peut désobéir au Pape mais pas à Mgr Fellay : telle est la nouvelle doctrine de la FSSPX

Publié le par Clément LECUYER

 

  Lors de son homélie prononcée le 11 novembre à l'église saint Nicolas du Chardonnet, Mgr Fellay a justifié l 'exclusion de Mgr Williamson par sa désobéissance envers l'autorité de la FSSPX. Il a dénoncé "un problème de discipline interne qui dure depuis longtemps. qui s'est manifesté à la fin par une sorte de rébellion ouverte contre l'autorité sous, disons, un faux prétexte".

 Ainsi, suivant la nouvelle doctrine de la Fraternité Saint Pie X, il est défendu de désobéir à un simple évêque sans juridiction, en l'occurrence Mgr Fellay, supérieur de ladite fraternité, mais il est possible de résister à l'autorité d'un Pape, Vicaire du Christ... !

 Doit-on rappeler une fois de plus que le Pape est la règle de la foi et qu'il est nécessaire pour se sauver d'être soumis à ses décisions touchant la doctrine, la morale et la discipline ?

"Tous ceux qui résistent obstinément aux Prélats légitimes de l’Eglise, spécialement au Souverain Pontife de tous, et refusent d’exécuter leurs ordres, ne reconnaissant pas leur dignité, ont toujours été reconnus comme schismatiques par l’Eglise catholique." (Encyclique Quartus supra)

 Si la foi nous commande de résister aux ordres et réformes des "papes" de Vatican II, c'est une preuve de plus que ces derniers ne détiennent pas l'autorité pontificale et sont des usurpateurs. Refusant de reconnaître ce fait, la Fraternité Saint Pie X défend sa position intenable en prétextant qu'il est possible de désobéir à l'autorité suprême de l'Eglise catholique.  Cet esprit schismatique, pierre angulaire de "l'édifice FSSPX" ne pose pas soucis à Mgr Fellay, bien au contraire. Par contre, le fait que certains au sein de la FSSPX osent, peu importe ici le motif valable ou non, contrevenir à ses décisions et à ses compromissions avec les modernistes est bel et bien un crime pour cet évêque libéral.

 Il va sans dire que notre but ici n'est pas de défendre Mgr Williamson ou de dénoncer son exclusion (concernant ce dernier, nous partageons les commentaires du site ami Catholicapedia).  Il s'agit de dévoiler la grave contradiction de Mgr Fellay ; nous pouvons encore une fois constater la fausse doctrine de ce clerc qui s'obstine dans l'erreur et dans sa volonté de ralliement.

  A ce jour, du fait des circonstances et des remous au sein de sa FSSPX, il joue au dur, allant jusqu'à citer abruptement Notre Dame de la Salette ("Rome deviendra le siège de l'Antéchrist, Rome perdra la foi") lors de son sermon à Ecône, à l'occasion de la Toussaint. Il ne s'agit que d'une leurre ; cette tactique, bien connue chez lui, du "deux pas en avant, un pas en arrière" est périmée. Mais hélas, les esprits étant si confus et troublés, il est à craindre que ceux qui restent encore fidèles à la FSSPX, tombent une fois de plus dans le piège tendu par Mgr Fellay, que l'on pourrait surnommé, en raison des faits, un véritable renard sournois et rusé... 

Mgr Williamson exclu de la FSSPX ?

Publié le par Clément LECUYER

 Selon plusieurs sites lefebvristes, Mgr Williamson, l'un des quatre évêques de la Fraternité sacerdotale Saint Pie X, aurait été officiellement exclu de ses rangs. Une décision que l'on sentait venir depuis plusieurs mois.

UN EVÊQUE DE MOINS A LA FSSPX

Mgr Richard Williamson.

 C'est le site traditionnaliste allemand Kreuz.net qui révèle l'affaire, repris par le Vatican Insider: selon eux, la sanction contre Mgr Williamson va tomber dans les prochains jours, et ce devrait être l'exclusion de la Fraternité fondée par Mgr Lefebvre. Une décision semble-t-il motivée par l'insubordination de l'évêque, et non pour ses prises de position négationnistes et antisémites. Et cette insubordination ne date pas d'hier.

> Car Mgr Williamson a toujours été un électron libre. Au sein de la Fraternité Saint Pie X, où il est entré très tôt (un an seulement après sa conversion de l'anglicanisme au catholicisme, en 1972, comme séminariste), il apparaît très vite comme un intellectuel à la culture remarquable, mais aussi comme une personnalité très indépendante. C'est néanmoins lui que Mgr Lefebvre choisira avec trois autres pour être consacré évêque par lui, posant de ce fait l'acte officialisant le schisme intégriste.

> Mais au sein même de la Fraternité, il apparaît très tôt comme un tenant d'une ligne dure. A plusieurs reprises, ses prises de position gênent la Fraternité, jusqu'à ce jour de 2009 où, face aux caméras de télévision danoises, il nie la réalité du génocide juif. La provocation, qui chez lui a toujours été un élément constitutif de sa personnalité, fait qu'il devient rapidement ingérable pour le supérieur général Mgr Fellay. Depuis cette affaire, les relations entre les deux hommes n'ont cessé de se dégrader. Lorsque, pour assurer sa défense devant les tribunaux, Williamson choisit un avocat ouvertement néo-nazi, Mgr Fellay le menace - déjà - d'exclusion. Et la décision d'accepter des négociations avec Rome ne fera qu'empirer les choses. Par ses Commentaires Eleison, dans lesquels il ne cesse de fustiger en vrac le pape, les dirigeants de la Fraternité, la franc-maçonnerie et finalement tous ceux qui ne sont pas lui, il ne cesse de creuser l'écart avec Mgr Fellay. Ce dernier lui intimera d'ailleurs l'ordre de cesser la publication de ses Commentaires hebdomadaires: rien n'y fait. Il est donc exclu de la réunion des supérieurs de la FSSPX à Albano (Italie) en octobre 2011, durant laquelle la proposition de préambule doctrinale était débattue.

> Il est également exclu du Chapitre général de juillet, exclusion qui sera confirmée par un vote de l'assemblée. Quelques semaines auparavant, dans la vidéo que nous intégrons ci-dessous, il avait dit espérer que "le Chapitre général débarrasserait la Fraternité de Mgr Fellay et de sa clique". Non seulement il n'a pas été entendu, mais apparemment c'est lui qui doit partir.

> Source : La Vie

  Mais à en croire un proche de la FSSPX (sur le forum Fecit), cette information serait infondée :

"Depuis plusieurs mois maintenant, des petits blogs poussant comme les champignons relaient n'importe quoi, sans discernement (Il y a d'ailleurs beaucoup de désoeuvrement dans nos milieux...). Mgr Richard Williamson est toujours membre de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X." Ennemond

Ambiance électrique au sein de la FSSPX

Publié le par Clément LECUYER

Alors que de nombreux remous agitent les chapelles de la FSSPX, Mgr Fellay a finalement choisi de ne pas signer, pour le moment, l'accord avec Rome. Il faut croire qu'il est encore trop tôt ; le temps est le meilleur allié de Mgr Fellay et de ceux qui soutiennent l'intégration de la FSSPX dans l'Eglise conciliaire. En effet, quoi de mieux que de faire durer un faux suspens et d'entreprendre des vaines discussions pour lasser les prêtres et fidèles et les habituer à une telle reconnaissance canonique ?

"A force de tout voir l’on finit par tout supporter… A force de tout supporter l’on finit par tout tolérer… A force de tout tolérer l’on finit par tout accepter… A force de tout accepter l’on finit par tout approuver !" écrivait saint Augustin.

 C'est exactement la démarche qui est entreprise par ceux qu'on pourrait surnommer les "accordistes".  

 En attendant que l'ensemble des prêtres et fidèles acceptent de grè ou de force ce ralliement canonique, une véritable répression est menée par Mgr Fellay contre tout prêtre osant lever la voix pour dénoncer une telle trahison. Les exemples se multiplient. C'est ainsi que :

- En Amérique du Sud, l’abbé Cardozo, ayant prêché contre le ralliement, ne peut plus dire la Messe dans une chapelle de la Fraternité et a été sommé de vivre en exil, dans un monastère. 

- Mgr Tissier de Mallerais, qui a publiquement condamné tout accord,  a été pour sa part instamment prié par l’abbé Arnaud Rostand, Supérieur de District des USA, de quitter "son" territoire. 

- Mgr Williamson a été interdit de Chapitre général début juillet et ne pourra pas se rendre à Ecône pour les ordinations du 29 juin.

- les dominicains d'Avrillé, opposés au ralliement, ont été tout simplement sanctionnés par Mgr Fellay qui a décidé que les séminaristes d'Avrillé devant être ordonnés à la fin du mois à Ecône ne le seront plus. Il en est de même pour la communauté des capucins de Morgon, interdite elle aussi d'ordinations.

 Les sermons des abbés Chazal, Koller et Pfeiffer diffusés sur internet ont exaspéré Mgr Fellay et ses collaborateurs. Il ne serait pas surprenant que nous apprenions dans les jours à venir que ces prêtres ont été par la suite durement réprimandés.

  Parallèlement à tous ces évènements, Mgr Fellay continue de tenir des discours proches de l'hérésie. Après avoir voulu scandaleusement minimiser la nocivité de Vatican II, voici qu'il en est venu à déclarer qu'il ne fallait pas croire en une Eglise catholique parfaite, à l'abri de toute erreur... cet "idéal" étant un "danger majeur" [sic!]. Il est à se demander si Mgr Fellay a toujours la foi !

 Pour conclure ces quelques mots, nous ne pouvons pas ne pas rappeler que ralliée ou non, la Fraternité Saint Pie X reste une société empêtrée dans l'erreur et que ladite Fraternité ne peut représenter la "Tradition" ; peut-on appeler "traditionalistes" des catholiques venant s'opposer directement à plusieurs vérités enseignées par le magistère et la Tradition de l'Eglise ? 

[Pierre de Bellerive - NDF] FSSPX : L’accord reporté et Mgr Williamson suspendu

 

SOURCE - Pierre de Bellerive - Nouvelles de France - 26 juin 2012
« Bis repetita placent », dirait-on. Alors que les négociations semblaient terminées, que tout le monde s’attendait à ce qu’un document scellant la réconciliation soit signé par Mgr Fellay le 13 juin dernier, un nouvel épisode vient de se dérouler.
 Dans les milieux bien informés, on savait que Rome souhaitait conclure la réconciliation avec la Fraternité Saint Pie X avant l’été et plus précisément avant les ordinations sacerdotales qui auront lieu à Econe le 29 juin prochain. Un accord était programmé au début du mois de mai, puis à la Pentecôte et enfin dans la première quinzaine de juin.
 Alors que Mgr Fellay,  Supérieur général de la Fraternité Saint Pie X avait remis, le 15 avril dernier, un texte qui, d’un point de vue doctrinal, semblait satisfaire les exigences romaines, tout le monde croyait que le retour à la pleine communion des fidèles de Mgr Lefebvre était acquis. Toutefois, en matière ecclésiale comme ailleurs, il est sage de ne pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué. On se souvient que déjà, en 1988, le Cardinal Ratzinger avait réussi à faire signer un protocole d’accord à Mgr Lefèbvre avant que celui-ci ne revienne sur sa décision. Quelles sont les raisons qui ont conduit à cette situation ?
 
Trois évêques qui se désolidarisent :
Alors que le Supérieur général Mgr Fellay est considéré comme étant favorable aux accords entre Rome et la FSSPX, ce n’est pas le cas des trois autres évêques ordonnés par Mgr Lefebvre. Ceux-ci ont exprimés leurs divergences avec Mgr Fellay dans une lettre privée qui a été diffusée sur la toile. « N’engagez pas la Fraternité dans un accord purement pratique », avaient-ils alors écrit. Les conséquences de cette publication ne se sont pas faites attendre. Si celle-ci a conforté Rome dans l’idée que Mgr Fellay signerait un accord, elle a néanmoins eu pour effet de différer la signature d’un accord initialement programmé aux alentours de la Pentecôte et de permettre à Rome de traiter « séparément et individuellement », la situation des trois autres évêques.
 
Mgr Fellay trop confiant :
Peut-être trop confiant dans l’idée que le retour à la pleine communion n’offrait pas d’obstacles si délicats, Mgr Fellay a notamment déclaré dans un entretien à DICI « que Rome ne fait plus d’une acceptation totale de Vatican II une condition pour la solution canonique. ». Une déclaration qui, semble-t-il, n’a pas été du goût de ceux qui craignent que le concile Vatican II puisse être remis en question, voir rejeté par la FSSPX. Le résultat a été que le 13 juin dernier, le Cardinal Levada, préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, a remis à Mgr Fellay un projet de prélature personnelle (structure canonique envisagée pour la réintégration de la FSSPX) qui ne semble pas poser de problèmes d’une part et un texte qui a été « amendé » et qui reprend une partie de la réponse aux questions doctrinales fournie par Mgr Fellay le 15 avril dernier d’autre part. Alors que les vaticanistes estimaient en masse que le Supérieur général de la FSSPX venait au palais du Saint-Office pour conclure l’accord, celui-ci est reparti en demandant un nouveau délai de réflexion afin d’étudier les nouvelles dispositions prévues par Rome.
 
Le 25 juin, une lettre « confidentielle et interne », diffusée sur internet et que nous reproduisons [sur le site de NDF], a été envoyée par la Maison généralice de la FSSPX aux supérieurs de districts des séminaires et des maisons autonomes de la Fraternité. Celle-ci indique que le nouveau document proposé par le Cardinal Levada à Mgr Fellay est « clairement inacceptable » et que le supérieur de la FSSPX « ne pourrait pas le signer ». C’est donc la réunion du prochain chapitre général de la Fraternité en juillet prochain qui permettra de faire le point sur ces discussions qui semblent n’en point finir.
 
Mgr Williamson sanctionné :
Depuis, plusieurs mois déjà et en raison d’informations qui avaient fuité sur la toile, le grand public savait que Mgr Williamson était, du fait de ses  prises de position publiques, sous le coup d’une sanction canonique. Celle-ci-vient d’être prononcée par Mgr Fellay en vertu du Code de droit canonique qui dispose que celui « qui excite publiquement ses sujets à la contestation ou à la haine contre le Siège Apostolique ou l’Ordinaire à cause d’un acte du pouvoir ou du ministère ecclésiastique, ou bien qui incite les sujets à leur désobéir, sera puni d’interdit ou d’autres justes peines. » L’évêque britannique a donc été « privé de l’office capitulant » et il lui a été« défendu de se rendre à Écone pour les ordinations ». Il ne sera donc pas possible pour lui de s’ingérer dans le chapitre général qui discutera des propositions émanant de Rome. Par ailleurs dans cette lettre, Mgr Fellay annonce qu’il diffère l’ordination de prêtres des membres de communautés proches de la FSSPX (capucins de Morgon, dominicains d’Avrillé) qui sont réputés comme étant plus hostiles aux accords.

Un édifice construit sur le sable...

Publié le par Clément LECUYER

Ci-joint le dernier communiqué de l'Institut Mater Boni Consilii

quatreeveques.jpgLe 9 mai de cette année, a été rendu public un échange de correspondance entre les évêques consacrés par Mgr Lefebvre en 1988, concernant la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X et l’éventualité d’accepter la proposition de reconnaissance canonique, à certaines conditions, de ladite Fraternité par Benoît XVI. Plus précisément, il s’agit d’une lettre du 7 avril 2012, adressée au Conseil général de la FSSPX par les évêques Alfonso de Galarreta, Bernard Tissier de Mallerais et Richard Williamson, et de la réponse du 14 avril signée par les trois membres du Conseil général : Mgr Bernard Fellay, Supérieur Général, et ses deux assistants, Niklaus Pfluger et Marc-Alain Nély. L’authenticité des lettres a été confirmée le 11 mai par le communiqué de la Maison Généralice de la FSSPX, qui a accusé de faute grave le divulgateur anonyme de la correspondance. La première conséquence officielle de la divulgation de la lettre des trois évêques a été prise hier, 16 mai, au cours de l’habituelle réunion de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, qui a décidé que “étant donné la position qu’ils ont prise, les cas des trois autres évêques devront être traités séparément et individuellement” (séparément, de celui de Mgr Fellay).

 À une première lecture, les auteurs de la lettre du 7 avril semblent être – d’un point de vue doctrinal, pastoral et aussi humain – aux antipodes de leur confrère et supérieur Mgr Fellay, et vice versa. Les trois premiers s’opposent vaillamment à la doctrine de Vatican II et à celle “subjectiviste” de Joseph Ratzinger ; ils estiment donc impossible un accord doctrinal et inacceptable un accord pratique avec Benoît XVI, et considèrent que ledit accord conduira la FSSPX à la ruine. À l’opposé, Mgr Fellay et ses assistants pensent que Vatican II doit seulement être interprété selon la Tradition, d’après l’intention manifestée par Benoît XVI, et que refuser la reconnaissance canonique de la FSSPX équivaut de fait à prendre une position schismatique sinon sédévacantiste, refusant l’autorité du Pape. D’où la tentation des catholiques de se ranger du côté de l’une ou de l’autre partie des deux armées en bataille.

 En réalité, les quatre évêques consacrés par Mgr Lefebvre sont moins éloignés entre eux qu’il n’y paraît : ils arrivent ainsi à des conclusions opposées, mais en partant des mêmes principes. Tous les quatre, en effet, ont, au moins de fait, comme première, dernière et suprême référence l’autorité de Mgr Lefebvre – dont ils se proclament les héritiers – plutôt que celle de l’Église. Tous les quatre se disent en communion avec Joseph Ratzinger – Benoît XVI. Tous les quatre considèrent, au moins de fait, que l’Église et son Chef visible, le Pape, sont faillibles et, dans les cinquante dernières années (sinon même constamment, depuis saint Pierre, comme le prétend Roberto De Mattei dans son essai “Apologia della Tradizione”), sont tombés dans l’erreur. Leurs divergences sont attribuables au fait qu’ils mettent en relief l’un ou l’autre aspect de la doctrine et praxis de Mgr Lefebvre : l’existence d’erreurs dans Vatican II, d’un côté ; la légitimité des “Papes” qui ont diffusé et confirmé ces erreurs de l’autre (avec la conséquence, commune à tous deux, que l’Église et le Pape seraient – parfois oui, parfois non – source d’erreurs).

 L’histoire de la Fraternité, dit un jour Mgr Lefebvre, est l’histoire de ses schismes. La cause principale de ces schismes, arrivés désormais aux sommets de cette société, doit être recherchée dans la position existant depuis sa fondation et adoptée ensuite définitivement par la FSSPX entre 1979 et 1981 : attribuer les erreurs “conciliaires”, qui ne sont rien d’autre que la réédition du Modernisme condamné par saint Pie X comme réunion de toutes les hérésies (et donc comme une “super-hérésie”, selon l’expression condamnée par Mgr Fellay), au Pape légitime et à l’Église, et par conséquent, en dernière analyse, au Christ Lui-même qui gouverne Son Église, et à l’Esprit de Vérité.

 Qu’arrivera-t-il, peut-être d’ici peu ? Nous ne sommes pas prophètes. Sans doute, encore une fois, les Modernistes ont habilement réussi à semer la division.

 Quels sont les risques qu’au terme de cette analyse dénonce notre Institut ?

 Le premier : qu’une bonne partie des fidèles, à la suite de Mgr Fellay, continue le processus – commencé déjà depuis longtemps – d’acceptation de la théorie et de la praxis du Modernisme agnostique ratzingerien.

 Le second : qu’une autre partie des fidèles, à la suite des trois autres évêques, ou seulement de l’un d’eux, continue le processus déjà avancé de la constitution d’une petite église gallicane, hostile presque instinctivement à la Papauté et à l’Église Romaine.

 Le troisième (mais pas le dernier) : que les uns et les autres persistent dans les principes erronés que Mgr Lefebvre, consciemment ou non, posa à la base de son édifice, et qui ont conduit au désastre actuel. Une petite erreur dans les principes devient grande dans ses conclusions, et un édifice construit sur le sable, ne résistera pas à l’épreuve des faits.

 Notre Institut dénonce les erreurs modernistes qui ont commencé avec Vatican II et les réformes qui s’en sont suivies. Il affirme que ces erreurs ne peuvent venir de l’Église et d’un Pontife légitime.

 Il rappelle que l’on ne peut être en communion avec quiconque ne professe pas intégralement la Foi catholique.

 Il met en garde contre les erreurs professées depuis toujours par la FSSPX et par les communautés amies, soit que ces erreurs portent à un accord avec les Modernistes, soit qu’elles portent au contraire, à la suite d’un ou plusieurs évêques, à une résistance à ceux qui sont considérés comme les autorités légitimes.

Il constate que la thèse théologique sur la situation actuelle de l’Autorité dans l’Église de Mgr Guérard des Lauriers o.p. est aujourd’hui encore, et toujours davantage, la plus adéquate pour fonder solidement la persévérance dans la Foi et donc pouvoir affronter et vaincre, avec la grâce de Dieu et l’intercession de Marie, l’hérésie moderniste qui ruine et perd les âmes.

 Verrua Savoia, 17 mai 2012, Ascension du Seigneur 

Vous pouvez télécharger l'article en PDF ici

Source : www.sodalitium.eu

Dernières nouvelles de la FSSPX : Mgr FELLAY face à ses trois confrères

Publié le par Clément LECUYER

 http://www.laportelatine.org/district/france/bo/RetraitExcom090124/MerciDes4eveques/4eveques.jpg

image laportelatine

 Mgr FELLAY confronté à une mise en garde de ses trois confrères ?

 A en croire le site Riposte catholique, les évêques Mgrs TISSIER, DE GALARETTA et WILLIAMSON auraient adressé collectivement le 7 avril dernier une lettre à Mgr FELLAY dans le but de lui faire connaître leurs inquiétudes quant au ralliement de la Fraternité Saint Pie X.   Cette lettre aurait donc été écrite avant la nouvelle selon laquelle Mgr Fellay acceptait - de part la signature du préambule doctrinal quelque peu modifié - que la FSSPX soit intégré dans l'Eglise concilaire.

> Pour lire et télécharger notre article en PDF, cliquez ICI

Evêques-1

eveques-2

 Le 14 avril, Mgr FELLAY et les abbés PFLUGER et NELY auraient répondu (lire ICI) aux trois évêques que :

- il était important que la FSSPX soit reconnue canoniquement par l'Eglise concilaire,
- les accusations faites contre Vatican II étaient exagérées et amplifiées,

- le concile n'avait pas enseigné des hérésies mais des "erreurs"
- les autorités actuelles n'étaient pas vraiment responsables des maux et des erreurs répandus dans l'Eglise aujourd'hui...

 De tels propos se passent de commentaires ! Bien sûr, nous pouvons nous demander si ces lettres, publiées par le forum traditionaliste anglophone CathInfo, sont bien authentiques ; le blog Rorate Caeli semblerait répondre par l'affirmatif et le site du Figaro, qui vient tout juste de relayer cette information, a vérifié leur authenticité. Cependant, nous préférons rester prudents et relayer donc cette fuite en usant du conditionnel ; certains pourraient peut-être nous reprocher de divulguer des lettres dites privées. Nous leur répondrons qu'en cas de guerre, il n'est pas approprié de se faire des cas de conscience quant aux fuites ayant lieu dans le camp adverse.  Qui plus est, il s'agit d'informations graves démontrant la volonté coûte que coûte de Mgr Fellay à rallier Rome. Combien d'âmes vont-elles devoir subir ce reniement ? Il est donc de notre devoir de dénoncer et dévoiler les trahisons et complots exercés dans le dos des fidèles. 

 Le site La Croix vient d'ailleurs d'en écrire un article.

 Cette information commence à se répandre sur le web : L'abbé de Tanoüarn (Institut du Bon Pasteur) se réjouit de la "magnifique réponse de Mgr Fellay aux trois autres évêques de la Fraternité"qui est selon lui "une bouffée d'air pur".

 Après de nombreuses années pendant lesquels les autorités de la Fraternité Saint Pie X tentaient d'habituer, pas à pas, les fidèles à l'idée d'une "réintégration", ces derniers jours ont vu une montée au front de certains membres éminents de la Fraternité : les déclarations de l'aile lefebvriste la plus favorable au ralliement avec Rome se sont multipliées.

  D'abord l'abbé Niklaus PFLUGER, premier assistant de Mgr FELLAY, au court d'une conférence publique à Hattersheim en Allemagne , a déclaré que le Supérieur de la Fraternité dans les circonstances actuelles "ne peut considérer comme possible de rejeter la proposition du pape", précisant que vouloir ignorer le désir du pape serait "tomber dans le sédévacantisme".

  Très significatif est également l'éditorial du suspect abbé Franz SCHMIDBERGER, ancien supérieur de la FSSPX, qui, dans le numéro de mai du mensuel du district allemand écrit:

"Si Rome nous rappelle aujourd'hui de l'exil où nous avons été forcés en 1975 avec l'abrogation de l'approbation canonique de la Fraternité,... et encore plus en 1988 avec le décret d'excommunication des évêques consacrant et consacrés", alors"il s'agit d'un acte de justice et sans aucun doute d'un acte de soucis pastoral authentique du pape Benoît XVI".

   Cette déclaration de l'abbé SCHMIDBERGER, proche de l'abbé RATZINGER (selon le témoignage de l'abbé MERAMO qui cite d'ailleurs Mgr LEFEBVRE : "Vous savez, chaque fois qu’il va à Rome, l’abbé Schmidberger rencontre le Cardinal Ratzinger et comme ils parlent allemand entre eux et se comprennent, je ne sais pas ce qu’ils se disent"),   n'a rien de surprenante ; c'est ce même prêtre qui avait affirmé qu'il valait mieux vaut "être Novus Ordo [moderniste] que sédévacantiste !" (conférence de janvier 2006, aux Etats-Unis)

 Comme l'a dernièrement communiqué le site ami catholicapedia, l’abbé Arnaud ROSTAND - FSSPX États-Unis - prépare lui aussi ses ouailles au ralliement suite à la nouvelle imposture de "la Croisade du Rosaire qui se terminera le dimanche de la Pentecôte (27 mai 2012)" !

 Encore plus significatif est l'éditorial d'un autre membre clé de la FSSPX, l'abbé Michel  SIMOULIN (directeur du séminaire Ecône de 1988 à 1996), publié dans le numéro de mai du bulletin Seignadou du prieuré de Saint-Joseph-des-Carmes (voir ici www.fecit-forum.org/): lui aussi parle en faveur d'une intégration de ladite Fraternité à Rome.

  La décision de Benoît XVI concernant le retour de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X (FSSPX) dans la pleine communion de l’Eglise interviendra d’ici la fin du mois de mai 2012, selon des sources vaticanes proches du dossier.  Le ralliement officiel de la FSSPX ne fait plus de doute pour beaucoup puisqu'il ne subsiste plus d’obstacle majeur à la réconciliation totale entre Rome et Menzingen ; en effet, selon le secrétaire du Conseil pontifical pour l’interprétation des textes législatifs, "Mgr" Juan Ignacio Arrieta, il n'y a plus de problèmes doctrinaux

 A noter que le journal protestant Réforme voit finalement d'un bon oeil le ralliement de la Fraternité :
 

"Les lefebvristes ne vont pas imposer la fin du dialogue avec les protestants. Ils demandent juste à pouvoir exercer leur culte tranquillement. Ils en ont marre de faire de la résistance et ils veulent revenir dans l’Église. Et c’est très bien pour eux.
Ils pourront venir faire leurs études à la Catho et découvrir la patristique grecque qui a donné l’Orthodoxie, et les protestants. Cela va les ouvrir.
Ce n’est pas l’Église qui va se fermer, ce sont les lefebvristes qui vont s’ouvrir. Cela les sortira de leur Saint-Thomas d’Aquin du XIXe siècle, que nous, les protestants, nous aimons beaucoup par ailleurs.
Je pense que les protestants ne doivent pas s’inquiéter. Au contraire, les lefebvristes vont nous découvrir. Aujourd’hui, ils n’ont pas le droit de lire les ouvrages de théologie conciliaire. Là, ils pourront lire et découvrir.
Les lefebvristes seront moins dangereux une fois qu’ils sont dans l’Église que s’ils restent en dehors. Je ne pense pas qu’il faille s’inquiéter. Ce sont des êtres humains comme les autres. Les relations avec les protestants ne vont pas changer, au contraire, les lefebvristes verront que les protestants ont produit des choses remarquables sur le plan intellectuel au XXème siècle. Les textes parleront d’eux-mêmes."


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  Que dire ? Faisons confiance en Notre Dame et en son divin Fils quant au dénouement de cette terrible crise ; prions, nous obtiendrons la victoire finale !

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